‹ Théorie des peines et des récompenses; (volume 2)Chapitre 82 sur 110 · PRET DE CAPITA · texte numérisé non relu

PRET DE CAPITA

De tous les moyens par lesquels un souverain peut donner une direction particulière à l'industrie , le prêt d'un capital pécuniaire fait à des individus pour être employé dans quelque branche spéciale est le moins sujet à objection.

Il s'en faut bien toutefois qu'il soit irréprochable sous le rapport de la justice et de la prudence. Tout le trésor du souverain , d'où provient-il que des impôts , et des impôts levés par contrainte' ? Prendre aux uns pour prêter aux autres , diminuer les jouissances actuelles des sujets , ou la portion qu'ils auraient mise en réserve , c'est faire un mal certain pour un bien incertain , c'est sacrifier la sûreté à l'espoir d'accroître l'opulence.

Si l'argent prêté de cette manière par le sou-

« A moins que le revenu du souverain ne soit le prodiiil de SCS propriétés territoriales ou l'intérêt d'un capital formé d'une rente de cette es[ièce. Tel est en partie le loinîs <lii Pduverneniciit de la république de Dernc,

Page 1