Plutarque, De se ipsum citra invidiam laudando, c
8. Plutarque, An seni respublica gerenda sit, 23 D : ôappsîv Ui\vjat^, w; o).iYO*J Xpovov Twv Oedtrpwv (ne faut-il pas lire Ôeatùv?) vu' ol'jxù Y£VTi<TOjiévc«ïv.
On nous raconte aussi dans la Vie d'Euripide, écrite en grande partie d'après Philochoros, que l'inscription placée à Athènes sur le cénotaphe du tragique, avait été composée par Thucydide ou par Timothée». Si celui-ci n'en était pas l'auteur, ce qui est probable, il est à croire qu'on ne la lui attribuait que parce qu'on connaissait ses bonnes relations avec le poète.
Quelles étaient les réformes de l'école nouvelle, et surtout quelles étaient les tendances de Timothée? Comme les anciens ont beaucoup discuté sur ce sujet, et qu'il nous reste quelques fragments de Mélanippidès, de Timothée et surtout de Philoxène, on voit encore avec assez de netteté en quoi leur art s'écartait de l'ancien.
Nous savons d'abord que les Dithyrambes de ces artistes n'étaient pas antistrophiques. Ce changement nous est expressément attesté pour deux d'entre eux». Ils remplaçaient les strophes par des Anaboles, que l'on peut comparer à de longues périodes du discours, qui se suivent sans se ressemblera. De son côté, Aristophane parle, pour s'en moquer, des Anaboles de Cinésias^, et de celles des autres Dithyrambiques 5.
Si la forme antistrophique était rejetée, c'était par souci d'une imitation plus exacte. La répétition du même air aurait mal traduit ce que l'on voulait exprimer : la nature ne se répète point.
La musique accompagnait, en l'asservissant, un texte souvent verbeux et peu naturel. On sent bien que ce n'était plus sur l'expression de la pensée que portait le principal effort de l'artiste. La précision fine et déliée de la strophe attique, son charmant laisser-aller, les nuances presque insaisissables qui ondoyaient sous sa fluide enveloppe, firent place à une suite confuse de mots lourds et épais, qui empâtèrent le poème au lieu de le colorer 6. L'équilibre entre les deux
I. ... 0ouxu5i5oy toO WTopiOYpdtçou uoii^davTo; r) Ti{x&6£ou toO fieXoïroioO. a. Pour Mélanippidès, voir le texte qui suit, et pour Timothée, Hépheslion, p. C6 des Scriptores metrici Graeci de WestphaL
3. Aristote, Rhétorique, III, 9 : é|xoia); ôe xa\ aï TtepioSoi aï naxpa\ o^dai >6yo; yivetai xa\ avaPoX^ o|i.oiov, waTe yiverai o e«TxoiiJ;ev Ar,pL6xpiTo; h Xîo; eî; MeXavtTcticôïjv iioir.aavTa
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