‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 147 sur 230 · Deuxième partie : alloiostrophique : 1286 — 1310. y : Électre · texte numérisé non relu

Deuxième partie : alloiostrophique : 1286 — 1310. y : Électre

Az — 8: — E : Coryphée.

e : Hélène. Premier et deuxième Parastates.

Z : Électre.

€ : Hélène.

H : Électre.

« La constitution de la première moitié de ce Commos ne présente aucune difficulté. La symétrie en est parfaite, sauf au vers 1283, qui doit appartenir au coryphée?. Dans les antistrophes, les différents personnages ne se remplacent pas l’un l’autre. Euripide n’aime guère ce raffinement. Quant à l’autre partie, c'est encore un péhos dmokeAupévoy.

1. Pour la scansion, on peut suivre Schmidt, qui s’écarte assez peu du texte de Weil. Les xéuyara lyriques sont le plus souvent dochmiaques. — Les épirrhèmes et antépirrhèmes æ: 1251,2; $: 1258-60; al: 1271,2; fl: 1258-80 sont de deux et de trois vers. Cette inégalité est parfaitement régulière.

2. Voir la correction proposée par H. Weil, Observations sur des textes d’Euripide et d'Eschyle (Revue de Philologie, juillet 1894, p. 209).

Oreste et Pylade sont entrés dans le palais des Atrides, pour tuer Hélène. Électre reste seule sur le théâtre. Elle doit, selon l’ordre de son frère, empêcher que personne ne vienne porter secours à Clytemnestre:. Elle ordonne donc au chœur de se diviser en deux parties, qui, chacune de leur côté, iront occuper les issues de l'orchestre. Ainsi personne ne pourra entrer dans le palais.

On sait que le théâtre de Dionysos est sensiblement orienté du nord au sud. L’Acropole protégeait les spectateurs assis sur ses flancs contre les vents froids du nord. La scène et les constructions avoisinantes étaient situées au midi. Les deux entrées par lesquelles on accédait dans l'orchestre, les Parodoiï, regardaient donc, l’une vers l'est, l’autre vers l’ouest. Quand les deux parastates ont gagné le poste qui leur est assigné, ils ont soin d’en avertir l'acteur. L'un est exposé aux rayons du soleil levant, xeëç #hiou Polas3, l'autre est au couchant, moès Eomépav.

Le coryphée restait probablement au milieu de l'orchestre. Il faisait face à la scène. Il croit un moment qu'un inconnu, quelque paysan, se dirige vers le palais#. Électre, avec l'affolement hâtif des héros euripidéens, se voit déjà perdue, elle et son frère. Ce n’est qu'une fausse alerte. Rassurée, elle demande aux parastates s'ils n’aperçoivent rien de suspect; ceux-ci déclarent que tout est tranquille pour l'instant.

Cette première partie est antistrophique. Les deux chefs des demi-chœurs qui s’éloignent en sens inverse ont soin que leurs vers se fassent équilibre, parce que la symétrie des mouvements orchestiques est toujours accusée par celle des strophes. L’alerte donnée par

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