DU CONTRASTE DES COULEURS
1 5. Loi du contraste des couleurs. Elle est exactement l’inverse de la loi du mélange, comme le démontrent les deux articles qui la composent.
i" article. Contraste de ton. Lorsqu’on aperçoit deux surfaces incolores ou colorées contiguës, inégalement foncées ou éclairées, la plus claire paraît plus claire, et la plus foncée plus foncée, qu’elles ne le paraîtraient si chacune était vue isolément de l’autre.
Je me sers de l’expression de ton pour désigner l’espèce de modification qu’une surface incolore ou colorée éprouve, suivant qu’elle reçoit plus de lumière ou plus de blanc, ou bien qu’elle reçoit moins de lumière, ou, ce qui revient au même, qu’elle reçoit de l’ombre ou du noir.
Une conséquence de ce que je viens de dire, c’est que le blanc élève le tou des couleurs auxquelles il est contigu , tandis que le noir l'abaisse dans la même circonstance de position.
’ a' article. Contraste de la couleur. Lorsque deux surfaces contiguës de couleur différente a et b, à la même hauteur de ton, sont vues simultanément, elles paraissent aussi différentes que possible; et cette différence peut être prévue, puisque l’expérience ap-
a6 l" PARTIE. TUÉORIE.
prerfd que la modification de a résulte de l’addition de la complémentaire de b à la couleur a, comme la modification de b résulte de l’addition de la complémentaire de « à la couleur b.