CHAPITRE II
Je prouve , dans ce chapitre :
Que la membrane médullaire est l'organe qui résorbe les couches internes de l'os;
Que la membrane médullaire produit Tos comme le produit le périoste ;
Que, de son côté, le périoste résorbe l'os comme le résorbe la membrane médullaire ;
Et que , dans certains cas , le périoste produit et donne la membrane médullaire elle-même.
La membrane médullaire et le périoste sont donc un seul et même organe.
PREMIÈRE PROPOSITION
La membrane médallaire est l'organe qni résorbe les conciles internes de Tos.
Résorption , par la membrane médullaire , des os propres
de l'animal,
On connaît les belles expériences de Troja.
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Troja sciait un os long en travers , un os des membres , par exemple ; et puis , portant un stylet dans le canal médullaire de cet os , il en détruisait toute la membrane. Au bout de quelque temps, l'os, dont la membrane médullaire avait été détruite , tombait en nécrose , et tout autour de cet os mort il se formait un os nouveau.
Ce sont des expériences , faites à la manière de Troja, qui m'ont ouvert les yeux sur le rôle que joue la membrane médullaire dans la résorption des os.
Tout en me donnant une fois encore dans le périoste ce que nous venons d'y voir, c'est-à-dire l'organe qyi forme l'os , ces expériences m'ont donné déplus, dans la membrane médullaire, l'organe qui le résorbe.
Il y a donc dans les os un organe de formation , qui est le périoste ; et il y a un organe de résorption, qui est la membrane médullaire (1).
(1) Le périoste ne se borne pas à former Tos , il le résorbe ; la membrane médullaire ne se borne pas à résorber Tos , elle le forme. Ce chapitre a précisément pour objet de prouver co double rôle dans chacun de ces deux organes. Mais rhaqnr vé* rite no pcot être prouvée qu'à son tour.
§iv.
La pièce n* 4 de la Planche VI est la moitié d*un radius de bouc scié en long.
Ce radius est un os entièrement nouveau , et dans cet os nouveau se trouve enfermé de toute part un os ancien , un os mort , un os dont la membrane médullaire avait été détruite.
Voici comment l'expérience qui m'a fourni ce résultat, beaucoup plus complet qu'aucun de ceux obtenus par Troja lui-même , a été conduite.
Troja (1) commençait par scier en travers l'os dont il voulait détruire la membrane médullaire. Il amputait le membre dans la continuité de l'os. Il n'y avait donc qu'une portion d'os qui fût soumise à l'expérience ; il n'y en avait qu'une de conservée ; et , par conséquent, il n'y avait qu'une portion d'os qui pût se reproduire.
J'ai voulu , dans mon expérience , que l'os pût se reproduire tout entier. Je me suis donc borné à pratiquer un trou sur le radius ; et puis , portant un stylet par ce trou dans le canal médullaire , j'en ai
(1) De novorum ossium^inintegris aut maocimis ohmoV" bas deperdilimnbus^ Regeneralione expérimenta, 1775.
ET DU PÉBIOSTE. 37
détruit toute la membrane. Ainsi tout l'os a été soumis à l'expérience, tout l'os a été conservé, et tout l'os a pu se reproduire.
C'est, en effet, ce qui a eu lieu. Le radius, conservé tout entier, soumis tout entier à l'expérience , s'est reproduit tout entier (1).
Et ce n'est pas tout. Tout comme il s'est formé un os entièrement nouveau , il s'est formé aussi une membrane médullaire entièrement nouvelle.
Quant à l'os ancien , il est enfermé de toute part, comme je viens de le dire , dans l'os noaveau ; mais il y est mobile , mais il en est séparé partout par la nouvelle membrane médullaire , et déjà même il est en partie détruit ^ résorbé , par cette membrane.
§ VI
Les pièces 1 et 6 de la Planche VI sont les deux moitiés du radius que je décris ici , et que j'ai fait scier en long, pour qu'on en pût voir l'intérieur.
La pièce 4, vue de dehors en dedans, et sur la coupe, offre d'abord le périoste , puis l'os nouveau, puis la membrane médullaire nouvelle , puis l'os ancien , et , dans l'os ancien , les débris de la membrane médullaire ancienne , de la membrane médullaire qui a été détruite.
(1) Voyez Planche VJ, flg. U cl 6.
§VII
La pièce n* 6 est la seconde moitié du radius que je décris. Mais on a retiré de cette moitié l'os ancien, l'os mort, l'os qui formait séquestre. Il ne reste donc plus ici que la nouvelle membrane médullaire et l'os nouveau.
Enfin la pièce n* 5 est ce même os ancien et mort, retiré, comme je viens de le dire, de la seconde moitié du radius nouveau.
Cet os ancien est vu ici par sa face externe. Or, on remarquera d'abord que cette face externe est tout usée, toute rongée ; et l'on remarquera ensuite que le corps seul de l'os subsiste : les deux extrémités, tant la supérieure que l'inférieure (1), ont déjà disparu, détruites et résorbées par la membrane médullaire.
La pièce n* 1 est la moitié d'un radius de cochon scié en long.
L'animal avait été opéré de la même manière que
(1) Je ne parle ici que des extrémités de Vos même; les épi-* physes , auxquelles, dans ces expériences, il n'est point touché, restent et passent de Tes ancien à l'os nouveau.
ET DU PÉRIOSTE. 39
le précédent ; mais il a survécu beaucoup moins longtemps à l'opération. Aussi, d'une part, l'os nouveau n'est-il pas encore entièrement formé, et, de Tautre, la résorption de Tos ancien est -elle beaucoup moins avancée.
On voit dans l'intérieur de la pièce n* 1 l'os ancien et mort, l'os dont la membrane médullaire a été détruite.
Autour de cet os ancien est une membrane épaisse , laquelle est la membrane médullaire nouvelle , et entre cette membrane médullaire nouvelle et le périoste , également très épais , se forme Tos nouveau, dont l'ossification n'est encore complète que sur quelques points.
La pièce n* 8 est la seconde moitié de ce même radius, dont on a ôté l'os ancien , l'os mort , et qui formait séquestre.
§ IX
Il n'est pas un seul détail de la pièce que j'examine en ce moment qui n'ait son importance.
Là 011 le nouvel os se forme , cet os nouveau se trouve placé entre le périoste et la membrane médullaire nouvelle. Là où le nouvel os ne paraît pas encore , ces deux membranes ( la membrane mé-
/iO lIJiCM'IIli: DE LA MEMDHAM-: MÉDULLAIUE
duUaire nouvelle et le périoste) sont unies Tune à l'autre, et n'en font qu'une (1).
Enfin , et ceci est surtout le point qui m'importe ici 9 à la face interne de la membrane médullaire nouvelle se voit un tissu d'un aspect singulier, ou plutôt une surface toute parsemée de petits mamelons et de petits creux. C'est par cette surface, tour à tour creuse et mamelonnée , que la membrane médullaire nouvelle agit sur l'os ancien , le dissout , le ronge , et finit par le résorber.
Et ce que je dis ici est clairement marqué sur la pièce n* 2.
Cette pièce n* 2 est l'os ancien retiré de la pièce même que je viens de décrire.
Or, cet os ancien, vu par sa face externe, est tout usé , tout rongé; et ce qui paraîtra sans doute plus décisif encore , c'est que partout la surface de l'os érodé répond à la surface de la nouvelle membrane médullaire tour à tour creuse et mamelonnée, c'est que partout à chaque creux de l'os répond un mamelon de la membrane médullaire , et à chaque creux de la membrane médullaire une saillie de l'os.
(1) Très épaisse, à la vérit/é, et très facilement divisible en plusieurs feuillets.
ET DU PÉHIOSTE. Ui
Les pièces que je viens de décrire montrent :
1° Que la destruction de la membrane médullaire d'un os est suivie d'abord de la mort de cet os , et ensuite de la formation d'une membrane médullaire nouvelle et d'un os nouveau (1) ;
S'* Que l'os nouveau se forme dans le périoste de Tos ancien ;
S'* Que ce même périoste de l'os ancien donne la membrane médullaire nouvelle, laquelle tient d'abord à ce périoste, et ne s'en sépare que par l'interposition de l'os nouveau ;
Et 4'* que la face interne de la membrane médullaire nouvelle, tour à tour creuse et mamelonnée, dissout et ronge peu à peu l'os ancien , et finit par le résorber.
La membrane médullaire est donc l'organe qui résorbe Vos.
(1) Qui finit par être tout semblable à l'ancien. Voy. Planche VI, fig. Ji et 6. Ce radins nouveau , comparé au radius de l'autre jambe du même animal , s'est trouvé seulement plus gros : c'est qu'il contenait l'os ancien autour duquel il s'était formé.
Résorption déportions d'os étrangères à l'animal.
Dans les expériences précédentes, les os résorbés appartiennent à l'animal même. Ici les os résorbés sont étrangers à TanimaL
On a commencé par faire un trou à l'un des deux tibias d'un chien , puis on a introduit dans le canal médullaire de ce tibia une petite côte de lapin , et puis on a laissé vivre l'animal.
La membrane médullaire s'est gonflée, l'os a grossi ; enfin on a sacrifié l'animal, et l'on a retiré de son tibia la petite côte qu'on y avait introduite.
Les pièces n*** 25 et 26 de la Planche IV sont trois de ces petites côtes de lapins qui avaient été introduites dans le canal médullaire du tibia , sur différents chiens.
La petite côte n'* 25 montre déjà des traces manifestes d'érosion, d'usure, de résorption ; ces traces
KT DU PÉniOSTE. 43
sont plus manifestes encore sur les deux petites côtes n'* 26.
Et pour qu'on puisse bien juger de l'érosion de ces trois petites côtes , j'ai fait placer près de chacune , la côte correspondante ( ou de l'autre côté de l'animal ) , conservée intacte.
§IV
Les pièces n""* 23 et 2/i sont deux tibias de chien, dans lesquels on a laissé les petites côtes qu'on y avait introduites.
Dans la pièce 23, on voit la côte qui commence à être rongée , résorbée
Dans la pièce n* 24 , la petite côte introduite est presque entièrement résorbée.
La membrane médullaire résorbe donc jusqu'à des portions d'os étrangères à l'animal.
Encore une fois, la membrane médullaire est donc l'organe qui résorbe l'os.
kth IDENTITÉ DE LA MEMfiAANE MÉDULLÂIUE
SECONDE PROPOSITION
La membrane médullaire prodalt l'os comme le prodalt le périoste.
Quand on détruit, à la manière de Troja, la niembrane médullaire d'un os , cet os meurt. Puis le périoste donne un os nouveau et une nouvelle membrane médullaire, et puis cette membrane médullaire nouvelle résorbe, ronge Tos ancien , Tos mort (1).
J'ai fait une expérience qui est de tout point l'inverse de celle de Troja.
Troja détruisait la membrane médullaire et respectait le périoste. J'ai détruit le périoste et j'ai respecté la membrane médullaire.
Et j'ai obtenu des résultats de tout point inverses de ceux de Troja.
Dans l'expérience de Troja , l'os nouveau contenait l'os ancien , et était produit par le périoste. Dans la mienne , l'os nouveau est contenu dans l'ancien , et est produit par la membrane médullaire.
(i) On vient de voir tout cela dans les expériences relaUves à la Proposition précédente.
£T DU PÉRIOSTE. US
Enfin , dans l'expérience de Troja , c'est la membrane médullaire qui résorbe l'os ancien , Tes mort, et , dans la mienne , c'est le périoste.
Je laisse , pour un moment , la résorption de l'os par le périoste ; tout-à-l'heurej'y reviendrai (1). Je m'arrête ici à la production de l'os par la membrane médullaire.
§ IV
Les pièces 6, 7 et 8 de la Planche V sont des tibias de canards adultes : sur ces tibias y toute la région moyenne de l'os a été dépouillée de périoste.
L'expérience a duré vingt jours pour le premier, vingt-huit pour le second , et trente et un pour le troisième.
Sur ces trois tibias^ on voit : 1* que Tos ancien (l'os qui a été dépouillé de son périoste) est mort (2) ; et 2" que dans l'intérieur, dans le canal médullaire de cet os ancien , est un os nouveau , un os produit par la membrane médullaire (â).
(1) Pour la démonstration de la Proposition suivante.
(2) Du moins en partie : l'os, dépouillé de périoste, ne meurt pas tout entier. Ordinairement ce sont les couches extérieures qui seules meurent.
(3) On a vu ci-devant, /" Proposilion , p. 11, la membrane
Cet OS nouveau , qui remplit le canal médullaire de Tos ancien , se voit ici sur les trois tibias dont je parle ; et surtout il se voit bien sur le tibia 6 : /* est la portion du canal médullaire , libre et à l'état ordinaire ; h est l'os intérieur, l'os nouveau formé dans ce canal , et qui répond à toute la portion d'os dont on a détruit le périoste.
Lors donc qu'on détruit le périoste d'un os , la membrane médullaire produit l'os qu'aurait produit le périoste si l'on eût détruit la membrane médullaire , et elle remplit de cet os nouveau le canal médullaire de l'os ancien.
La membrane médullaire produit donc l'os, comme le produit le périoste.
médullaire s'ossifier dans une canule d'argent où elle s*était introduite. On verra bientôt (chapitre suivant) cette môme membrane s'ossifier dans la plupart des fractures, et y intercepter momentanément, comme par une sorte de cloison^ de bouchon osseux , la continuité du canal médullaire. Toutes mes expériences montrent également la formation de l'os par la membrane médullaire et par le périoste.
ET OU PtelOSTE. 47
TROISIÈME PROPOSITION
Ve pé H — t e résorbe !'•• «•nuMe le réeerbe la membrane médullaire.
Résorption par le périoste des os mêmes de l'animal.
Je reviens aux expériences de la Proposition qui précède.
Sur les trois tibias que je viens de décrire , on voit d'abord l'os ancien, l'os mort, et, dans l'os mort, l'os nouveau produit par la membrane médullaire ; mais on y voit de plus : 1° que le périoste qui avait été détruit s'est reproduit ; et 2* que ce périoste nouveau , très tuméfié , très gonflé , s'attache à Tos mort et le résorbe , le ronge.
Sur le tibia 6, le périoste nouveau commence à s'attacher à l'os mort et à le résorber.
Sur les tibias 7 et 8 , pour lesquels l'expérience a duré plus longtemps que pour le tibia 6, le périoste nouveau ne se borne pas à s'attacher à l'os mort
pour le ronger et le résorber; il Ta déjà résorbé, percé en plusieurs pointe, et, passant par ces points percés, il a fini par atteindre l'os nouveau , et par s'y implanter.
Béêwrption par le périosu de peiUê os étrangers à l'animal
. J'ai placé de petites lames d'un os étranger, d'un os mort , sous le périoste d'un os vivant : au bout de quelque temps , ces petites lames d'os ont été résorbées.
Les pièces n*** 4 et 5 de la Planche V sont deux tibias de deux jeunes chiens.
Sur chacun de ces tibias , deux petites lames d'os ont été placées , l'une sous le périoste de la tête supérieure , et l'autre sous le périoste de la tête inférieure.
Pour le tibia n** 4, l'expérience a duré vingt-six jours; et les petites lames d'os sont déjà usées , rongées , résorbées sur leurs bords par le périoste.
L'expérience a duré trente et un jours pour le tibia n° 5 ; et les petites plaques d'os sont ici presque
KT DU PÉRIOSTE. U9
entièrement résorbées. Je parle surtout de la supérieure; il en reste à peine un vestige.
§in.
La figure 4 bis représente une petite lame d*os préparée pour l'expérience , mais qui n'y a point été soumise. Elle est ici pour servir de terme de comparaison par rapport aux autres.
Je faisais voir tout-à-I'heure que la membrane médullaire résorbe les os de l'animal et les os qui lui sont étrangers. Le périoste résorbe de même et les os propres de l'animal , et les os qui lui sont étrangers.
Le périoste résorbe donc Vos tout comme le résorbe la membrane médullaire.
QUATRIÈME PROPOSITION
Bans certains cas y le périoste produit la membrane
médullaire.
Quand je détruis la membrane médullaire d'un
50 IDENTITÉ DE LA MEMnKANE MÉDULLAIRE
OS , cet OS meurt, et le périoste de cet os mort donne un os nouveau (1).
Mais ce périoste ne donne pas seulement un os nouveau , il donne aussi une membrane médullaire nouvelle.
Nous avons vu, sur les pièces 1 et 3 de la Planche VI , l'os nouveau se former dans le périoste très tuméfié , très gonflé , et séparer par là ce périoste en deux portions, dont l'externe devient le périoste de l'os nouveau , et l'interne la membrane médullaire nouvelle.
Les pièces 11 et 13 de cette même Planche sont les deux moitiés du tibia droit d'un lapin.
Sur cet animal , on a commencé par scier le tibia en travers , comme le faisait Troja (2) ; après quoi, un stylet a été porté dans l'os, et la membrane médullaire a été détruite.
Au bout de quelque temps, l'os, à membrane médullaire détruite , est mort ; et dans le périoste de cet os mort, un nouvel os s'est formé.
L'expérience a duré quarante jours.
(1) Voyez ci-devant, p 35 et siiiv.
(2) Voyez ci-devant, p. 85.
ET DU PÉBIOSTE. 51
Les pièces 11 et 13 sont les deux moitiés de l'os, comme je viens de le dire.
Au point c est le nouvel os; et, au point rf, est le périoste , qui , parvenu au bout inférieur de Tôs , se replie , et se porte , se glisse entre les deux os , pour y former la membrane médullaire nouvelle.
La pièce 12 est la portion morte de l'os ancien.
§IV
La pièce là est la moitié du tibia droit d'un lapin.
Sur cet os, la membrane médullaire avait été détruite.
L'expérience a duré dix-neuf jours.
On voit , sur cette pièce :
1° Au point e, l'os ancien, mort, et déjà en partie rongé , résorbé par la membrane médullaire nouvelle ;
2° Au point c, l'os nouveau;
Et 3% au point d , le périoste , qui , parvenu au bout inférieur de l'os, au bout scié, se replie et se porte entre les deux os, l'ancien et le nouveau, pour y former la membrane médullaire.
Dans certains cas y le périoste produit donc la membrane médullaire.
Mais ce n'est pas tout : dans les expériences où une canvie d'argent a été placée dans le trou d'un os (1), j'ai vu souvent la membrane médullaire traverser la canule^ et venir se joindre au périoste, ou , réciproquement, le périoste traverser la canule pour aller se joindre à la membrane médullaire.
La membrane médullaire peut donc donner le périoste ; le périoste peut donner la membrane médullaire : ils se donnent tous deux , et par conséquent ils ne sont, tous deux, qu'un seul et même organe.