‹ Théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soieChapitre 22 sur 96 · VELOURS FRISÉ VIOLET · texte numérisé non relu

VELOURS FRISÉ VIOLET

Première position.

— i»de b en a, violet clair, sillons longitudinaux ombrés (maximum

de clarté).

— a« de a en b , violet moins clair ou plus ombré que i.

Deuxième position.

3« de f> en a, violet pliisintcn.se que r, mais sans être évidemment supérieur et pins bien que lui.

Résultat fort différent du satin violet de même ton , observé dans les mêmes circonstances (maximum d’ombre).

4« de a en 6, évidemment plus clair que a, presque aussi clair

que r.

Résultat analogue pour les étoffes d’un violet clair, sauf que 4 présente le maximum de clarté.

II e PARTIE. APPLICATION.

CONCLUSIONS

28. Le maximum de différence que présentent les satins, relativement aux quatre circonstances dans lesquelles on peut les regarder, a lieu entre la a' circonstance, où l’étoffe présente le maximum d’ombre, et la 4*, où elle apparaît avec le maximum de clarté.

29. Les velours frisés ont cette analogie avec les satins, que, vus dans la 1” circonstance, ils sont plus clairs que dans la 3 % et qu’ils le sont plus dans la 4' que dans la 2' ; mais les différences qu’ils présentent entre eux sont bien moins prononcées que celles qu’on observe entre les satins placés dans les mêmes circonstances. La structure des velours frisés rend parfaitement compte de ce résultat : car effectivement si les côtes de ces tissus semblent à l’œil nu des cylindres, chacune d’elles présente à la loupe une surface qui est bien éloignée d’être lisse, par la raison que les anneaux juxtaposés qui constituent cette côte n’ont point l’égalité et le parallélisme convenables pour constituer une surface exactement cylindrique. Cette structure, en rapprochant jusqu’à un certain point les côtes des velours frisés des systèmes de cylindres à cannelures transversales (9, 10, 11), explique donc de la manière la plus satisfaisante pourquoi les effets optiques des velours simulés n’ont pas entre eux la même opposition que les effets optiques des satins dont les fils parallèles et lisses correspondent parfaitement à un système de cylindres métalliques disposés parallèlement. Il n’est pas surprenant,

d’après les considérations précédentes , qu’il y ait de la difficulté à prononcer dans plusieurs cas si le maximum de clarté se présente dans la i" ou la 4' circonstance, et le maximum d’ombre dans la a' ou la 3', non-seulement parce que la différence à apprécier est très-faible , mais parce que cette différence n’est pas exactement de la même nature, et voici comment: dans la i" circonstance il y a évidemment en général plus de lumière réfléchie spéculairement que dans la 4*; mais dans celle-ci il paraît y avoir plus de lumière réfléchie irrégulièrement, et les sillons étant moins apparents la lumière est plus également répartie; c’est surtout avec le blanc, le gris, le rose, l’orangé, le jaune, le vert, le bleu et le violet clairs que le maximum de clarté paraît dans la 4' circonstance, tandis qu’avec le noir, le rouge, l’orangé, le vert, le bleu, le violet foncés il paraît être dans la i". Quant au maximum d’ombre, il appartient à la 3' circonstance pour toutes les couleurs , le blanc, le noir et le gris compris. Enfin, si le maximum de clarté ne se rapporte pas , pour tous les velours frisés, à la 4’’ circonstance, c’est lorsqu’ils y sont placés qu’ils apparaissent avec la couleur la plus franche et la plus agréable.

Des cas que je n’ai point observés pourraient se présenter; c’est que des échantillons de velours épinglés auraient leurs côtes tellement striées : i° que, vus dans la i" et la a' circonstance, ils apparaîtraient avec le même éclat; a° que, vus dans la a' et la 4' circonstance, il en serait encore de même.

Il' PARTIE. APPLICATION.

il* section. Etoffes monochromes à côtes parallèles, dont les effets optiques correspondent à ceu.r d’un système de cylindres cannelés perpendiculairement à leur axe et parallèles entre eux.

30. Lorsqu’on ignore la manière dont la lumière est réfléchie par des cylindres, suivant que leur surface est lisse ou cannelée transversalement, on ne voit pas comment les velours frisés avec leurs côtes saillantes se comportent à l’instar des satins dont la surface est si unie. L’étonnement redouble encore lorsqu’on voit les reps, qui, comme les velours frisés, ont des côtes prononcées, agir sur la lumière autrement que ces derniers tissus. Mais si, après avoir étudié comparativement la réflexion de la lumière à la surface des cylindres lisses et à la surface des cylindres à cannelures transversales, on vient à reconnaître, au moyen de la loupe, l’analogie de surface des reps, des cannelés, des basinés et des côtelines, avec celle des cylindres cannelés transversalement, l’étonnement cesse, car l’explication des effets qui paraissaient si étranges est trouvée.

Je vais examiner successivement les reps proprement dits, les reps par la chaîne ou cannelés, les basinés et les côtelines, et quelques velours simulés.

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