‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 141 sur 230 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

LES COMMOI. 199

puisque le coryphée y formule l'arrêt même de leur condamnation :

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Ainsi la punition de Clytemnestre est entrevue dans la première mésode, elle est possible dans la seconde, elle est certaine dans la troisième. Au milieu des variations sonores des vers lyriques, les anapestes font avéc une intensité croissante retentir trois fois le même son lugubre. Il rythme lourdement l'harmonie générale, et l’oreille perçoit toujours son bourdonnement dans la multitude des vibrations entrecroisées.

Si l'on songe maintenant que ces systèmes étaient attribués au coryphée, que ce personnage était plus habile que les autres choreutes, que la récitation accompagnée (rasarxatæhoyh) devait être plus distincte et mieux entendue que le chant des vers lyriques, on comprendra pourquoi cet artiste répétait ainsi sans se lasser la pensée dominante du Commos. Il fallait que l'attention du public se concentrât sur les mésodes, car elles étaient comme des foyers éclatants qui, à égale distance les uns des autres, projetaient sur tout l'édifice leurs ondes lumineuses.

Ce qui suit est palinodique?. J'ai dit qu'Eschyle ne pouvait pas prolonger le plan qui précède sans lui donner des dimensions exagérées. La scission entre les deux parties est très nette3. L’attendrissement et l'émotion s’accroissent. La récitation n’était plus de mise. Cette seconde partie contient le récit des outrages que Clytemnestre fit subir au cadavre d’Agamemnon, et de l’opprobre dans lequel vit sa propre fille. Il faut qu'Oreste soit enflammé du désir de la vengeance : de si ue crimes ne peuvent rester impunis.

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