‹ Théorie élémentaire de la botaniqueChapitre 41 sur 84 · TAX0N0 3IIE · texte numérisé non relu

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quelle est la partie de ce corpuscule qui est la plus essentielle? Ce n’est ni sa radicule ni sa plumule , qui, par l’hypothèse môme, se trouvent dans tous; ce sera donc le ou les cotylédons, c’est-à-dire, les organes spéciaux dont le corpuscule reproducteur est muni pour son développement. J’établirai donc que dans la fonction de la reproduction , ce qui est le plus essentiel , est de savoir si les embryons ont ou n’ont pas de cotylédons , et je diviserai les végétaux en deux classes, les Cotylédonés e t les Acotylèdonès. Je suis encore confirmé dans cette idée, envoyant que toutes les plantes que je classe parmi les Acotyledonées , sont les mêmes que plusieurs auteurs ont supposées destituées d’embryons, de sorte que si l’on venait jamais à prouver que ces plantes sans cotylédons , sont aussi sans embryons , on n’aurait rien à changer à cette classification. Mais , de plus , n’est-il pas remarquable que par les deux méthodes, j’arrive aux mêmes résultats; ainsi, les végétaux Vasculaires sont les mêmes que les végétaux Cotylédonés , et les végétaux Cellulaires les mêmes que les végétaux Acotylédonés : donc celte division est naturelle.

§. 207. Prenions maintenant les végétaux Vasculaires ou Cotylédonés, et appliquons-leur la même marche de raisonnement.

Quant aux organes de la nutrition, je prends le premier des organes, savoir, les vaisseaux, et je les considère, non plus d’après le premier point de vue, puisqu’il est déjà employé pour la division primitive, mais d’après le second , qui est la position ; j’établis donc leur classement d’après la position des vaisseaux; à cet égard, je vois qu’il est des végétaux vasculaires , où les vaisseaux sont tous sensiblement concentriques autour d’un

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étui cellulaire , et disposés de manière que les plus anciens sont au centre et les plus jeunes à la circonférence, d’où résulte que la plante se durcit de dedans en dehors; je les désigne sous le nom d 'Exogènes ( dehors, et yeva* j’engendre, je crois), en faisant allusion à cette dernière circonstance ; je vois, au contraire, qu’il existe d’autres végétaux dans lesquels les" vaisseaux sont Comme épars dans toute la tige, non rangés par zones autour d’un étui central, disposés de manière que les plus anciens, c’est-à-dire les plus durs , sont à l’extérieur, et que l’accroissement principal de la tige a lieu par le centre; je tire de cette dernière particularité le nom d’ Endogènes ( evâiv dedans , yev«a> j’engendre , je crois ) , sous lequel je désigné cette classe. Outre les caractères fondamentaux que je viens d’indiquer, ajoutons que les Exogènes ont un canal et des rayons médullaires, dont les Endogènes sont dépourvus; que les premiers ont une forme nécessairement plus ou moins conique , tandis que celle des seconds est réellement cylindrique; que l’âge des premiers se connaît par le nombre des couches concentriques qu’on peut remarquer sur leur coupe transversale, tandis que celui des seconds se mesure par le nombre des anneaux plus ou moins Visibles sur la tige considérée dans le sens vertical. Ajoutons que les nervures des feuilles sont généralement rameuses dans les Exogènes , simples dans les Endo= gènes; que les feuilles elles-mêmes sont rarement engainantes dans la première classe, et fréquemment dans la seconde. Ajoutons, enfin, que les racines des Exogènes sont ordinairement développées dans la graine » tandis que les fibres radicales des Endogènes sortent le plus souvent en perçant l’épiderme d’une espèce particulière de disque : caractère d’où M. Richard a tiré

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les noms d 'Exorhizes et d ' Endorhizes , par lesquels il distingue ces deux classes.

Considérons maintenant ces mêmes végétaux vasculaires, sous le rapport des organes de leur reproduction; je choisis le plus essentiel de ces organes, savoir les cotylédons; et je les considère, non pas d’après leur nombre, comme on l’a fait jusqu’ici, mais d’après leur position, qui, comme je l’ai établi, est le premier des caractères après l’existence : or, je vois qu’à cet égard les végétaux se divisent en deux grandes classes , savoir : ceux dont les cotylédons sont opposés ou verticillés , que pour 111e conformer à l’usage je nommerai Dicotylè donès,e\. ceux où les cotylédons sont alternes, que je continuerai de même à nommer Monocotylédonés. Comme les cotylédons 11e sont, en réalité, que les premières feuilles présentes dans la graine, ainsi que la radicule 11’est que la racine et la plumule la tige, il résulte de cette disposition des cotylédons; i.° que les Dicotylédones doivent avoir les feuilles primordialement opposées ou verticillées , mais qui peuvent devenir alternes par l’acte de la végétation; que les Monocotylédones, au contraire , ont les feuilles primordialement alternes , et qui peuvent devenir verticillées ou rarement opposées , par l’effet même de l’accroissement ; 2.0 que le nombre des cotylédons n’est pas fixé; dans les Dicotylédones, il peut aller depuis deux, qui est le cas le plus fréquent, jusqu’à trois, quatre, cinq et au-delà; dans les Monocotylédonés, il peut varier depuis un , qui est le cas le plus fréquent; deux, comme on le voit dans le Cicas , qui n’est pourtant pas une Dicolylédone; trois, comme dans certaines Graminées, etc* Ce nombre lient uniquement au nombre des feuilles déjà développées et visibles dans la graine.

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Or, maintenant, si je compare les divisions des plantes vasculaires d’après leurs organes nutritifs et reproductils , je trouve que les végétaux Exogènes sont exactement les mêmes que les Dicotylèdonés , et les Endogènes exactement les mêmes que les Monoco tylédonès ; donc cette division est naturelle.

§. 218. La science n’est pas assez avancée, pour qu’il soit possible de suivre cette méthode dans tous les détails ultérieurs , et , par exemple , nous manquons tout-à*fait de moyens exacts pour grouper ' les nombreuses familles des Dicotylédones dans un ordre naturel, c’est-à-dire , fondé à-la-fois sur les organes nutritifs et reproductifs j. mais les familles elles-mêmes , presque toutes fondées sur ces deux sortes de caractères, n’en sont pas moins naturelles, à de légères exceptions près; je me contenterai donc d’indiquer, dans le tableau suivant, la série des familles disposée dans l’ordre qui me paraît s’éloigner le moins des rapports naturels: dans ce tableau, je les réunirai en groupes par des caractères, tantôt naturels , tantôt plus ou moins artificiels, c’est-à-dire, uniquement fondés sur la reproduction; dans le premier cas, ces groupes auront des noms propres; dans îe second , ils n’en recevront point. Le point de doute (?) , placé après le numéro , veut dire que la place de la famille n’est pas fixée d’une manière rigoureuse dans la?

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