‹ Théorie des peines et des récompensesChapitre 48 sur 78 · Peines résultant de la 10. Dans les pays protestants · texte numérisé non relu

Peines résultant de la 10. Dans les pays protestants

sanction religieuse, par la non- un chapelain assigné pour cé-

exécutioQ des devoirs parti- lébrer le service divin; dans

cuiiers qu'elle prescrit. les pays catholiques, un prêtre

pour dire la messe et pour

confesser, etc. i.

Il y a un point auquel on doit espérer que les Anglais donnent une attention particulière dans les Indes. Il faut que les prisons y soient calculées de manière à prévenir le mal sérieux qui résulterait, pour un Indou, du mélange des castes. Une association, quelque involontaire qu'elle eût été, avec des personnes d'un rang inférieur ou d'un caractère impur, entraînerait la perte de la caste à laquelle on appartient. Or, parmi les Indous , l'exclusion de la caste a les mêmes effets que l'excommunication avait parmi nous dans sa rigueur primitive : ce n'est rien moins que l'extrême infamie et l'exclusion totale de la société. J'ai ouï dire que , par une malheureuse négligence, quand le rajah Nuncomar, homme du premier rang dans le Bengale, fut mis en prison pour un acte de faux sur lequel il fut ensuite jugé d'après les lois d'Angleterre, et exécuté, on avait oublié de prendre les précautions convenables pour le garantir de cette contamination idéale.

On dit que les prisonniers d'État, qui furent si nombreux en Portugal durant Tadministralion du marquis de Pombal, furent privés , pendant plusieurs année*, des consolations de la confession. Quand celte circonstance fut connue, elle excita l'indignation publique.

Si cela est vrai , avant qu'on eût prouvé aucun crime contre lui , on lui avait fait déjà subir une peine plus grande peut-être que celle à laquelle il fut éventuellement condamné, et une peine irrémissible dans le cas même où son innocence aurait été reconnue.

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