II. — Source» non juridiques
96. Les sources juridiquss ne constituent qu’une très-faible partie de nos re**ources pour l’élude du droit crimioel pendant la République et les premiers temps de l’Empire. Le* auteurs classiques fournissent de* renseignement* bien plus abondants, quoique moins sûrs.
Le plus important de tous est cicâROB, principalement dans plusieurs de se. grands discours et dan. »e. ouvrage» sur la rhétorique. On consultera avec fruit lea commentaires suivants :
Citera s Rtde fût T. Annius èlilo mit Einlcitung und Commentât 00H OSEABRUGCEM (ED). Uamb., 1841. 8* de xvi-138 pp.
BIBLIOTHEQUE CHOISIE DU HKOIT CRIMINEL
L'ictro't titdc fûr Statut Rotetut ai u Amena / mit Einleitnng und Commenter ton OSKXBHIGCE* (KO.). Braunscbweig, 1844. 8° de x-168 |>p.
Cieeronit Vrrrmarum Libri Vil, récent, et explicavil ZL'MPT (C.-TH.) Berol., 183t. Ib-8®.
MAftSÉ (P.-C.). Daputatio lilerario-juridica de H. -T. Cictroui* orat liane tn C.-C. Verrou de Jurisdielione SieiUenti. Lugd. BiUv., 183i. lu -8° de 126 pp.
CREUSER VFR.) und MOSLK («.-■). JF. T. Cieeronit oratio de Pratura SieiUenti «. de judiciit, qua eit orahonum VcrriRarum acfionissecunda secundo, ele. Goliiug., 1847. 8* de xxviii-488 pp. — Le commentaire est en allemand.
KLOTZ (K.). Cicero't Sàmmlliehe Heden, kntitch beriehliget und e rlâulerl. Lcipz., 1835-1839. 3 vol. gr. iu-8®.
FBRRATIUS (M.-AST.). Epitlolarum Libri VI, in quibut omnia fere qua in orationibut H. Tullii dubia oceurrunt polemiet il’ lutlrantur. Vcnctiis, 1737. ln-4®.
Les notes, introductions, txcurtut, etc.. Jointes eut discours, oui ouvrages de rhétorique et aus lettres, dans l'édition rum notis oariorum,- dan s ce Iles de R.-E. LEMAIRE (Paris, 1830-1832. 19 vol. in- 8®), de V. LECLERCQ (Paris, 1826-1827. 33 vol. in -8® et in-18).
A Cicéron il faut joindre nécessairement ses commentateurs anciens (les Seoliatle»), et particuliérement Ateoniut (Voy. dans l'édition des OEu vret de Cicéron, publiée par G- Orelli, le tome V, Intitulé : M.-T. Cieeronit Srhohaita, C. Mariut, Vielorinnt , llufinut, C.-J. Victor, Boilhiut, Eaton. Enlugiut, Atconiut Pedianut, Scholia Bobientia, Seholiatla Gronotianut. Edid. ORELLIUS (J.-C.) et BAIETERUS (J.-C.). Turici, 1833, Les. 8®. Nouvelle édition, encore inachevée, Turtci, 1845 sq.
97. Après Cicéron, ce sont les historieus qui Fournissent les renseignements les plu» précis : TIIE-LIVE, qui raconte les procès criminels juges pur le peuple, sous la République; TACITE, pour les procès criminels des premier» temps de l’Empire ; ai'ÉTOXE; le» Seriptoret Hittoria Auguslx, et, pour les temps moins aucicns, CA5SI0D0RE cl 61MMAQUE. Parmi les autre* écrivains latins, il Faut consulter encore : QUIKTILIER et &EAi- QUE, mais avec circonspection, parce qu'il» mêlent trop souvent les institutions grecques ù celles de Rome; les deux PLI- RES; FESTCS (P.) cl «on abréviau-ur DIACORLS (P.); le savant autenr des Ji'uilt attique*. AULU-GELLE [voy. A. Geilii Qua ad jut pertinent, reeognooil eommenlarioque eritico intiruxtt DE CLOEDER (D.-J.). Rosloek, 1843, in-8*) ; RORIUS M IBCELI.US et ISIDORE de SeviUe i les Pères de l'Église, TERTULI.IES , LACTABCE et tainl AUCU6TIR ; euliu, les poètes rux-méiues, notamment plaute ci.téreace, HORACE et 4UVERAL, présentent des indications souveut utiles. Les interprètes anciens des poètes : DOSAT sur Ttrence; ACROR cl PORPHYRE »ur Horace i SERVIES sur Virgile, ne doivent pas être négliges.
98. Parmi les écrivains grecs qui parlent des institutions de Rome, le plus important serait POLTDE, si nous possédions en entier sa belle Hitloire de la République Romaine; après lui vivuncnl : DERYS d'Ilalicarnatie, qui c»l trop crédule [voyez SCHtUV (P. -F.), Dite, de Dionytio Halicarnatteo hiilorico, pracipuo hittoria jurit Romani fonte. Ilridclb., 1820] ; DIOR ci s&! ts, qui raconte amplcmcut les procès criminels des premiers temps de l'Empire; et PLUTARQUE, plus important louteFois pour les institution* de la Grèce. Pour les temps plus modernes, hÉrODIEJ, iozime. ioyaras et procope contemporain de JUATIMER, sont utiles è divers titres.