‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 156 sur 250 · Deuxième partie : \ki\oq àiçoXeXuixévov · texte numérisé non relu

Deuxième partie : \ki\oq àiçoXeXuixévov

Le commencement de cette admirable Parodos a déjà été étudié * . La seconde partie, qui est asymétrique, comprend vingt-quatre couplets, auxquels est ajoutée une Monodie d'Antigone. On passe de la régularité antistrophique à la construction libre, quand le chœur interroge Œdipe sur sa naissance et sur sa patrie. L'angoisse et la confusion qui saisissent le vieillard, en entendant de telles questions, troublent trop le calme de son âme, pour que ses réponses continuent à être égales.

Sophocle fait preuve, comme toujours, d'un art très discret dans la savante progression qu'il observe. 11 commence par la plus lâche des formes antistrophiques (i 17-177); il passe ensuite aux vers lyriques, dans lesquels ne sont intercalés qu'une seule fois des anapestes (178- 206). Cela ne lui suffît pas. Dès que son Œdipe, malgré ses prières affolées 2, sent qu'il ne va plus pouvoir garder le silence sur sa vie, parce que le chœur exige une réponse de lui, la forme libre la plus expressive de toutes est enfin employée.

Pour finir, je dois dire quelques mots d'un thrène de VOreste, qui paraît tenir lieu de Stasimon dans le drame : c'est un dialogue lyrique tantôt entre Electre et le coryphée, tantôt entre Electre et les parastates. La progression est encore ascendante.

1. Cf. supray chap. II, p. 64 sq., chap. IV, p. i63. a. Cf. 207 sqq. '^Q ^évoi, OLiiônxoXii

Oreste: 1246 — i3io'.

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