‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 169 sur 230 · Cf. dans l'éméôeous * élu Aufw, Oièénoë, ‘Extra Ênt O6uc · texte numérisé non relu

Cf. dans l'éméôeous * élu Aufw, Oièénoë, ‘Extra Ênt O6uc

3. Cf. Oberdick, De ecitu fabulae Aeschyli, quae Septem apud Thebas inscribitur. Arnsberg, 1877, Programm,

4. Griech. Lileraturgeschichte, IX, p. 802 sqq. — Cf. Christ, Griech. Lilteraturgeschichte, p. 161.

5. Des traces de remaniement dans les drames d’Eschyle, (Revue des Études grecques,

Quoi qu'il en soit, ce Chant a dû être composé à une époque ancienne et par un poète initié à l’art d'Eschyle. On pense aussitôt à Euphorion. Le thrène est en effet construit avec une grande régularité; en plusieurs endroits même, il ressemble à celui de la fin des Perses.

Sophocle, dans les tragédies duquel les Duos d'acteurs sont rares,

n’en a composé aucun de ce type. Il faut passer sans intermédiaire à

Euripide.

A : Andromaque. Hécube. A. H. A. H. A. H. A.

A': Hécube. Andromaque. H. À. H. A. H. A. H

B : Androm. H. A.

B': Hécube. A. H.

T : Andromaque.

[': Hécube.

Hécube chante dans l’antistrophe tout ce qui répond à ce que chantait Andromaque dans la strophe, et réciproquement. Cet échange des couplets lyriques, fort rare dans Euripide, est imité, semble-t-il, de Sophocle, chez lequel on le trouve assez souvent2. C'était un artifice assez ingénieux, qui permettait de donner un peu de variété au débit des Duos, asservis malgré eux aux lois de l’équilibre.

La première couple de strophes est divisée en un grand nombre de parcelles, mais l'émotion se calme un peu dans la seconde, et les différents couplets s'allongent en proportion. Enfin dans la dernière, les deux acteurs chantaient probablement chacun six hexamètres dactyliques.

Au moment où se retrouvent dans une si lamentable situation la veuve d'Hector et celle de Priam, leur douleur est trop aiguë pour qu’elles puissent l’analyser. Elles exhalent des gémissements entrecoupés, au travers desquels on comprend qu’elles ont perdu la joie de leur vie: Hécube, ses enfants, Andromaque, son époux. À ce motif particulier de plainte s'ajoute une autre pensée douloureuse, qui est

1. AA!: 5677-81 —582-86; BB': 587-g0— 5691-94 : str. iambiques; cf., R. et W., p. 296 sq. — [ [': 595-600 — 6o1-606 : hexapodies dactyliques sans spondées, sauf au sixième pied; cf. R. et W., p. 47,8, et 120. — Le couplet d’Hécube qui répondait à celui d’Andromaque est très altéré,

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