LES CHANTS DIALOGUÉS DES CHOREUTES
Dans deux tragédies de Sophocle et d’Euripide, le Philoctète et l'Oreste, qui furent jouées en 4og et 408, le Commos, ce qui peut surprendre, remplace le Stasimon. C’est là du moins une opinion fort plausible. Pourtant, comme Aristote a distingué les Stasima, éléments nécessaires au drame, des Commoi, qui peuvent ne pas s’y trouver, et que ces derniers, même quand ils jouent un rôle aussi important, ne
sont pas construits sur un autre plan que les autres, je les étudierai tous ensemble, sans établir de distinction entre eux.
« Vers la fin du v° siècle, les poètes tragiques usaient de la plus grande liberté pour la distribution de la partie lyrique de leurs pièces, et il ne leur était pas interdit de donner au chœur un caractère plus dramatique en substituant quelquefois aux Stasima d'usage des morceaux plus vifs et d’une exécution plus animée. »
Cette tendance poussa Euripide, en particulier, à user fréquemment
r. Aristote, xepi xwuwôtac. (3° édit. de la Poétique de Vahlen, p. 80.) Xoptxév éoTt #ù nd voù yopoù Lékos adémevov OTav Éyn LÉYEBOS ixavév.
2. Cf. H. Gleditsch, Metrik, p. 782. C’est peut-être pour cette raison que le Péan igmbique des Trachiniennes, 205-224, est un méhoç amohehupévov.