‹ Theorie generale des machines a vapeurChapitre 37 sur 84 · I.OOtl · texte numérisé non relu

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extérieurs de ces cylindres à ceux de leurs enveloppes, raccroissemenl relatif de surrace refroidissanle est évidemment plus grand pour les petits cylindres que pour les grands. Au delà de 0™20 de rayon, la différence de ces accroissements relatifs devient peu sensible.

On peut donc, à Taide d'une couche épaisse de coton solidement maintenue par une deuxième enveloppe en bois, supprimer presqu'entièrement, dans les conduits de vapeur, la condensation qui résulte du refroidissement extérieur de ces conduits.

Comme le coton peut être remplacé par d'autres subtances peu conductrices, nous indiquerons, d'après M. Péclet, le degré de conductibilité de la plupart de celles qui peuvent être employées à cet usage, celui du colon étant pris pour unité.

Terre cuite 14,75

Sapin, transmiss. perp. aux fibres. 2,32

Sable quartzeux 6,75

Brique pilée en gros grains. . . . 3,47

Craie sèche en poudre 2,15

Cendres de bois 1 ,50

Charbon de bois eu poudre .... 2,00

Braise de boulanger pilée 1,45

Coke pulvérisé 4,00

Bois de chêne 3,57

Molleton de coton 1,00

Calicot neuf i,25

Laine cardée I,i0

Molleton de laine 0,60

Edredon 0,97

Toile de chanvre 1,30

Papier blanc à écrire 1 ,07

Papier gris non collé 0,85

D'après ce tableau, les substances les plus propres à empêcher la condensation seraient le molleton de laine et le papier gris non collé.

La conductibilité de toutes ces substances croit à mesure qu'elles sont plus humides et il faut, dans les applications, prendre les précautions nécessaires pour les maintenir toujours parfaitement sèches.

Od a, depuis longtemps, proposé el essayé remploi de vapeur surchauffée^ dans les machines, au lieu de vapeur saturée, mais ce perfectionnement au mode ordinaire d'utiliser faction de la vapeur ne s'est que fort peu répandu, quoique plusieurs ingénieurs aient eu souvent Foccasion d'en constater les bons effets.

On nomme vapeur surchauffée ^ de la vapeur qui, après sa sortie de la chaudière à l'état de saturation, a reçu, loin du liquide générateur, une nouvelle quantité de chaleur qui a agi sur elle comme sur un gaz permanent^ en augmeirlanl son volume ou sa tension, ou de ces deux

riences coucernant les effets des chemises de vapeur ; Taulre, d'une puissance nominale de 110 chevaux, était à un cylindre sans enveloppe et avec condensation.

Les figures 16, 17, 18, pi. 4, indiquent la disposition des chaudières etappareils de surchauffepour élever la température de la vapeur, après sa formation, jusqu'à une limite que Ton pouvait faire varier à volonté.

Ces chaudières étaient à trois bouilleurs placés au même niveau et portant de petites voûtes plates en maçonnerie, de façon à établir une espèce de cloison horizontale entre le conduit inférieur des flammes et gaz provenant du foyer et les carneaux supérieurs ; cette cloison, sous le point A, est percée d'ouvertures que Ton peut fermer du dehors avec des clapets N en fonte, ou de toute autre façon et, sous ces ouvertures, on en a pratiqué une autre B dans la sole du conduit inférieur. Cette ouverture B donne accès dans un nouveau conduit qui débouche à la partie inférieure de la chambre de surchauffe M qui est elle-même surmontée d'une espèce de cheminée courbe qui la fait communiquer avec le carneau supérieur; à l'entrée du carneau on a placé un registre 0.

L'appareil de surchauffe consiste en une série de tuyaux droits raccordés par des coudes^ comme l'indique la figure, de façon à constituer un seul tuyau replié sur lui-même, d'un grand développement et disposé pour absorber le mieux possible la chaleur des gaz qui traverseront la chambre de bas en haut. Le tuyau F amène la vapeur de la chaudière dans ce serpentin, et le tuyau G, à l'autre extrémité, la conduit directement au cylindre. Des robinets sont disposés pour empêcher, quand on le veut, la vapeur de passer par le serpentin et pour la conduire directement au cylindre.

Quand on ferme les clapets N et qu'on ouvre le registre 0, tous les produits de la combustion descendent par l'ouverture B à l'extrémité de la chaudière et traversent la chambre de surchauffe avant d'arriver dans le carneau supérieur. Si la température de la vapeur est trop élevée, on ouvre un peu les clapets N,et les gaz chauds reprennent en partie leur course directe vers le carneau supérieur. Si on veut supprimer complètement le jeu de l'appareil, on ouvre tous ces clapets, et on ferme le registre 0 ; le passage des produits de la combustion par la chambre de surchauffe se trouve ainsi totalement supprimé.

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