DE NOS JOURS
Les moteurs thermiques peuvent se diviser en deux classes bien distinctes :
i^ Dans les uns, le corps soumis à Faction alternative du chaud et du froid (addition et soustraction de chaleur) conserve son même étal physique. Dans cette classe se rangent toutes les machines à gaz essayées ou proposées jusqu'ici.
2^ Dans les autres, le corps intermédiaire change d'état au moins deux fois; il passe de l'état liquide à l'état de vapeur saturée ou surchauffée et revient ensuite à sa forme initiale. Dans cette classe se rangent toutes les machines à vapeur essayées ou proposées et, j'ajoute, possibles.
Ce sont ces deux classes que je me propose de comparer, d'abord sous forme tout à fait générale, et puis en entrant dans quelques considérations de détails.
Si nous voulions nous limiter dans le cercle de la réalité et de la pratique usuelle et courante, notre examen serait fort courte il se bornerait à peu près exclusivement à la machine à vapeur, que nous avons étudiée déjà de très-près dans les paragraphes précédents. Prônées outre mesure à leur origine, appelées, disait-on, à se substituer dans un avenir prochain à la machine à vapeur, les diverses machines à gaz, dites assez improprement macA«ne5 caloriques^ ont, en effet, peu à peu dispara de la scène (je ne compte pas, comme de juste, les ap*
à l'une des premières machines à gaz exécutées sur une grande échelle, a jeté le public entier dans l'erreur. Je veux parler des tamis-respirateurs qui devaient prendre au gaz chaud toute la chaleur non employée en travail et la donner au gaz froid en diminution de celle qu'avait à fournir le foyer.
Cet ensemble de raisonnements, qui ont été présentés dans des ouvrages de grand mérite d'ailleurs, et que, pour ma part, j'ai entendu faire dans le temps par neuf personnes sur dix, non prises au hasard, mais instruites en Physique et en Mécanique, ces raisonnements , dis^je, sont faux à deux points de vue distincts.