Troyennes
pas ainsi qu'elle donnait à Ilion le signal de la danse, quand elle s'appuyait sur le sceptre de PriamS
Ce qu'il importe de remarquer, c'est que la troisième Anabole est écrite en anapestes lyriques. Cela est certain, malgré les altérations du texte. Le reste est formé de systèmes ordinaires. Les anapestes thrénéliques sont amenés par l'émotion qui étreint l'âme d'Hécube, quand elle parle de l'approche des vaisseaux achéens. Cette partie est beaucoup plus éclatante que les trois autres. La vieille reine a conservé dans sa déchéance un souvenir inoubliable du jour où les Grecs abordèrent dans les anses du rivage troyen, au milieu du chant des flûtes et des syrinx. Ce fut le commencement de tous ses malheurs.
Phéniciennes : 3oi — 354*.
Ce morceau est écrit en un rythme assez varié, où dominent les dochmiaques mélangés d'iambes. 11 est trop long pour avoir été chanté d'un seul trait.
Dans la première partie, Jocaste aperçoit Polynice. Le fils se jette dans les bras de sa mère, et les longues boucles de sa chevelure noire couvrent un instant le cou maternels. — Ce premier transport fait place à la réflexion. Jocaste remarque que son fils lui est rendu contre toute attente; aussi elle ne sait comment exprimer la joie qui l'accable 4. — Suit, par une opposition naturelle, la description de la douleur qu'elle ressentit quand il quitta, après en avoir été exilé, la maison palcnielleS. — Alors qu'QEdipe, ayant appris la querelle de ses deux fils, les maudissait et voulait se tuer; depuis, il vit à l'écart, privé de