‹ Théorie élémentaire des lentilles épaisses: interprétation géométrique et expostion analytiqueChapitre 1 sur 39 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

Cet Ouvrage est la reproduction des leçons que je professe à la Faculté des Sciences de Besançon sur une dès parties les plus délicates et les moins connues de l'Optique géométrique. La théorie des lentilles, en tenant compte de l'épaisseur, a été successivement exposée et discutée par Biot et par Gauss ; mais, tandis que Biot n'arrive à des résultats pratiques que par d'interminables calculs, Gauss s'élève à une hauteur de généralisation qui, de bonne heure, a fixé l'attention sur son célèbre Mémoire. Toutefois, l'analyse de l'illustre physicien de Gôttingue est d'une lecture assez pénible et exige des connaissances mathématiques avancées : c'est la raison qui a longtemps retardé la vulgarisation des nouveaux principes. Je pense donc avoir rendu un véritable service à l'enseignement en traitant la matière avec tous ses détails par les voies synthétiques de la pure Géométrie : la théorie de Gauss devient maintenant accessible à tous les élèves des classes de Mathématiques dans nos lycées.

Les Chapitres I, II, V, VI, VII répondent aux programmes d'admission des Écoles Polytechnique et Normale

dans le Chapitre VI, j'ai étendu aux miroirs les procédés de construction qui m'avaient servi pour les lentilles. C'est la partie la plus originale du livre ; on y verra démontré qu'un miroir est en tous points l'équivalent d'une lentille, et qu'une association de miroirs sphériques centrés fonctionne comme une association de lentilles sphériques centrées. J'ai été ainsi conduit à donner une expression simple du grossissement dans les télescopes de Grégori et de Cassegrain.

L'ensemble de l'Ouvrage peut aussi être considéré comme une Introduction à l'Optique physiologique. J'ai établi dans toute leur généralité les formules qui définissent les éléments cardinaux d'un système quelconque « de lentilles séparées par des milieux différents. J'ai montré l'application immédiate de ces formules à l'œil humain, pour en déduire soit l'œil schématique, soit l'œil réduit. Enfin, à la fin du Chapitre VII, j'ai appris à conjuguer simultanément miroirs et lentilles et à trouver par de simples constructions la grandeur relative des images de Purkinje, soit dans l'état normal, soit dans les diverses phases de l'accommodation.

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