‹ Théorie des peines et des récompenses; (volume 3)Chapitre 34 sur 111 · II. Veines inefficaces · texte numérisé non relu

II. Veines inefficaces

J'appelle inefficaces les peines qui, ne pouvant produire aucun effet sur la volonté, ne serviraient point à prévenir des actes semblables.

Les peines sont inefficaces lorsqu'elles s'appliquent à des individus qui n'ont pas pu connaître la loi, qui ont agi sans intention, qui ont fait le mal innocemment, dans une supposition erronée, ou par une contrainte irrésistible. Des enfants, des imbéciles, des fous, quoiqu'on puisse les mener jusqu'à un certain point par des récompenses et des menaces , n'ont pas assez d'idée de l'avenir pour être retenus par des peines futures. La loi serait sans efficace à leur égard.

Si un homme était déterminé par une crainte supérieure à la plus grande peine légale , ou par l'espoir d'un bien prépondérant , il est clair que la loi aurait peu d'efficace. On a vu les lois con-

ÔO PEINES INDUES.

trc le duel méprisées , pai ceque Thomme dlionneur craignait la honte plus que le supplice. Les peines décernées contre tel ou tel culte manquent généralement leur effet, parceque Tidéc d'une récompense éternelle remporte sur la crainte des échafauds. Mais comme ces opinions ont plus ou moins d'influence , la peine est aussi plus ou moins efficace.

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