‹ Théorie des proportions chimiques: et table synoptique des poids atomiques des corps simples, etChapitre 5 sur 82 · VII. Sur le poids des atomes des corps simples · texte numérisé non relu

VII. Sur le poids des atomes des corps simples

Pour déterminer les poids relatifs des atomes, j'ai fail la plupart des expériences que je vais indiquer. Personne^ j'espère, ne me blâmera d'avoir préféré les résultats de mes propres expériences à ceux des autres. Je connais très-bien tous les soins que j'ai mis à obtenir un résultat exact; mais malgré toute la considération que j'ai pour les travaux des autres chimistes, je ne puis pas savoir aussi bien quel degré d'attention ils ont apporté à leurs expériences. Dans les cas où le poids des atomes a été déduit d'expériences étrangères, j'ai indiqué |è nom de l'auteur.

prenant un signe chimique pour une formule d'algèbre. Dans l'on et l'antre cas l'emploi des lettres et des chiffres est fondé sur des principes qui diffèrent, puisqu'ils n'ont aucun besoin d'être communs. Pour ce qui concerne l'objection de l'inutilité , il suffit de citer un exemple, pour prouver combien on pent exprimer avee

ces formules I et combien l'expression est claire : KS+Al S +

a4H est, comme nous l'avons vu plus haut, la formule qui exprime la composition de l'alun. Elle fait voir Ique dans Ce sel tfs atome de potassium est combiné avec 2 atomes (ou un atome double) d'aluminium, 4 atomes de soufre, 48 atomes d'hydrogèflïf et 40 atomes d*oxigène; qu'un atome de potasse est combiné avHî un atome d'alumine, 4 atomes d'acide sulfurique et 24 atorti^ d'eau , ou qu'un atome de sulfate potassique est combiné avec ifl> un atome de sulfate aluminique et que les deax sels sont neutri^ c'est-à-dire au degré de saturation où l'acide contient trois fois autant d'oxigène que la base; que l'oxigcne de l'alumine est tripW de celui de la potasse; que l'oxigène de l'acide sulfuriqne est 13 fois celui de la potasse, et 4 fois celui del'alnmine; que l'oxigèïK de iVau est a 4 fois celui de la potasse , 8 fois celui de ralumioe ^ a fois celui de l'acide sulfurique. A la vérité, on peut dire qoepl*^ sieurs de ces données sont des conséquence^ inlmédiates lesuoc des autres : nul doute qu'il n'en soit ainsi pour ceux qui connaisse' ces conséqnences, mais alors le mot alun leur dit tout autant qil la formule entière; celle-ci a donc pour but de donner avec fa^ lîté un aperçu de ce que l'on doit remarquer. Eri outre, cm troU^ qaelqnefEns, dans les recherches chimiques , siir des conibùiais<>'

DES PROPORTIOliS CHIMIQUES. 96

1. Oxigène. Ainsi que je Tai déjà dit, le poids de son atome est désigné par loo. D'après les expériences que j'ai faites de concert avec Dulong, la densité de ce gaz est de 1,026, et celle du gaz hydrogène de 0,0688; il résulte de là qu'en prenant pour unité l'atome double de Fhydrogène , celui de l'oxigène sera égal 8,01 3.

2. Hydrogène. Il découle de ce qui précède, que l'atome de l'hydrogène pèse 6,2398. Je dois ajouter que cette détermination ne repose pas seulement sur la comparaison des densités des deux gaz, mais aussi sur une expérience répétée plusieurs fois, et dont le résultat s'accorde parfaitement avec cette comparaison. Cette expérience consiste à chauffer un poids bien connu d'oxide cuivrique pur, au milieu d'un courant de gaz hydrogène sec et pur, et'à comparer la perte qu'éprouve l'oxide cuivrique, et qui consiste en oxigène, avec le poids de I*eau formée, qui est recueillie dans un vase rempli de chlorure calcique fondu et bien pesé.

3. Nitrogène. D'après une pesée faite par Dulong et rooi, la densité du gaz nitrogèneest de 0,976. En comparant, par une simple règle de trpis, la dehsité de l'oxigène avec celle du nitrogène, on trouve que le poids tl*un atome de nitix)gène est égal 88,5 18. Si on le calcule d'après l'analyse du nitrate plombique , on obtient les résultats suivants. Le nitrate plombique abandonne i la chaleur rouge tout son acide, et laisse 0,673 1 d'oxide plombique contenant 0,0489.68 d'oxigène; lacide nitrique dégagé est donc de 0,3269, et comme il contient ODq fois autant d'oxigène que l'oxide plombique , savoir

auxquelles oh ne peut sur-le-champ donner un nom , ou qu'on ne peut dési(;uer que par une longue périphrase; il est alors facile de les désigner avec la plus grande exactitude par la formule qui ^prime leur composition. Je citerai comme exemple tous les "^grés supérieurs de sulfuration des métaux alcalins , pour les- *iucls les langues germaniques n'ont ]>oînt de nomenclature con- . veiiable, et que Ton désignera avec facilité par les formules : K ^> K.S^, K S^, etc. 9 jusqu'à ce qu'on ait trouvé des noms convenables.

g6 THÉOBIE

0,^4 1 34 9 il reste pour le poids du nitrogène o,o8556, auquel le poids de Toxigène est comme a atomes de nitrogène sont à 5 atomes d'oxigèn%, ce qui do'nnele nombre 88,61 pour le poids de l'atome du nitrogène. En prenant Thydrogène pour unité, le poids du nitrogène est 7,093.

4. Soufre. J ai déjà démontré que l'acide sulfurique , est composé de S + 3 O. Pour déterminer le poids relatif du sotrfre dans l'acide sulfurique, on a dissous 100

f orties de plomb , dans un creuset de platine pesé, dans. 'acide nitrique pur, on a ajouté de l'acide sulfurique à la dissolution , on l'a évaporée , et calciné le résidu. En répétant quatre fois la même expérience , j'ai obtenu des résultatsqui étaient les mêmes jusqu'au quatrième chiffre, et ne différaient que dans le cinquième. D'après une moyenne de ces résultats, le poids du sulfate ploinuiqu^ formé était de 1 46,44- Dans cotte quantité de sel, le plomb se trouve combiné avec 7,726 parties d'oxigène; l'acide sulfurique en contient trois fois autant, c'est-àdire 23,170; par conséquent, le résidu i5,54 ^st du soufre. En calculant le poids du soufre d'après son rapport avec \ du poids de l'oxigène , on trouve que le poids de l'atome du soufre est égal 20 1,1 65. En prenant l'hydrogène pour unité, le poids de l'atome d* soufre est égal 16^120.

5. Phosphore. J'ai exposé plus haut les raisons q^^ nous déterminent à admettre que l'acide phosphoriqw^ contient 2 atomes de phosphore et 5 atomes d'oxigène. Pour déterminer le poids relatif du phosphore, o\\ * transformé en acide phosphorique des quantités bien p^ sees de phosphore, en les faisant digérer avec des di^* solutions neutres de chlorure auriquo ou de sulfate a*'" gentique. D'après les quantités de métal réduit, on * calculé la quantité d'oxigène dont le phosphore s'était emparé; dans trois expériences cette quantité d'oxigè''^ était de 126,93, de 127,00 et de 127,45 sur joo ^'^' phosphore. Ce dernier résultat, obtenu par la rédu^' tien de l'argent, me paraît le plus exact. Eu admetlàf ^

il entre dans l'acide phospliorique a atomes-de phos* )reet 5 atomes d'oxigène, le poids atomique du phos- )reest égal 196,143, et i5,5r7 en prenant l'hydrole pour unité.

3. Chlore. Le poids atomique du chlore a été calé d'après les résultats des expériences suivantes : joo parties de chlorate potassique anhydre donnent a distillation sèche iJ9,i5 parties d'oxigène et laissent ,85 parties de chlorure potassique (résultat de quatre }ériences concordantes); 2® 100 parties de chlorure tassique donnent naissance à 192,4 parties de chlo- •e argentique; et S*' 100 parties d'argent forment 2, ^5 parties de chlorure argentique. En admettant B Tacide chlorique est composé de 2 Cl + 5 O, il réte de ces données, que l'atome de chlore pèse 22 i,3a6. (prenant pour base du calcul la densité du chlore, eGay-Lussac a trouvé(î = 2,4i>.52, le poids de l'atome chlore est de 220. L'atome de l'hydrogène étant pris ur unité, l'atome do chlore pèse 17,735.

7. Brome, Pour déterminer le poids de l'atome de orne, on a chauffé une quantité connue de bromure ][entique fondu , au milieu d'un courant de gaz chlore, •qu'à ce que tout l'argent fût converti en chlorure, uis un essai, 7,202 grammes de bromure argentique t donné 5,546 grammes de chlorure argentique; dans

autre essai , 7,88o5 grammes de bromure ont donné >6() grammes de chlorure. Le poids de l'atome de lore étant connu, on peut calculer celui du brome >près ces essais; on trouve alors, d'après le résultat i premier essai, 489,198, et, d'après celui du second wi^ 489, 108. La moyenne est =489,153. Comparé ec le double atome de l'hydrogène , Tatome de bromie *e 39,196, ou 78,392, si on les compare h volumes ;aux.

8. Iode. Le poids atomique de ce corps, qui a les ^mes séries de combinaison que le chlore et le brome, cté déterminé comme celui du brome. Dans une ex- ^ience, 2,476 grammes d'iodure argentique ont donné

08 THfORlE

1,5 1 55 de chlorure; dans une autre expérience 1^,212 j grammes diodure ont produit ^,4755 de chlorure. DV ] près je premier résuhat, le poids de Tatome est égal ' 789,91 ; d'après le second, il est égal 789,750. La se- ■ çonde expérience ayant été faite sur des quantités de matière cincj fois aussi grandes que celles employées dans la première expérience, je regarde celle-là comme d'autant

)lus sûre , et je m'abstiens par conséquent de prendre ;

a moyenne des deux nombres. Dumas, en pesant lavapeur d'iode, a trouvé que sa densité était de 8,716; en calculant le poids atomique d'après ce résultat, on trouve qù^il est de 790,46. Comparé avec l'atome double de 1 hydrogène, l'atome de l'iode pèse 63,283; en les comparant à volumes égaux, celui de l'iodé est =126,567- 9. Fluor, Nous avons considéré le fluor comme un corps halogène , et nous partirons par conséquent de cette hypothèse pour déterminer le poids de l'atome de ce corps. 100 parties de fluorure calcique ont donné, dans trois expériences, 174^97 175,0 et 175,1 de sulfate calcique. La moyenne de ces résultats est =:I75. En partant de là pour calculer le calcium contenu dans le fluorure, et retranchant ce nombre de celui du fluorure employé, le reste est du fluor. Mais nous ne pouvons savoir si le nombre obtenu représente un ou deux atomes, parce que nous ignorons si l'acide hydro-fluoriquc est composé d'un atome de fluor, et d'un ou de deu^t atomes d'hydrogène. On a plusieurs raisons de croira que le fluor se comporte dans ce cas comme le chlore 1 le brome et l'iode, mais on n'en est pas sûr. En admet'

tapt que le sulfate calcique est égal C aS, et parlant d'à» •' leurs des données précédentes, on trouve, par le calcu * que 256,019, poids d'un atome de calcium, avaient éf combinés avec 233,8oi de fluor. Ce poids est celui Si^^ ou de deux atomes. En le prenant pour deux atome le poids d'un atome est de 116,900; j)ar couséquen l'atome de fluor pèse 9,367 fois autant que l'atome dot> ble de l'hydrogène, ou 18,735 fois autant que l'aton-:^ simple.

DES PROPORTIONS CHIMIQUES. gg

ÎO.. Catbone. Le gaz oxigène se transforme en gaz cide carbonique sans changer de volume; il suffit donc le comparer les densités des deux gaz pour obtenir la [uantité de carbone contenue dans l'acide carbonique. Dulong a trouvé que la densité de l'acide carbonique est le j,oa4. L'acide carbonique étant C + 2O, l'atome lu carbone doit peser 76,438, ou 6,12 fois autant que atome double de l'hydrogène. Auparavant j'avais cal- !olé le poids de l'atome du carbone d'après l'analyse du arbonate plombique; et en admettant, d après Biot et Irago, que la densité de l'acide carbonique est de 1,51961 , j'avais trouvé le nombre 75,33. Mais dans les inalyses des acides végétaux, où cette erreur se multi- Jie avec le nombre des atomes de carbone, on s'a permit très-bien que le dernier nombre est trop petit. Ceux [Ui regardent le poids de tous les atomes comme des pultiples du poids atomique de l'hydrogène^ diminuent ncore davantage ce nombre; ils le mettent à yS.

n. Bore. Le poids atomique du bore a été déterminé e la manière suivante : On a fait l'analyse du borate >dique (borax). Parmi les trois parties constituantes 5 ce sel, qui sont l'acide borîque, la soude et l'eau, îlte dernière a pu être déterminée avec la plus grande ^actitude; dans trois expériences, le borate a donné ^Dstamment 47?! pour cent d'eau. Celle-ci contient dix îs autant d'oxigène que la base. I/expérience a donné 3,3i pour cent de soude. D'après le rapport entre l'oxiîne de l'eau et celui de la soude, le sel contient 1 6,3753 >up cent de base; il reste donc 36^5^48 d'acide bori- «ïe. D'après les expériences de Humpliry Pavy, avec squeUes les miennes s'accordent, l'acide borique ^ntient 68 pour cent d'oxigène, c'est-à-dire 6 fois lus que la soude; en corrigeant ce nombre d'après i quantité d'oxigène dans la soude trouvée, en obtient 8,81 pour cent.

Les borates ont été si peu examinés, qu'on a entiè- ^ment ignoré le degré de saturation de l'acide borique, [^i à présent parait devoir être considéré comme la

lOO THEORIE

combinaison neutre, c'est-à-dire celle où l'acide contien 3 fois autant d'oxigène que la base. Mais, si Ton fai attention à la composition du fluoride borique et à celli de ses combinaisons avec d'autres fluorures , il parai s'ensuivre que le fluoride borique contient 3 atomes dou blés de fluor, et que par conséquent Tacide borique qui se produit par sa décomposition moyennant l'eau doit contenir 3 atomes d'oxigène. Le nombre d'atome du bore doit être i ou t2, entre lesquels on ne peut choi sir que par une conjecture. En n'admettant qu'un seu atome , celui-ci pèse i36,2o4 , comparé avec celui d l'oxigène, et 10,9149 comparé avec celui de rhydrogènc

J'ai quelque temps cru devoir représenter l'acide bc rique connue composé de 2 atomes de radical et de * atomes d'oxigène, on considérant le borax du commerc comme étant le prototype des borates neutres. La raiso en était qu'on ne connaissait alors aucun borate o l'oxigène de l'acide fût à celui de la base comme 3: J à l'exception d'un borate potassique produit par la va: sèche , et qui se détruit par la voie humide. La souc même n'en donne pas un analogue dans les mêmes ciJ constances. Il n'était donc point permis d'admettre, comix point de neutralité, un degré de saturation dont on t connaissait qu'un seul exemple, et encore celui-là comK une exception. D'ailleui^, il ne paraît pas improbab que l'acide borique soit composé de a atonies de rad cal et de 6 atomes d'oxigène, tout comme l'acide ox:, chlorique est composé de a atomes de radical et de atomes d'oxigène. En attendant on a découvert des b^ rates où l'oxigène de l'acide est à celui de la base comn 3: 1 ; et il paraît à présont évidont que, si on ne les a p déci^uvorts plus lot, oVsl qu*on n'a que trop peu examii losS bonites , ot quVn n'a analysé qu'un trop petit non brt> do txHix dont on a reconnu Pexistence. Il est dd maiutonant fort pi\>lmblo que le borax est du bibora S(ulii|uo« n\al^it'sa itWtion alcaline, laquelle, au rest lui OxHt (H>nunuuo avtv les bioarbonates alcalins.

h\s Uuuuis a ilf^tornùné le poids spécifique du ç

chloride borique. Il a trouvé que ce gaz contient i fois etj- son volume de chlore, et en a conclu qu'il doit contenir la moitié de son volume de bore, en sorte que 3 volumes de chlore et i volume de bore seraient condensés à a volumes. Il s'ensuivrait que l'acide borique devrait contenir a atomes de bore, dont le poids serait

68,102, ou la moitié du poids indiqué plus haut. L'acide

. borique serait &, et analogue à l'acide oxalique, dont il imite les nombreux degrés de saturation. Cette manière de voir est très-simple, peut-être exprime-t-elle la vraie composition de l'acide borique. Mais, d'un autre côté, le volume da bore y est tout aussi bien conjecturé que dans la supposition que j'ai faite plus haut. La pesanteur spécifique du gaz chloride borique s'accorde également bien avec cette supposition, eu admettant qu'un volume de bore et 6 volumes de chlore se soient condensés en 4 volumes. Ces deux suppositions jouissent du même degré de probabilité.

la. Silicium, En transformant le silicium directement en acide silicique, j'ai trouvé que cet acide contient de. 5 1,^8 à 5i,9Si pour cent d'oxigène. En calculant 1* quantité de l'oxigène contenu dans l'acide silicique, d après l'analyse du fluorure silicico-barylique, on trouve quelle s élève à 51,976 pour cent. Maintenant il s'agit desavoir combien d'atomes d'oxigène entrent dans cette Quantité. L'acide silicique se combine avec les bases dans des proportions telles, qu'il renferme i, 2, 3 ou 6 fois Hutant d'oxigène que la base. La proportion la plus ordinaire est celle de 3, et la combinaison la plus commune dans le règne minéral, qui est le feld-spath, est un silicate double potassique et aluminique, composé dételle manière, que si l'on échange le silicium contre

du soufre, on obtient de l'alun R Si + Al Si^. Ces circonstances donnent lieu de croire que l'acide silicique ^ntient, comme l'acide sulfurique,trois atonies d'oxigène. H est cependant impossible de prouver d'une manière directe que telle est la composition de l'acide silicique ; 'wis par une déduction à l'absurde ou au moins à l'im-

lOa ^ THÉORIE

probable, on peut rendre évident que cet aciae doit contenir 3 atomes d'oxigène. Car, en admettant qu'il n'en contienne que 2 atonies sur i atome de radical , le feld- spath serait composé de la manière suivante :

K^ Si^ + Al* Si9 ; c'est-à-dire que, dans le dernier terme, 2 atomes de base seraient combinés avec 9 atomes d'acide, rapport qui est sans exemple. En n'y admettant qu'un seul atome d'oxigène, le feld-spath serait composé

comme il suit : R Si^ -4- Al Si9, rapport également sans exemple. Aucun de ces rapports ne saurait donc être admis dans la combinaison la plus généralement répandue dans récorce du globe. Mais si, par ces considérations, nous nous croyons assurés que l'acide silicique contient 3 atomes d'oxigène, nous manquons de données pour déterminer^s'il contient i ou 2 atomes de radical. En n'y admettant qu'un seul atome, comme étant la supposition la plus simple, l'atome du silicium pèse 277^312, l'oxigène étant 100, et 22,221, l'hydrogène étant pris pour l'unité. Il y a une circonstance favorable à l'idée que l'acide silicique contient 2 atomes de radical , c'est la suivante : l'oxide iPerroso-ferrique affecte quelquefois la forme de grenats ; ils sont sous ce rapport isomorphes. Le grenat çst composé de 3 alojnes

d'oxide ferreux, de 2 atomes d'acide silicique et d'uîi

atome d'alumine. L'oxide ferroso-ferrique est z=FeFe; la composition du grenat peut être représentée pat

FeAI -|-2FeSi. Le premier de ces deux terihes existe séparément et cristallise dans la même forme que l'oklde ferroso-ferrique. Le dernier terme doit donc aussi èlrè isomorphe avec les autres; inais si l'isbiiiorphie présuppose un égal nombre d'atomes simples , il faut que la silice, tout comme l'alumine et l'oxide ferriqûè, coii-

tienne deux atomes du radical = Si. Cependant Fisomorphie de cristaux qui appartiennent ad système régulier , comme ceux dont nous venons de parler, ne conduit pas à des résultats aussi positifs que l'isomor-

phie soùs d'autres formes. Par conséquent nous n'îlvdris ici qu'ùbe probabilité, dont il est bon de se souvenir, si d'autres circonstances venaient à son appui. Le silicium donne avec le fliior un ffiîoride qui se ; combine avec d'autres fluorures dans des rapports qui \ prouveràîeiit que l'acide silicîque doit contenir 2 aèbm^ d'oxigène, si cette composition n'ctâit point ta moins Ttniserhblable de toutes. M. Du mas ^ en diétermiriàiil !e poids spécifique du gaz cliloride silicique, a trouvé que ce gaz contient a fois son volume de chlore. Il y suppwe encore 1 volume de silicium , en sorte que le gaz serait composé d'iiii volume de silicium et de 2 volumes de chlore condensés en i seul volume. I/acide silicique seriiît, d'après M. Dumas, composé d'un atome de silicium et d'un atome d'oxigène, rapport dont nous ayons déjà vu le peu de probabilité. En admettaiit que dans le gaz cliloride silicique i volume de silicium et 6 vpluiiies de chlore se sont condensés en 3 volumes, le poids spéciiSque de ce gaz s'accorde parfaitement avec lidee que l'acide silicique contient 3 atomes d'oxigène wr 1 âlome de radical.

}^. Sélénium. 100 parties de sélénium, qu'on sature prfiiitement de chlore, éprouvent une augmentalion de poids dé 179 parties, qui consistent en chlore absorbé. ParTeaii, la masse ainsi obtenue est exactement Iransfphnée en acide sélénieux et en acide hydro-chlorique. Par conséquent, 100 parties d'acide sélénieux contiennPDl 40,436 pour cent d'oxigène. L'acide sélénique est I isoi^orblïe avec l'acide sulfurique; il contient, par consequéDi:, 3 atomes d'oxigène sur 1 de sélénium. Il s'ensuit que dans l'acide sélénieux 1 atome de sélénium doit être, combiné avec 2 atomes d'oxigène, et les 179 parties de chlore, absorbées par j 00 parties de sélénium, forment 4 atomes de chlore contre 1 de sélénium. Il s'ensuit (|ue le poids atomique du sélénium est 494^^83 ou 39,63 1 fois celui de l'atome double de l'hydrogène.

i4« Arsenic. Ce corps étant isompi'phe avec le phosphore 9 ses combinaisons doivent avoir le même nombre

I o4 TflSORIE

;tl(iii)i(|ue (|ue les combinaisons correspondantes duphos- |)ln»ic-. I.i* poids at()nrK|ue dt* Tarsenie a été déterminé p;ii TcKpi rii luv sui\aiilr : -2,203 grammes d ai'ide arséiiu'ii\ nul rU' (In OUI posés, en IfS dislillaiit avec du souiii' d.Hi:^ un pelil appareil, tpii pe: nul à Tacide siilfuicii.v de ne de{;aj»er, sans donner issue à la vapeur de ii>ulre; le mélange perdit 1,069 grammes d aeide sultineux^ et» ijui donne sur 100 parties d'acide arséuieux i-V I S pttities d o\ig^ne. Mais, si celte quantité d oxigène ivp»v.Mîntc !4 iilomes, el que les 75,82 pour centd'arselue eu ivpivseutent a, un atome d'arsenic pèse ^T^M^ i»u "i'/^titi^ fois autant qu'un atome double d'hydrogène. i5. ('A/xwf. D'après ce qui a été dit plus haut, 4 ati>me5i do ce métal sont combinés avec 3 atonies d'o\ii»ènc dans l'oxide chromique, et i atome de ce u»élal s\uiil à 3 atomes d'oxigène pour produire l'acide chromique. Le poids atomique du chrome a été calcule d'après les iTsultats de l'expérience suivante. 100 p^^' lies de nitrate plombique anhydre, précipitées par le chromate potassique neutre, ont donné 98,77a parties de chromate potassique. Cette quantité de chrounat* plombi(|ue renferme 67,31 pour cent d'oxide plombi' que, et par conséquent 3 1,462 parties d'acide chrom* que. L'oxide plombique contient 4^8268 parties d'ox*' gèue, qui sont multipliées par 3 dans Tacide chromiqf^ ::=:i4i8o4; ©» déduisant cette quantité .d'oxigène d* poids de l'acide, il reste 16,9816 de chrome, et si Yot admet que dans ces quantités il y a trois .atomes d'oxi' gène sur i atome de chrome, l'atome de chrome pès^ 35 1,81 5 ou 28,191 fois autant que l'atome double d€ l'hydrogène.

l6. Molybdène. La série des combinaisons du molybdène avec le soufre donne les multiples 2, 3 et 4 et celles avec Toxigène, i , 2 et 3; les multiples 2 et l correspondent l'un h Tauliv, L'acide et le sulfide molyb diijues satinent une quantité de base dont le soufre oi ru\igèue c*l \ de a^lui tie l'acide ou du sulfide. Ces ré sult4t« nauK jmtikrint^nt dadmettre que, dans l'acide ou 1«

DES PROPORTIOWS CHIMIQUES. Io5

sulfide, 3 atomes de rélément électro-négatif sont combinés avec I atome de molybdène. loo parties de nitrate [)lombic|ue anliydre, précipitées par le niolybdate aniinonique neutre (c'est-fi-dire par le molybdate qui a cristallisé au sein d'un liquide contenant un excès d'ammoniaque), ont donné i 1 0,68 parties de molybdate plombique. Celui-ci contient 67,31 parties d'oxide, dont Poxigène /|,8a68 est multiplié par 3 dans l'acide molybdique. Donc les 43,37 parties d'acide molybdique, précipitées en combinaison avec l'oxide plombique, sont, composées de i/\^/\S parties d'oxigène et 28,89 de mo- Ijbdène. Mais s'il entre dans cette quantité 3 atomes doxigène contre i atome de molybdène, ce dernier pèse 598,5^0 ou 47^960 fois plus que l'atome double de l'hydrogène.

17. Tungstène. Les combinaisons de ce métal avec Toxigène et le soufre donnent les multiples 2 et 3, et Ja capacité de saturation de l'acide et du sulfide tungstiques est un tiers de la quantité d'oxigène ou de soufre contenue dans ces combinaisons. On est donc fondé à admettre que l'acide tungstique renferme 3 atomes d'oxigène. IjC poids atomique du tungstène a été déterminé par l'expérience suivante : 899 parties d'acide tungstique, réduites par le gaz bydrogène dans un appareil pesé, ont donné pour résidu 716 parties de métal. 676 parties du métal ainsi obtenues ont été transformées en acide; le poids de ce dernier était de 846 parties. D'après la moyenne de ces deux expériences, 100 parties de tungstène se combinent avec 25,355 parties d'oxigène, pour donner naissance à de l'acide tiuigstique. Les tungstates étant isomorphes avec les molybdates, il faut que 'acide tungstique contienne un atome de tungstène, et que celui-ci pèse ii83,oo ou 94,795 fois plus que l'atome double de l'hydrogène.

18. j4ntimoine. Les multiples, dans la série des sulfures et des oxides d'antimoine, sont comme les nombres 3, 4 9 5* Le dernier degré de combinaison possède le» caractères d'un acide , et la conjecture fondée que

I06 THI^ORIE

5 atomes d'oxigène supposent dans un acide 2 atomes de radical 9 trouve encore une application dans ce cas; en sorte que la série devient : 2Sb + 30, Sb + aO et 2Sb + 50. Si l'on oxide 100 parties d'antimoine pur, en les traitant par l'acide nitrique fumant et pur , et qu'après avoir distillé l'acide, on calcine doucement le produit, jusqu'à ce qu'il devienne blanc par le refroidissement, on trouve qu'il pèse iîî4i^ ^t qu'il constitue la combinaison Sb + aO. D'après celte expérience, le poids de l'atome de l'antimoine est 8o6,452, ou 64,622 fois plus fort que l'atome double de l'bydrogène.

19. Tellure, Ce métal possède un acide tellureux et un acide tellurique. Le rapport entre leur oxigèné est coinme 2:3, tout comme dans les acides correspoiidants du soufre et du sélénium. Les acides du tellure ont une capacité de saturation conforme à celle des acides précités. On peut donc considérer comme prouvé que l'acide tellureux contient 2 atomes d'oxigène sur i atome de radical. Les expériences suivantes ont donné le poids de l'atome du tellure, i) 1,57715 gr. de tellure, oxidé par l'acide nitrique , ont donné 1,9635 gr. d'acide tellureux. 2) 2,88 125 gr. de tellure ont produit 3,600 gr. d'acide tellureux. Le premier donne pour le poids de l'atome 801,786; le second, 801,74 î terme moyen, 801,76. Comparé à l'hydrogène, le poids de Tatome est 64,25. La chaleur spécifique du tellure, 0,0912, trouvée par Dulong et Petit, donne la moitié de ce poids; mais l'analogie du tellure avec le soufre et le sélénium rend ce résultat invraisemblable.

20. Tantale, Ce métal a deux degi'és d'oxidation, dans lesquels les multiples de l'oxigène sont =2:3. Nous ne pouvons que former des conjectures sur le nombre des atomes du tantale; et comme d'une part l'acide tantalique ne contient que très-peu d'oxigène, et que de l'autre il possède des propriétés acides peu saillantes, j'admettrai qu'il est : 2Ïa + 30. Le poids de l'atome a été . calculé d'après roxpérience suivante : 99,75 parties de sulfure tantaliquc pur ont été ti^ansfbrinees^ par la coin-

bustion, en acide tantalique , avec les précautions ordinaires pour chasser l'acide sulfurique; on a ainsi obtenu 89,35 paities d'acide. J^a différence entre les deux poids est à l'oxigène contenu dans les 89, 3^ d'acide tautalique, comme la diiTorento enlie iiu atome de soufre et un atotne d'oxigène est à un atome d'oxigène : ceci supl>05e io,'i87 parties d'oxigène dans les 8cj,35 parties iV acide. Si cette quantité d'oxigène =:=3 atomes, et que ips 7(1,063 de tantale qui restent soient =^ 2 atomes, on obtient, pour le poids de l'atome de tantale, le nombre II 53,715, c'est-à-dire qu'il pèse ga,^^^ fo's aufclsnt que l'atome double de l'Iiydrogène.

Titane. D'après Mitsclierlich , l'acide titanique Ittt isomorphe avec Toxide stannique, et renferme, par fctoûséquèiit , le même nomhre d'atomes. Nous verrons, Mr la suite, que l'oxide stnnniqne contient Irè^-proba- Eèfeent a atomes d'oxigène; nous admettons donc que Ticide titanique est composé de la mPme manière. Le Kpoidi atoniiquc du tilane a été déterminé par H. Rose. Jâos ses premières expériences, il l'avait calcule d'après IK t'hangcment de poids qu'éprouve le sulfui'e lilanique Tfndfint le grillage ; mais ensuite il trouva qu'il était imossîble de savoirsi l'on opère surdu sulfure tila nique par- Ëirment pur. La méthode, nouvellement découverte, MUr préparer le chloride tilanique anhydre, Fournit un wj'eti de déterminer exactement sa composition. Rose alors que 100 parties de chloride titanique, dé- Hirrassées, h l'aide d'un amalgame de potassium, dé atès de chlore, donnaient dans quatre expcrienoes 74,43i 74)5 'i 74)52 et. 74,37 parties de chlore. Le Itrnie moyeu de ces résultais est ;::i^ 74,46, qui doivent cfjnleiiir 4 atomes, tandis que les a5,54 parties correspondent à I atome de titane Avec ces données, on trouve que l'atome du titane pèse 3o3,66a, ou a4,332 fois autant que l'atome double de l'hydrogèue.

22. Or. Ce métal a deux oxides, dans lesquels les multiples d'oxigène sont = i : 3. Il en niauque uii interuiédiuire, et uous piésuiuons que c'est l'oxide pourpre.

p/^iir /f^t«Tnîner %i c:es oxides sont composés de A u -h

^t 4fj -|-3^>,oiide Ci A II 4- O et 2 Au -4-3 O, il n'exis

qirun vrul moyen : c(*sl d'avoir recours h la donnée

flijiong #ît IViit sur ia chaleur spécifiî|ue de l'or; <

trouvi: alors nue ces oxides contiennent 2 atomes d'c

Ij' |K>ids ili; l atome de l'or a été déterminé par la qua

t'îii* de mercure nécessaire pour précipiter l'or du chl

rurr auri(|iie, expérience dans laquelle le mercure

traiinrorme en chlorure mercurique. i4*^^9 pa^li^s

ttiercurc précipitent o3,55 parties d'or. Mais si le me

cure ne se combine qu'avec 1 atomes de chlore, et 1'

avec 3 atomes de chlore, le meix-ure cori-espond à

atomes et l'or à u atoim\$. Par conséquent, l'atonie <

mercure étant = i a(>5,8ji3% celui de Tor pèse 1 ^43,01

cV»t-à-<Hiv 9(>%(>o4 fois autant que Tatorae double

rhydrf>s^no*

•>3» Ospniums l> nH^;iil jurait se combiner en quai

I>w|><Miions Avec lo chîore. et en cîn*j Jivec Toxigène e J^Hitr^v t es qUAnliKs rt^ÎJitu^ Je ivs il-^-nt^s e'cctro-i ^â(iN« qui :fïe ti\miKi;ie«it *\^- îe rsrtjil. joct corame i^^^^^hre^ I. I > * * 5 eî 4. 1>*ïï:^ j? cti^rere ot^:^îco-f l4issH]iie« *Vi>ttl W efcàiivnci^t >xvt£,v Vf :r*«5ïitfîne degré %\NmlMiMiSi.^A . Je cfc-lNrttnf <vcOf*t: s X'«> ^tu: ie chic q^^ ir v^AMirtre jvOsssiCi^*- iV:^ .-ar^vabCiiicif et les n

liLMit ^reMJttmfi" v^usf Ifcfs /.vuii^ ,w 'iîi;niuiit 5ouc co jlC^^uk^s J'i/v.^ièfw. L'^jcim /ï<mfjx i>c «ui> js-, Tox

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Le poids atomique, calculé d'après la quantité de chlore combinée avec Tosmium, est de 1244,67; calculé d'après le poids relatif tie rosniium et du chlorure potassique, il est de 1243,78. La moyenne des detix nombres est i244i487, ce qui fait 99,722 fois le poids de l'atome double de l'hydrogène. '

a4. Iridium. Les quatre premiers degrés de combinaison de ce métal lui sont communs avec l'osmium, avec lequel il est isomorphe, ainsi que je l'ai déjà dit. Il s'ensuit que ses oxides contiennent le même nombre relatif d'atomes que les oxides correspondants de l'osmium. Le poids de l'atome de Tiridium a été déterminé par l'analyse du chlorure iridico-potassique, qui a exactement la même composition que le sel platinique correspondant; par conséquent, le poicls de l'atome de l'iridiimi est le même que celui du platine, c'est-à-dire ia33,499.

a5. Platine, Ce métal possède le premier et le troisième degré de combinaison en commun avec l'osmium et l'iridium. Les oxides platineux et platinique sont donc composés d'un atome de radical et d'un ou de deux atomes d'oxigène. Il est prouvé que le premier n'est pas composé de 2 atomes de métal et d'un atome d'oxigène : ceci résulte des recherches de Dulong et Petit sur la dialeur spécifique du platine et de cette circonstance ^ue, si ce dernier rapport était le véritable, l'osmium ^t l'iridium devraient avoir des oxides composés de l\ 'tomes de métal et de 3 atomes d'oxigène, ce dont nous "reconnaissons aucun exemple. Le poids atomique a ^é déterminé par la réduction du chlorure platinico- Potassique qui est =KC1*4-P1CH. 6,981 grammes Qecesel, fortement séchés au milieu d'un courant de 6^ chlore, après avoir été réduits par le gaz hydro- 6^e, ont perdu 2,024 grammes de chlore, et donné ^»8a2 grammes de platine et 2,1 35 grammes de chlo- "■^Te potassique. D'après la quantité de chlore combi- ^^^ avec le métal, le poids de l'atome est de 1232,65; "^près le chlorure potassique, 12349^0. La moyenne de

ces deux nombres est 1^33,499 « et ratome du platine pèse 98,841 fois plus que le poids double de l'atome de i'Iijdrogène.

a6. PuUadiwn. Ce métal, de même que le platine, possède le premier el le troisième degré de combinaison en commun avec Posmium et l'iridium, avec lesquels il est isomorphe. Ces degrés de combinaison contiennent donc le même nombre d*atomes que les combinaisons cvcrvspoudautes de ces métaux. Pour déterminer !e jvi«i» Je latome , on a réduit le chlorure palladoso-rcCXî^si^ui; k iW -h Pd G T; par le gaz hydrogène. i^tvô jinaïuiies Je seU soumis à l'expérience , ont donné ixxv ^r^tiime de chlore, 0,85 1 gramme de palladium et i,;o> §rAmme de chlorure potassique. Dans une Autre <\fVnenvv. on a obtenu 0,809 gramme de chlorure potJi$c>ique et cS^D gramme de palladium. Calculé d A:%rx^ !ji quantité de chlore combiné avec le palladium, îe jxvds de Tatome e>t 669,09. D'après la quantité de cldonrx"* potassique, obtenue dans la première expérioniv, le poiJs de l'atome est 663,784, et, d'après la qnaH:ite v^btenue dans la seconde expérience, il est de 66i,8vV K.u prenant la movenne de ces trois résultats, on obtienî tî65,8<>9, ou 53,359 fois le poids double de l'atome de rhvdri>gène,

i~. lihxxilum. On ixmnaît à ce métal un seul degré tîe «\^n)hinaiMin assez bien déterminé pour qu'on ait pu Tanulxser : c'e>t le degn- (|ui constitue les chlorures rouges et Tovide correspondant, I^i composition du chlorure rlunlieo-potassique est telle, que le chlorure rliodique ivntient \ fois \ autant de chlore que le chlorure )Mtas>iqiie« i\>m|K>silion qui ne peut être exprimée d'une nwnièîv sin>pte que par le rapport de combinaison remvseule p;ir la formule KCI* 4-RCP. Si l'on ajoute a ee!a que, tians l'hvdrate rhodique, l'oxide renferme 3 fois autant d oxigène que l'eau , il parait évident que iVt o\ide contient 3 atomes d'oxigène, et qu'il est compose de deux atomes de radical et de 3 atomes d'oxigène, puisque 3 atomes de chloi^ correspondent à i 7

atome d'pxigène. Le poids de Tatome de rhodium a élé çjeterminé en analysant le chlorure rhodico-potassique par le gaz hydrogène. 3,i46 grammes de sel ont donné 0,930 gramme de chlore, 0,912 gramme de rhodium, et i,3o4 gramme de chlorure potassique. Dans une jntre expérience, i,3 gramme de sel ont donné o,3635 gramme de chlore, o,358 gramme de rhodium et o,5i5 gramme de chlorure potassique. Dans la première expérience, la moyenne tirée du poids atomique calculé daprès le chlore , et du poids atomique calculé d'après ledilorure potassique, est de 661,095; dans la seconde expérience, la même moyenne est de 65 1, 674' L^ terme moyen de ces deux nombres est 65 1,387, ^^ 62,196 fois le double poids de l'atome de l'hydrogène.

Si la ressemblance des sels de rhodium avec les com- '>ÎRaisons rouges de l'osmium et de l'iridium se confirmait sous d'autres rapports, et si ces combinaisons se trouvaient ^tre isomorphes, on parviendrait probablement à acquérir des connaissances plus positives sur le ïïoinbre relatif des atomes simples dans les cinq métaux wnt je viens de parler.

a8. Argent. 100 parties d'argent donnent, d'après ce H^€ j'ai dit à l'article du chlore, 132,76 parties de chlonire argentique. J'ai tout lieu de regarder ce sel comme AgCl^, et d'admettre que l'oxide argentique est composé d'un atome radical et d'un atome d'oxigène, composition qui s'accorde avec celle des oxides métalliques S^i jouent le rôle de bases fortes. La facilité avec laquelle \ suroxide d'argent abandonne son oxigène, annonce ^ue ce suroxide contient plus d'oxigène que A g -h O. Dans ce cas, l'atome de l'argent pèse 1 35 1,607, ^^ io8,3o6 fois plus que l'atome de l'hydrogène.

J'ai dit plus haut que le poids atouiique de l'argent déduit des expériences de Dulong et Petit sur la chaleur spécifique des métaux est moitié moins fort; car ces physiciens ont trouvé que la chaleur spécifique de rargeutélait=o,o557, nombre qui, multiplié par^

est =:o,3764* Oa pourrait dire que la composition de

I l a THIÉORIE

l'oxide argentique, telle qu'elle résulte de ce poids at mique, est analogue à celle des oxides mercureux et ci vreux. Mais en comparant langent avec le plomb , ta sous le rapport de sa densité que sous le rapport de s combinaisons avec le chlore, on trouvera surprenant qi le poids de l'atome de l'argent soit moitié moins fortqi celui du plomb, et que dans le chlorure argentique nombre des atomes de radical soit double de celui i radical contenu dans le chlorure plombique. Ajoutons l'appui de ce raisonnement que , suivant Mitscherlicl le sulfate sodique anhydre est isomorphe avec le sulfa argentique, également anhydre, quand tous les deux présentent sous forme cristalline; d'où l'on peut tirer conséquence que l'oxide argentique et la soude co tiennent le même nombre d'atomes simples.

29. Mercure. D'après les expériences de Sefstroi 100 parties de mercure absorbent, pour se transform en oxide mercurique, 7,89,7,9 jusqu'à 7,97 parties d'o: gène, et moilié moins, pour passera l'état d'oxide ni( cui'eux. Sefstrôm regarde le nombre 7,9 comme le pi voisin de la vérité. L'oxide mercurique étant une ba plus forte que l'oxide mercureux, qui se transforme so vent par l'effet de forces très-faibles en mercure et oxide mercurique, on est fondé à regarder ces oxid comme composés de aHg 4- () et Hg + O. En parta de cette hypothèse, oh trouve que l'atome du mercu pèse ia65,8:;è3, ou ioi,43i fois plus que l'atome doul de l'hydrogène. Mais il est important de ne pas oubli que, suivant les expériences de Dunias, la densité la vapeur de mercure est de 6,976. En comparant vapeur de mercure avec un pareil volume de gaz oxigèi on trouve que le poids de l'atome du mercure est 63a ce qui est exactement la moitié du nombre précédai Si cett« manière de voir est conforme à la vérité, l'oxi mercureux est j=:4Hg + ^1 l'oxide mercurique :=:al + O. Cette composition de l'oxide mercureux s'éca tellement dés rapports ordinaires, que j'en réfère à u détermination ultérieure plus positive, et en attenda

■Des proportions chimiqcks. ii3

j'adopte de préférence le premier rapport indiqué, qui est en harmonie avec le système entier.

3o. Cuivre. L'atome de ce métal est un de cenx qu'on peut déterminer avec le plus de facilité et de précision ; en elîet. il suffît pour cela de réduire par l'hydrogène une quantité connue d'oxide cuivrique pur , contenu dans lui petit appareil de verre pesé. Dans une première expérience, on a réduit par le gaz hydrogène ^iGSotS grammes d'oxide cuivrique; avant de peser l'oxideavec Tappureil qui le renfermait, on l'a parfaitement séché en le chauffant jusqu'au rouge, au mi|ieu d'un courant (l'air sec. Il a perdu par la réduclion i,55 gramme i'oxigène. Dans une seconde expérience, çj,6i 1 5 grammes (t'oxiile cuivrique, soumis au même traitement, ont ûbniidonné 1,939 d'oxigène. 100 parties de enivre donnent, d'après le premier essai, 126,273, et d'après le I second, ia5,28a4 parties d'oxide cuivrique. On voit que 'e lésidtat de ces expériences ne varie que dans le cin- 'luièine chiffre du poids de l'oxide cuivrique, et seule- "•ent dune unité. On a pris pour base du calcul le résultat de la première expérience, et on a admis que ' oxide cuivrique est3=Cu + 0, conjecture qui présente •*€aiicnup de vraisemblance , et est fondée tant sur .l'iso-

Iirphie de l'oxide cuivrique avec l'oxide fen-eus que sur chaleur spécifique du cuivre. Il résulte de ces données un atome de cuivre pèse 395,695, ou 31,707 fois auit qu'un atome double de i'bydrogène.

3i. Vrane, D'après les expériences d'Arfvedson et les ennes, ce métal a deux oxides, dans lesquels les mul- 'iples d'oxigène sont a et 3. On a tout lieu de regarder ^e» oxides comme U+0 et a Uh~-3 O, parce que l'urane, Huoîqu'il n'ait pas une très-grande pesanteur spécifique, **teède le poids atomique plus fort. T,e poids atomique l'urane peut être déterminé avec la même exactitude le la même manière que celui du cuivre, en faisant ir un courant de gaz hydrogène sur de l'oxide uraet exposant celui-ci à une légère chaleur rouge. ce moyeu, Arfvedson a ti-ouvé que 100 parties du-

raoe sont combinées dans Toxide uraneux avec 3,55' parties d'oxigèrie, et les expériences que jVi faites plu tard m'ont conduit au même résultat. D'après cela, Ta tome de l'urane pèse 12711,358, ou 217,^63 fois plu que l'atome de Thydrogène.

32. Bismuih.Ce métal a deux oxides dont on conna la composition. Le rapport d'oxigèuc entre eux est comno 2:3.L'oxide qui est base dans les sels bismuthiques étai Bi-f- O, l'autre , qui est un suroxide , est composé c aB + 30, D'après Lugerhjelm, 100 part, de bismut forment l'oxide basique avec 11,275 parties d'oxigèn L'atome de bismuth pèse donc 886,92, et, comparé rUydrogène comme unité, 71,07. I^ chaleur spécifiqi de ce métal, déterminée par Dulong et Petit, est o,o*28« et donne le poids de Tatome moitié plus grand. Âus long-temps que l'oxide bismuthique était le seul donti avait déterminé la composition, j'adoptai le résultat ti de la chaleur spécifique, ou i33o,377 pour le poids l'atome, en considérant l'oxide bismuthique comme coi posé de 2Bi + 30, composition analogue à celle l'oxide autimonique; mais du moment que la compo: tion du suroxide de bismuth se trouvait incompatil avec ce poids atomique, il fallait le rejeter.

33. Etain. Il résulte des expériences de Dulong Petit, sur le rapport entre la chaleur spécifique et \e poî de l'atome de l'étain , que, dans les deux oxides de l'étai de même que dans ceux du platine, un atome d'étain ^ combiné avec un et avec deux atomes d'oxigène. i * parties d'étain, transformées en oxide stannique parl'aci nitrique pur, ont donné 1 27,2 parties de cet oxide. Il s*€ suit que l'atome de l'étain pèse 7 35,296, ou 58,920 fois pi que l'atome double de l'hydrogène. Dumas a trouvé (| ladensité du chlorure stannique gazéiforme est de 9,19c La composition quantitative de ce* sel étant connue^ en résulte que dans ce gaz 2 volumes de chlorure se condensés à moitié. Dumas croit pouvoir conclure de qu'il contient aussi 1 volume d'elain; d'où résulter que le poids atomique de Tétain serait moitié moins fa

DES PROPORTIONS CHIMIQUES. Il5

OU, eft d'autres termes, que Toxide stanneux serait =Sn

etFoxide stannique:=Sn. Ce résultat peut être bon, et s'accorde d'ailleurs avec les rapports ordinaires. Mais on peut objecter, ce que j'ai déjà dit à l'article du bore, qu'il est impossible d'évaluer d'une manière certaine le volume d'un élément par la connaissance du rapport du volume de l'autre élément au volume de la combinaison. Si l'on considère les différents rapports dans lesquels l'étain se combine avec le soufre, on arrive,

daprès ma manière de voir, à la série Sn S, Sn, dans laquelle le membre intermédiaire devrait être 4 Sn + 3 S, d'après Thypotbèse de Dumas. Le dernier membre, le sulfide stannique, se combine avec les sulfobases dans un rapport tel, que le sulfide contient 2 fois autant de soufre que la sulfobase. Si, dans les cas où le premier degré d'oxidation est R^O, le second était

toujoui's R'O*, c'est-à-dire dans le rapport de RàR, les proportions indiquées coïncideraient avec la donnée de Dumas.

34 Plomb. La composition de l'oxide plpmbique P^t être déterminée parle même moyen et avec la même •^ctilude que celle de l'oxide cuivrique. D'après la ^ojemie de 4 expériences, dont quelques-unes ne va- '^ï^ient que dans le sixième chiffre du poids de l'oxide plombique, 100 parties de plomb se combinent avec 7»7^5 parties d'oxigène; d'où il suit que l'atome du ploml} pèse 1294,49^9 o" 103,729 fois plus que l'a- **^e double de l'hydrogène. (Comparez en outre la page6o7).

35. Cadmium, D'après les expériences de Stromeyer, lOo parties de cadmium sont combinées, dans le seul défi*^ d'oxidation que l'on connaisse à ce métal, avec i4352 P*i1ies d'oxigène. Cet oxide est probablement Cd+O, *t dans ce cas, l'atome du cadmium pèse 696,767, ou ^5,833 fois plus que l'atome double de l'hydrogène.

36. Zinc. D'après les expériences de Gay-Lussac et les '^^«Dnes, qui m'ont conduit au même résultat, 100 par-

Il6 THEORIE

ties de zinc se combineut avec 2498 parties doxigèn pour se transformer en oxide zincique. D'après cett donnée, l'atome du zinc pèse 4o3,226, ou 3!2,3ii foi plus que l'atome double de l'hydrogène.

37. Nickel. Rothoff a trouvé que 188 parties d'oxid niccolique, transformées en chlorure neutre, donneo avec le nitrate argentique 718,2 parties de chlorure ar gentique. On peut partir de là pour calculer le poid du nickel, car 718,2: 188 :: Ag Cl" (1794,2 55): Ni On trouve ainsi que le poids de l'atome d' oxide nicco lique est 4^9,755, et en déduisant de ce 'nombre ui atome d'oxigène=: 100, il reste pour le poids de l'atom du nickel 369,675 ; cet atome pèse 29,622 fois plus qu l'atome double de l'hydrogène.

38. Cobalt, Rotliofïa trouvé que 269,2 parties d'oxid cobaltique, transformées en chlorure neutre et précipi tées par le nitrate argentique, donnent 1029,9 partie de chlorure argentique. En faisant un calcul semblabi à celui indiqué ci-dessus , on trouve que l'atome du ce balt pèse 368,991, ou 29,568 fois plus que l'atom double de l'hydrogène.

39. Fer. J'ai trouvé, par des expériences réitérées que 1 00 parties de fer suédois , de l'espèce qui sert i fabriquer les cordes de piano, donnent i43, 5 partie d'oxide ferrique. Ce fer contient o,oo5 de son poids d charbon ; en déduisant ce charbon, on arrive à ce ré sultat, que 100 parties de fer donnent i44» î^5 partie d'oxide ferrique. Quelques chimistes ont adopté, poui la composition de l'oxide ferrique , le résultat immédia de la transformation du fer en oxide ferrique; ils on donc négligé de tenir compte du charbdh, ce qui es une faute évidente. Dans mes expériences, le charbon 1 été converti, par la combustion, en acide carbonique et la quantité de carbone a été évaluée d'après le poids du carbonate calcique obtenu: Si les nombres loo el 44)^ S représentent, d'après ce qui a été dit plus haut, 2 et 3 atomes., l'atome du fer pèse 339,2o5, c'est-àdire 27,18 1 foisautant que l'atome double de l'hydrogène^

DKS PROPORTlOTfS CHIMIQUES.

i /;o. Manganèse. Le poids atomique de ce métal a jl ele déterminé par des analyses du chlorure mnnga'neux. 1 Dans une première expérieuce, 4.20775 giammes de 1 chlorure manganeux, fondus au milieu d'im coiiraDt 1 ue gaz acide hydro-clilorique , rcdissous dans l'eau et I piwipités par le nitrate argentique, ont donné 9,575 I grammes de uhlorure argentique fondu. Dans une se- I ronde expérience, 3,o63 grammes de clilorure manganeux F ont donné 6,96912 grammes de chlorure argentique. Daprès la première expérience, le poids de l'atome du manganèse est 345,837; d'après la seconde, 345,952; '*i terme moyen est 345,887. Par conséquent il pèse 3717,16 fois autant que le double atome de l'hydrogène. Le nombre relatif des atomes qui entrent dans ses com- ""laisons avec l'oxigène a été discuté piécédemment. 4i. Cérium. Dans les oxides de ce métal, les multi- P'es d'oxigène sont entre eux comme 2 : 3. D'après ce S'^e nous avons dit à l'article des autres métaux, ce rapport annonce qu'on, doit les considérer comme Ce + O *^t a Ce + 3 O, D'après les expériences de Hisinger, ^Oo parties de cérium sont combinées, dans l'oxide cé- •"eux, avec 14,821 parties d'oxigène; il s'ensuit que l'a- 'onie du cérium pèse 574,79'Jï ou 46,o5i fois plus que 'atome double de l'hydrogène.

l\i.Thonuni. Pour déterminer la quantité d'oxigène S'" se trouve dans la thorine, on a analysé le .sulfate neu- 'fe. Dans une expérience, on a obtenu 0,6754 gramme ^^ lliorine et 1,1 59 gramme de sulfate barytique; dans "Ile autre, i,o5i5 gramme de rhorine et r,832 gramme '* sulfate barytique. On a encore analysé le sulfate thol'ico-potassique , qui a donné sur o,265 de thorine 0,1 56 ''flcide sulfurique et o,3435 de sulfale potassique. Ces analyses fonrnissent quatre moyens pour calculer le poids ''t' l'atome de la thorine, et conduisent aux nombres siiiïanis : 85i,3; 841,73; 849,664 et 836,86, dont la I "joyeniie est 844,9- Comme, dans le sulfate double, la thof'ne et la potasse sont combinées avec la même quantité I <■ acide sulfurique , ou peut conclure qu'elles contiennent

Il8 THÉORIE

loùtes les deux un atome d'oxigène. L'atome de thorium pèse donc 744?9y c'est-à-dire 59,646 fois autant que l'atome double de Thydrogène.

43. Zirconium. L'oxigène contenu dans la zirconea été déterminé par la quantité qu'il en faut pour saturer 100 parties d'acide sulfurique. Dans six expériences on a trouvé les quantités suivantes : 75,74» 7^,80, 76,84, 75,84? 75,92, et 75,96. Ces quantités doivent contenir 19,95 d'oxigène. Pour déterminer le nombre d'atomes représentés par ce nombre, on a recours à cette circonstance, que le fluorure zirconique se combine avec le fluorure potassique en deux proportions, et donne ainsi naissance à des sels doubles dans lesquels les multiples du fluor sont comme i : 1 et 2 : 3. Comme le fluorure aluminique forme, avec le fluorure ferrique, un sel doi*ble analogue, et que les oxides de ces métaux contieO^' nent 3 atomes d'oxigène, il est assez probable que la z>^' corne, de même que ces oxides, est composée de 2 I^^ 4- 3 O. Le poids atomique du zirconium est alors 4^0,20 ^» et l'atome de ce métal pèse 33,671 fois plus que l'atonr:»^ double de l'hydrogène.

44« Yttrium, L'analogie que présente l'yttria avi l'oxide céreux doime tout lieu de présumer que la con position de la première est analogue à celle du secon^ c'est-à-dire Y 4- O; 100 parties de sulfate yttriqu< doucement cîalcinées et précipitées par le chlorure bar tique, donnent 145,27 parties de sulfate barytique. E^ ^ partant de là pour calculer la composition de l'yttria, ^^^ par suite le poids de l'atome de l'yttrium, on trouve qt'^^^ ce dernier est de 4o2> 5j4, «t que l'atome 4e l'yttriu^^ pèse 32,354 fois autant que celui de l'hydrogène. ,

45. Glucium. On connaît à ce métal un seul degr^^ d'oxidation, c'est la glucine; cette terre se combine a sèment avec les corps oxides qui contiennent 3 atom( d'oxigène, tels que l'alumine, les acides sulfurique silicique; dans ces combinaisons, la glucine contient ^^ ou j de l'oxigène des autres corps, rapport qui aip-^ nonce que la terre ne contient ni un ni chu^ atome^^

mais qu'elle en contient 3, conime Talumine et la zircone, combinés probablement avec 2 atomes de i^idical. La composition de rémeraude et de IVuclasey qni sont des silicates doubles d'alumine et do glucine, ire s'accorde pas bien avec un autre rapport d'atomes dans la glucine. Le poids atomique du giucium a été déterminé par l'expérience suivante : Une quantité de sulfate glucique r parfaitement neutre ), contenant 100^ i de glucine, a aonné 4S4^9 ^^ sulfate barytique; la glucine contient donc 3 1,1 54 pour 100 d'oxigène. Par conséquent, si cette terre est 2 G + 3 0, Tatome du giucium pèse 33i,a6i, ou 26,544 fois autant que l'atome double de l'hydrogène.

46. aluminium. Cent parties de sulfate aluminique anhydre laissent, après une forte calcination, 29,934 d'à* lumine. Par conséquent, 100 parties d'acide sulfurique exigent pour leur saturation 4^97^^7 d'alumine, et la terre contient 46,7047 pour 100 d'oxigène. L'alumine ^tant 2. Al +3 0, I atome de l'aluminium^ doit peser 171,166, ou 13,716 fois autant que l'atomcL double de Vhydrogène.

47. Magnésium. Dans ces dernières années, pluneui^s chimistes ont fait des recherches sur la composition et la capacité de saturation de la magnésie , et ils sont arrivés à des résultats qui ne s'accordent pas touta-feit avec ceux que j'ai obtenus. Voici de quelle manière j'ai procédé pour obtenir de la magnésie exempte ^oxide manganeux; j'ai dissous la magnesia alba dans icau, en faisant arriver dans celle-ci un courant de gaz acide carbonique; puis j'ai fait bouillir la dissolution. De cette manière j'ai obtenu de la magnésie qui ne contenait pas une trace de manganèse. Cent parties de cette [''ïagnésie, rendue caustique par la calcination, ont été introduites dans un creuset de platine pesé, et dissoutes ^u» un excès d'acide sulfurique distillé et étendu d'eau; * dissolution a été évaporée avec soin, et l'excès d'acide ^ ^ë chassé en chauffant le creuset à la lampe alcooli- V^) et élevant peu à peu la température jusqu'au rouge.

Le, résidu était de 2g3y 985 parties de sulfate magnésique, qui se dissolvait dans Teau, sans la troubler et qui par conséquent n'avait rien perdu de son acide ^i). En calculant d'après ce résultat le poids de l'atome du magnésium , on trouve qu'il est de 1 58, 35a , c'eijtà-dire 12,689 ^^'^ '^ poids de l'atome double de l'hydrogène.

48. Calcium. Le poids atomique de ce métal a été déterminé par l'expérience suivante : 3oi parties d« chlorure calcique anhydre, dissoutes dans l'eau et précipitées par le nitrate argentique, ont donné 773 pam*tics de chlorure argentique. En partant de là pour ca »' culer le poids de l'atome, on trouve qu'il est de nSS^oïÇ^'* c'est-à-dire 20,5 1 5 fois le poids de l'atome double -^^-^ l'hydrogène.

49. Strontium. Stromeyer a trouvé que 100 parties ^^ chlorure strontique anhydre produisaient i8i,25 ^^^, chlorure argentique. D'après cela, le poids atomique dr -^ strontium est de 547,285, ou 4^,854 fois plus for"^^ que l'atome double de l'hydrogène.

50. Barium. 100 parties de chlorure barytique anhy dre ont donné, dans deux expériences, i38,o6 et i38,o^^^" de chlorure argentique. La même quantité de chlorure barytique a donné avec l'acide sulfurique 112,17 e 1 12,18 parties de sulfate barytique. D'après la moyenn des premières expériences, un atome de barium pè 856,95, et d'après la moyenne des dernières, 856,93 On voit que ces résultats s'accordent parfaitement. 1 en résulte que l'atome du barium pèse 856,88o, c'est à-dire 68,663 fois plus que l'atome double de l'hydro gène.

(i) La trrrc retient dans ce cas son acide, à la chaleur rouge ^ parce que Tcau , qui en entraîne ordinairement une petite quan — lité, est vaporisée avant l*excès d'acide. J'ai fait voir qu'en pré— cipitant le sulfate par le chlorure barytique, et calculant la com-^ position de la magnésie d'apri's celle du précipité, on arrive à urB résultat (*rroué, parce qu'il se précipite de la ma^jnésie avec le? sulfate barytique.

DES PROPORTIOKS CHIMIQUES. 13 1

5i. Lithium. 4,^545 grammes de carbonate lithiqiie ^ fondu, saturés d'acide sulfun'que distillé, ont donné j t),653 grammes de suifate lilhique anhydre. 1,874 de ce

(sulfate précipité par du chloiure baryliqiie ont prodnit 3,gg85 grammes de sulfate barytiquei La première de ces expériences donne pour l'atome du lilliium 78,88, Pt la seconde 8 1 ,874 ; la moyenne est So.SyS , ou 6,44 ïois It- poids de l'atome de l'iiydrogène.

Sa, Sodium. 100 parties de chloiure sodîqne donnent ^44î6 parties de cidorure argentique. Il s'ensuit que l'atome du sodium pèse 390,897, c'est-à-dire a3,3io fois plus que l'atome double de l'hydrogène.

53. Poteiiiium. loa parties de chlorure potassique '•onnent 192,4 parties de chlorure argentique. D'après t^ela, l'atome du potassium pèse 489,916, ou 3g, 257 "^is plus que l'atome double de l'hydrogène. Le potasîi'Uin et le sodium différent l'un de l'autre en ce que 'e suroxide du premier est K 4- 3 O, celui du second, a Ma X 3 O.

■ X.ES tables qui vont suivre contiennent les poids ato- "ii<[ues des corps inorganiques en général, ainsi que la <^oniposition en centièmes des corps composés du preit»îer et du second ordre, avec et sans eau de comhinai- ^f>ii. Je n'ai pas cru devoir étendre ces labiés plus loin. f*ar conséquent on n'y trouve point les sels doubles. C'est par nue telle raison que, dans mon Traité de chimie, je '*'ai point doimé la composition en centièmes des sels simples, mais bien des sels doubles.

Outre ces corps inorganiques, les tables contiennent

^n petit nombre de corps organiques, c'est-à-dire les

''cides végétaux les plus communs, tels que l'acétique,

le larlarique, le pyrotartariquo, le citrique, lemalique,

^ gallique (d'après M. Pelouze), le pyrogalltque, le

"wnzoique, lesuccinique, lemuciquc, le pyronmcique ,

* ïtéarique, le margarique et l'oléïque, aîusi que leurs

sels à bases inorganiques; on y trouve encore l'alcool et les étliers , le benzoyle et ses combinaisons. Les éthers y sont représentés d'après une idée nouvelle, en les considérant comme composés à la manière des combinaisons inorganiques. J'y admets un radical composé, que j'appelle radical éthérique, et qui est composé de C^H^. Son atome double, €^ïl'^, donne avec un atome d'oxigène l'éther , avec un atome double les corps halogènes, les éthers dits des hydracides ; et l'éther ( ou l'oxide éthéreux ), combiné avec des acides anhydres^ donne les éthers acidifères. La combinaison de l'atome du radical non doublé avec i atome d'oxigène donne l'esprit pyrolignique ( l'oxide éthérique ).

Je n'ai point considéré la composition des bases végétales comme assez bien connue pour être admise dans ces tables.

La première colonne contient les noms des substances, d'après la nomenclature employée dans mon Traité. La seconde contient la formule ou le signe chimique, qui a servi de base au calcul. La troisième le poids atomique, comparé à celui de l'oxigène, pris égal à loo. La quatrième ce même poids, comparé au poids de l'atome double d'hydrogène pris pour unité, La cinquième contient le radical ou la base d'une combinaison. La sixième, l'oxigène ou Tacide, et la septième l'hydrogène ou l'eau, ces trois derniers déterminés en parties centésimales.

Les tables ont été dressées et les calculs faits par M. O. G. Ongren; ingénieur des mines. J'ai eu occasion d'être témoin du scrupule avec lequel ce travail long et fastidieux a été exécuté , et je ne fais que remplir un devoir en déclarant publiquement à M. Ongren ma reconnaissance.

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