‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 142 sur 250 · Première partie : épirrhématique · texte numérisé non relu

Première partie : épirrhématique

L'épirrhème est anapestique comme l'antépirrhème ;

ils ne se répondent pas ; 801 — 838.

A ; Antigone. a : Chœur.

1. 1121 sq., *E7ti ôè xapôi'av xpoxopaçti; ôpajie ETaYtSv. — C'est à ce moment précis qu'il emploie, lui aussi, les dimètres et monomètres dochmiaques.

2. EE': 11x4-24=1125-35. Le chœur, dans la partie qui lui est attribuée, commence par un distique iambique, puis il arrive aux dochmiaques. Dans les autres strophes ZZ', H H',ce mélange n'existe plus. . ^

3. Argument de la pièce, i4 sqq., toOto 5à to jxépo; toO SpcxpiaToc 6au|i.aÇeTai a>; xat ^xtcXyj^iv ïyo'^ xài oîxxov îxavov.

4. Prélude de cinq éléments anapestiques. — A A' : 806-816 = 823-833 : str. logaédi-

qucs. a : six ; p : quatre éléments anapestiques. — B B' : 838-856 = 857-875 : str.

logaédiques et iambiques. Les vers 853-56 = 872-875 étaient chantés, comme le prouvent les dorismes qu'ils contiennent, et surtout la forme des hcxapodies finales. — r : 876-882 : iambo-trochées. — Pour le détail, consulter Gleditsch, Cantica, p. 109 sqq. — Quelques-uns voient dans T une courte épode ; c'est bien plutôt une Monodie, comme celle qui termine la Parodos de VŒdipe à Colone.

LES COMMOI,

Deuxième partie : entièrement lyrique : 839 — 882. B : Antigone. Chœur.

r : Antigone.

La première moitié de ce Commos rentre dans le genre épirrhémalique ordinaire, mais ce que récite le coryphée est écrit en anapestes, de sorte que ses réponses ne sont pas symétriques, comme les strophes

qui précèdent».

Dans ce qui suit, le chœur se met à chanter, comme l'acteur de la scène. Les deux couplets qui lui sont attribués se répondent '. Une sorte de Monodie termine le tout. Elle appartient, comme il convient, au protagoniste.

Antigone va mourir. Elle vient contempler pour la dernière fois la clarté du soleil avant d'être enfermée vivante, selon l'ordre de Créon, dans la caverne souterraine. Ses plaintes et ses adieux à la lumière finissent par toucher le coryphée. Dans la première partie du thrène, il s'était contenté de remarques et de conseils, dont la généralité dissimulait mal l'indifférence. Le ton assez détaché de ces anapestes avait même trompé Antigone, en lui faisant croire que l'orchestre lui-même se moquait de son infortune 3. Aussi dans les deux couplets suivants, le chœur s'efforce-t-il de détromper la malheureuse jeune fille, dont il a pitié. La faut« qu'elle a commise est involontaire ; elle expie sans doute les crimes de son père Œdipe \ et la fierté de son caractère l'a poussée à se révolter contre les ordres du roi 5: dans les deux cas, elle n'est pas responsable de son excès d'audace. Le parallélisme des pensées est rigoureux, parce que la forme est symétrique. Dans les anapestes, au contraire, des idées différentes ont été simplement juxtaposées dans un moule inégal.

1. Cf. supra, p. 161 sqq. Nieberding, il est vrai (De anapaestorum apud Aeschylum et Soph. ratione antisystematica, p. Sg-Aa), admet l'égalité absolue des deux systèmes : je

crois qu'il a tort.

a. Dans les deux cas, on a une triple tctrapodie et une hcxapodie iambiqucs.

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