‹ Theorie generale des machines a vapeurChapitre 63 sur 84 · V. s = 1,57 V. S; d'où t; = 1,57. V · texte numérisé non relu

V. s = 1,57 V. S; d'où t; = 1,57. V

et celte vitesse sera la même pendant toute la course, d*après ce que nous avons démontré ci-dessus.

En supposant au piston une vitesse moyenne de l'°^50 par seconde et aux lumières une section égale à ^^ de celle du piston, la vitesse constante dlntroduction de la vapeur, serait de :

Dans rhypothèse d'une vitesse moyenne de3"'50et d'une section des lumières égale à 70 de celle du piston, la vitesse d'introduction serait :

t? = S'-SO. 1,57. 10= 54»95.

Sous ce point de vue, les machines locomotives a grande vitesse se trouvent donc replacées dans les conditions des machines fixes ordinaires.

Dans le cas de tiroirs à recouvrements, fonctionnant avec une avance plus ou moins considérable, la vitesse d'introduction n'est plus constante. La lumière d'admission étantdéjà ouverte en partie, au commencement de la course du piston, la vitesse d'entrée de la vapeur dans le cylindre, y est moindre, en cet instant, que dans le cas précédent; puiSy celte lumière commençant à se refermer avant le milieu de la course, la vitesse augmente à partir de ce point, d'une manière continue jusqu'à la suppression complète de l'admission, qui a lieu avant la fin de cette course.

La vitesse d'introduction de la vapeur dans les cylindres, quelle qu'elle soit, exige une pression génératrice qui peut être déterminée à

La différence des leiisioDs dans la boiledu Uroir et dans le cylindre, ne sérail donc que de 0"^"" 03» abslracliou faite de Tinfluence des résistances passives qui Taugmenteraient dans une proportion plus ou moins considérable.

Si la tension dans la boite du tiroir n'élait que de 1*^"*20; soit 12400^" par mètre carré; p serait égal à 0^" 6956 et Ton trouverait :

P' = 12400 - 0,6956 ^^=1'*" i87; j9,Oi2

la perte de pression ne serait donc plus que 0'*" 013.

Dans les instants où la vitesse d'inlroductiou s*élève à 120°" par seconde, comme cela arrive un peu avant la fermeture de la lumière d'admission quand le tiroir a du recouvrement, la perte de pression, en supposant la tension dans la boîte du tiroir égale à 3'*"-, serait encore peu considérable.

En effet, on aurait alors : P' = 31000 — 1,611 1^=29820'^",

ou 2'"" 88 ; ce qui porterait la perte de tension à 0'^"* 12.

Les pertes de tension causées par Tétranglement des lumières à ladmission, sont donc généralement assez faibles et, sous ce point de vue, la diminution de section des lumières, pourvu qu^elle ne soit point exagérée, a peu d'influence sur Teffet utile des machines, d'autant plus que Ton peut obtenir la même pression dans le cylindre avec de petites qu'avec de grandes lumières, en augmentant la tension de la vapeur dans la chaudière, ce qui est toujours possible jusqu'à certaine limite. L'expérience confirme, du reste, ce résultat et, dans la plupart des machines en marche normale, la section des lumières est indirectement diminuée par la fermeture partielle des soupapes modératrices placées en avant de la boite du tiroir; on augmente ainsi la différence de tension entre la chaudière et le cylindre et l'on se réserve la faculté d'augmenter, momentanément ^ la puissance de la machine, en ouvrant davantage le modérateur, et sans augmenter l'activité de la combustion dans le foyer. Ce mode de fonctionnement présente encore un autre avantage sur lequel nous reviendrons plus tard.

Les différences des tensions dans la boite du tiroir et dans le cylin-

dre s'élablissent toujours aux dépens de celle du cylindre, parce que Ton peut considérer la première comme k peu près invariable. Il en résulte que Tavance, même avec recouvrement, est aussi Tavorable à l'admission, parce qu'elle facilite Tintroduclion de le vapeur au commencement de la course et que, plus tard, lorsque la vitesse d'introduction augmente, la tension de la vapeur qui occupe la capacité du cylindre, diminue et qu'il se produit une véritable détente utile avant la fermeture définitive de la lumière ; de sorte qu'en réalité on détend davantage par ce procédé, que ne semblerait l'indiquer le moment précis de la suppression d'entrée de la vapeur.

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