‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 203 sur 250 · Xénophon et Aristote · texte numérisé non relu

Xénophon et Aristote

LES MONODIES

insérées dans le De Musica de Plutarque», pour apprendre, avec les innovations qu'ils introduisirent, les noms des principaux d'entre eux. Ce sont: Mélanippidès ^ Phrynis, Cinésias et Timothée. Il faut encore y ajouter Philoxène.

Les deux premiers sont un peu antérieurs à la date des plus anciennes tragédies d'Euripide qui nous soient parvenues. Mélanippidès, en effet, débuta vers 45o, quelques années avant la construction de rOdéonS, et douze ans environ avant la représention de VAlceste. Phrynis fut vainqueur aux Panathénées, sous l'archontat de Callias^. Cinésias, qui nous est surtout connu par les moqueries d'Aristophane, florissait vers 420 5. Timothée 6, qui fut le grand révolutionnaire musical, dont les trois autres n'avaient été que les timides précurseurs, vainquit son maître Phrynis, comme il a eu soin de nous le faire savoir 7. Philoxène lui est postérieur.

Il est probable qu'Euripide connaissait personnellement Timothée. Plutarque raconte qu'à ses débuts, vers 420, ce dernier fut sifflé à l'Odéon par le public d'Athènes. En ce moment si pénible pour un débutant, Euripide vint à lui avec de bonnes paroles. 11 lui assura même, avec la perspicacité que devait lui avoir donnée l'humeur changeante de ses concitoyens, qu'il ne tarderait guère à être applaudi par ceux qui le sifflaient». Si l'anecdote est vraie, Euripide, cinq ans avant les Troyennes, était l'ami de Timothée. dont il appréciait l'originalité.

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