‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecqueChapitre 48 sur 230 · A... B : iambo-trochées; cf. Christ, Metrik, p. 381 sq · texte numérisé non relu

A... B : iambo-trochées; cf. Christ, Metrik, p. 381 sq

4.-A.. B': 42-70: ioniques mineurs; cf. R. et W., p. 350 sq. — FL: 71-8 — 79-86: str, iambiques ; cf. R. et W., p. 290 sq.

5. AA': 202-213 — 214-25 : str. glyconiques; cf. Zambaldi, op. cit., p.551. — B:226-38: mème rythme. — l'[": str. trochaïques; cf. Christ, p. 309 sqq. — Ainsi la triade initiale est d’un autre rythme que les strophes qui la suivent. Même distinction dans la Parodos de l’Agamemnon.

6. AA’: 164-84 — 185-205, B : 206-230 : strophes logaédiques — T... E': str. trochaïques. Telle est cette Parodos, du moins dans la forme que le Laurenlianus XXXII, 2, et le Palatinus n° 287 lui ont conservée. On admet que les six dernières strophes ne sont pas d’Euripide : cette imitation du Dénombrement, tel qu’on le trouve dans le second livre de l’Iliade, est monotone, et ne va guère avec ce qui précède. Les divergences commencent aussitôt que l’on essaie de préciser la date de cette-interpolation. Les uns l’attribuent à Euripide le Jeune, d’autres à un inconnu, qui, bien qu'appartenant encore à une bonne époque, aurait vécu un peu plus tard. Cette opinion est soutenue en particulier par H. Hennig, De Iphigeniae Aulidensis forma ac condicione, Diss., Berolini, 1870. (Voir les pages 18g-91, où tous ses arguments sont résumés.) Schmidt est encore allé plus loin dans ses Monodien und Wechselgesänge, CCLXXX sqq. Il a cru reconnaître dans ce morceau des fautes contre l’Eurythmie, et il le regarde comme l'œuvre d’un Alexandrin. Cette preuve est peu solide. Ces strophes sont très bien faites, et les procédés de la composition antistrophique y sont parfaitement observés. Voir la note de IH. Weil, au vers 231 de son édition de cette tragédie.

7. À... B’: 64-104 : ioniques mineurs. R. et W., p. 352, divisent A en strophe et antistrophe; à tort, selon nous. Ces strophes seraient trop courtes. — l[': 105-119 — 120- 134. Les éléments logaédiques dominent, et les ioniques ont presque disparu. Ils ne se trouvent plus que dans 113-114 — 128-9. — A: 135-169: épode, ou plutôt L£h06 aroekuuévoy d'éléments rythmiques très mélangés, péoniques, dochmiaques, daclyliques et iambiques; cf, R, et W., p. 727 sq.

n’a été aussi bref. Ce fut la transformation du lyrisme qui causa en partie cet amoindrissement. Sophocle et Euripide font chanter leurs acteurs. Les Trachiniennes, en particulier, contiennent un Trio alterné pendant lequel les choreutes restaient silencieux 1; ce que perdaient les uns était gagné par les autres, il s’établissait une sorte de compensation.

Si nous laissons de côté les rythmes, pour considérer les formes, les Phéniciennes et les Bacchantes présentent seules une anomalie. La triade de cette première tragédie que suit une couple de strophes est peut-être une réminiscence de la Parodos de l’Agamemnon, qui est pareïllement construite. Quant à la série A. BB’... T des Bacchantes, elle n’est pas unique. Euripide avait, en 431 et en 412, employé dans sa Médée et dans son Hélène une proôde, qu’un nombre indéterminé de strophes jumelles séparait de l’épode.

Si la construction ne variait guère, ce serait une erreur de croire que tous ces morceaux lyriques se jouaient d’une manière uniforme. Les Grecs ont attaché au spectacle extérieur, dont l'effet est si puissant sur les esprits simples, une importance plus grande qu'on n’est porté à se l’imaginer 2. Le public était beaucoup plus mélangé que celui de nos tragédies classiques, et le poète avait intérêt à ne pas négliger cette partie essentielle de son art. Sans doute le défilé antique n’existait plus, mais cette suppression même servait à varier la mise en scène. C’est ainsi que les trois Parodoi de la trilogie conservée d’Eschyle se jouaient chacune d’une manière différente : dans l’Agamemnon, le chœur défilait, il entrait en silence pendant le Prologue des Choéphores, et dans les Éuménides 8, il était présent sur la scène dès le commencement du drame.

Cette recherche d’une attrayante variété a conduit encore ce poète à ne pas donner aux chœurs de son Orestie un caractère identique; le premier était composé de vieillards d’Argos, le second d'esclaves âgées, qui sont au service de Clytemnestre, et le troisième d'Erinnyes.

1. Trachiniennes : 1005-1043 : Trio mésodique, chanté par Héraclès, le Vieillard et Hyllos. Cf. infra, chap. V.

2: Poëtique, 1450 a; 7 sqq. ’Avéyxn oùv mäonc tpaywdlas épn elvar ÊE, 400 motd vus ÉoTiv n Tpaywdia" rudra d'écrt Lô0o ual On na XÉËte na Gibvorx mod SVLc xal mEhootia. Un peu plus bas, Aristote qualifie cette mise en scène par l’épithète Yuyuywytzov:

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