PLANCHE V
Résorption de l'os par le périoste. — FormatloB du cal dans le périoste*
FiG. 1, 2 et 3. -Elles soat destinées à montrer les résultats de quatre séries d'expériences , et ont été pratiquées sur te tibia droit de trois lapins.
Première série d'expériences, reiaiiTe au corps de Tos.
U ne faut s'occuper ici que des clous suivants :
Osn" 1, clous 3, ^ etS;
Os n°» 2 et 3, clous ^, 5 et 6.
Ces clous ont été placés à 1 centimètre l'un de l'autre sur chacun de ces os , dont la longueur était, le jour de l'opération : 6 centimètres [fig. i),U centimètres 3 millimètres (ûg. 2) , et 5 centimètres U millimètres (ûg. 3). £lle est maintenant, en énumérant toujours les os dans le même ordre , de 6 centimètres 6 millimètres; 6 centimètres 9 millimètres; 8 centimètres 1 millimètre. iMais la distance entre les clous, qui était de 1 centimètre le jour de l'opération , est encore la même à la fin de l'expérience , qui a duré , pour le premier animal, vingt-deux jours; pour le deuxième, quarante-six jours ; et pour le troisième , soixante-six.
Deuxième série d'expériences , relative aux extrémités de l'os.
Les clous qui se rapportent à ces expériences sont, sur l'os n* 1 , les clous o''' 1 et 0, et sur les os n*' 2 et 3, les clous
n** 2 et 7. Ces dons ont été placés à des distances respectÎTes, différentes sur chaque os.
Ainsi, au commencement de l'expérience :
Os n<>l. l"* Distance entre les clous 1 et 6, 5 centimètres 1 millimètre ; 2"* distance entre le clou 1 et Fépiphyse supérieure, 4 millimètres; 3° distance entre le clou 6 et l'épiphyse inférieure, 4 millimètres;
Os n''2. 1° Distance entre les clous 2 et 7, 3 centimètres 3 millimètres; 2* distance entre le clou 2 et l'épiphyse supérieure, 4 millimètres; 3 'distance entre le clou 7 et l'épiphyse inférieure, 4 millimètres ;
Os n" 3. 1° Dislance entre les clous 2 et 7 , 4 centimètres 3 millimètres; 2° distance entre le clou 2 et l'épiphyse supérieure, 4 millimètres; 3*^ distance entre le clou 7 et l'épiphyse inférieure, 3 millimètres;
A la fin de l'expérience , c'est-à-dire au bout de vingtdeux jours pour l'os n" 1, de quarante-six pour l'os n^ 2, et de soixante-six pour l'os n° 3 :
r Distance entre les clous 1 et 6 (os n° 1 ), et entre les clous 2 et 7 (os n°" 2 et 3) , la même que le jour de l'opération ;
2<* Distance entre l'épiphyse supérieure et le clou 1 (os n** 1), 7 millimètres; et le clou 2 (os n° 2), 20 millimètres; et le clou 2 (os n° 3), 25 millimètres;
3° Distance entre l'épiphyse inférieure et le clou 6 (os n* 1), 7 millimètres ; et le clou 7 (os n" 2), 16 millimètres , et le clou 7 (os n° 3), 13 millimètres.
L'accroissement en longueur de ces os , qui a été de 6 millimètres pour l'os n° 1, de 28 millimètres pour l'os n° 2, et de 31 millimètres pour l'os n"" 3, ne s'est donc fait, pour le premier, qu'entre les épiphyses (tant la supérieure que l'in-
férieure) et les clous 1 et 6 ; et, pour les deux autres, qu'entre les épiphyses et les clous 2 et 7.
Troisième série d'expériences y relative au déplacement de l'apophyse ou épine du tibia pendant l'accroissement de cet os.
La durée de l'expérience a été la même ici que pour la série précédente.
Les clous sur lesquels porte l'expérience sont le clou 2 (ûg. 1) et le clou 3 (fig. 2 et 3).
Chacun de ces clous a été placé au niveau de l'épine du tibia le jour de l'opération.
A la fin de l'expérience , on a trouvé, sur chaque os, l'épine éloignée du clou : la distance qui sépare maintenant ces deux points est, en effet, de 3 millimètres (fig. 1), de 13 millimëtres (fig. 2), et de 17 millimètres (fig. 3).
Quatrième série d'expériences, relative aux épiphyses.
On a placé un clou dans chaque épiphyse des os n"^ 2 et 3. Les clous dont il s'agit ici sont les clous 1 et 8. Il faut noter cependant que, sur l'os n° 2, le clou 1 , au lieu d'avoir été mis dans l'épiphyse , a été , par erreur, placé dans le fibrocartilage qui sépare la diaphyse de l'épiphyse. Or, pour ce dernier clou , le résultat n'a pas été le même que pour le clou 8 du même os , et que pour les clous 1 et 8 de l'os n° 3. Placé en effet à h millimètres du clou 2, la distance entre ces deux clous n'a pas changé ; mais le clou 8, placé à h millimètres du clou 7, s'en est trouvé éloigné de 17 millimètres à la fin de l'expérience, c'est-à-dire au bout de quaraute-six jours.
Sur l'os no 3, le clou 1 (clou de l'épiphyse supérieure) a été placé à h millimètres du clou 2 , et le clou 8 ( clou de l'épiphyse inférieure) à h millimètres du clou 7.
L'animal a été sacrifié soixante-six jours après l'opération. On a trouvé :
Entre les clous 1 et 2, 15 millimètres de distance ; Et entre les clous 8 et 7, 14 millimètres.
FiG. U et 5. Elles font connaître le résultat d'expériences relatives à la force de résorption du périoste.
Elles ont consisté dans l'introduction de petites lames osseuses sous le périoste des extrémités , des tèies de l'un des tibias. Les animaux qui ont servi à ces expériences étaient de jeunes chiens. Les lames osseuses avalent une longueur de 2 centimètres et une largeur de 3 millimètres.
a Tibia;
b b Périoste ;
e/(/ Corps étrangers placés sous le périoste.
Durée de l'expérience : vingt-six jours (fig. 6), trente et un jours (ûg. 5).
Fig. 6, 7, 8. Elles sont destinées li montrer, d'une part, la formation de l'os par la membrane médullaire , et de l'autre, la résorption des os propres de l'animal par le périoste.
Ce sont des tibias de canards dont le périoste a été détruit dans presque toute l'étendue du corps de l'os. Ces tibias ont été sciés suivant leur longueur , et l'on n'a représenté que l'une des deux moitiés de chacun de ces os.
a Tibia recouvert de son périoste ; b Périoste ancien ; b' Périoste nouveau et épaissi (Gg. 7); 6" Deux prolongements du périoste nouveau (fig. 7 et 8) , qui , après avoir résorbé , percé l'os mort, se glissent
sons cet os mort, pour aller s*implantcr dans l*os vivant;
f Canal médullaire (fig. 6 et 8) ;
h Os nouveau formé dans la membrane médullaire (fig. 6);
h! Os nouveau formé dans le périoste;
i Nouvelle membrane médullaire;
j Os mort.
L'animal auquel appartenait le tibia représenté fig. 6 a survécu vingt jours à l'opération; pour celui dont le tibia porte le n<» 7, la durée de l'expérience a été de vingt-huit jours; elle a été de trente et un jours pour celui dont le tibia est figuré au a° S.
Fig. 9. 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16. Elles montrent le résultat d'expériences destinées à faire connaître la formation du cal.
Elles ont été faites sur des tibias de chiens et de lapins.
Tous ces os, à l'exception de celui qui porte le n** 9, ont été sciés suivant leur longueur.
Les mêmes lettres ont la même signification dans toutes ces figures.
a Tibia ;
b Périoste;
V Périoste épaissi ;
e Point où l'os a été fracturé ;
/ Canal médullaire ;
h Os nouveau intérieur, c'est-à-dire développé dans le
canal médullaire; K Os nouveau extérieur ; A" Points osseux de nouvelle formation ;
k lotériear de la capsule ou virole: périostique (fig. 1^)» osseuse (fig. 15).
Fig. 9. Portion moyenne du tibia droit d'un chien, tué trois jours après l'opération. On voit à la face interne du périoste, renversé et maintenu par des érignes, un nombre très considérable de petits prolongements qui Tiennent se fixer sur Tos et sur le point même où celui-ci a été fracturé.
Fig. 10. Portion moyenne du tibia d'un chien. L'expérience a duré dix jours. La face interne du périoste épaissi , qui est tiré en dehors par des érignes , présente , comme dans la fig. 9, des prolongements qui pénètrent entre les deux fragments de l'os et viennent s'unir à la membrane médullaire.
Fig. 11. Tibia droit d'un chien. La durée de l'expérience a été de quinze jours. On voit, de même, ici le périoste épaissi qui Tient s'unir à la membrane médullaire dans l'intervalle existant entre les fragments.
Fig. 12. Portion du tibia droit d'un chien. L'animal a été tué au bout de vingt-deux jours.
Fig. 13. Portion du tibia droit d'un chien qui a survécu à l'expérience durant vingt jours.
Ces deux figures montrent l'augmentation de volume du périoste, et surtout le développement de points osseux dans son épaisseur.
Fig. 1^ et 15. Tibias droits de deux lapins, tués : le premier, celui du tibia 1^, au bout de dix jours; et le second, celui du tibia 15, au bout de quarante-cinq jours.
EXPLICATION DES PLANCHES* i&9
Sur l*uDe et l'autre figure , on voit la capsule de la fracture , avec cette différence pourtant que cette capsule k est encore molle sur la fig. 1^ , et qu'elle est complètement osseuse sur la pièce 15.
Fig. 16. Elle montre, sur un tibia droit de jeune chien, examiné quarante-cinq jours après l'expérience, une fracture parfaitement consolidée. On voit encore en e , endroit où la fracture a eu lieu, quelques traces de l'os nouveau qui formait le bouchon osseux intérieur.
150 EXPLICATION DES PLARCHE8.