‹ Théorie musicaleChapitre 46 sur 53 · DESCENDANTE · texte numérisé non relu

DESCENDANTE

Surveillez dièzes.

Avant de chanter le morceau à transposer, on ne recherchera (pie les notes du texte qui devront être traduites avec une autre altération ; car les autres notes, ne subissant nas de changement, sont faciles à lire.

Ces notes du texte qu’on recherche peuvent se présenter avec des altérations accidentelles; dans ce cas, c’est l’altération accidentelle qu’il s’agit de traduire avec la modification demandée.

Si, au contraire, ces notes recherchées se présentent sans altération accidentelle, elles seront simplement traduites avec l’armure du nouveau ton.

L’exemple suivant va servir de démonstration.

Morceau en ré à transposer un ton plus haut.

1). En quel ton serons-nous un ton plus haut?

R. Nous serons en mi.

D. Combien de quintes faut-il franchir pour atteindre le nouveau ton, et dans quelle direction ?

l\. Il faut franchir deux quintes en montant; donc il y aura deux altérations ascendantes en plus.

I). En quelle clef faudra-t-il lire ?

R. En clef d'ut troisième ligne.

D. Combien y a-t-il de notes dans le texte devant lesquelles les altérations auront une autre signification ?

R. Il y en a deux.

D. Quelles sont-elles ?

R. Ce sont les notes si et mi, les deux premières de l’ordre des bémols.

I). Tous les si et mi du texte se présentent-ils avec des altérations ?

R. Non, car dans la première, la troisième et la cinquième mesures, ces notes sont naturelles, comme elles doivent être dans le ton de ré.

I). Si Ici deuxième et la quatrième mesures étaient supprimées, que resterait-il à faire pour la transposition ?

R. Du moment qu’il n’y aurait plus que des notes naturelles du ton de ré, on n’aurait qu’à les chanter un ton plus haut avec les notes naturelles du ton de mi.

Ceci explique suffisamment que nous n’avons à nous préoccuper que de la deuxième et de la quatrième mesures, dans lesquelles il y a le si et le mi précédés d’une altération accidentelle.

1). Que deviendront ees deux notes par la transposition ?

R. Le si b deviendra un do \ et le mi b un fa fl.

La règle dit que, pour la transposition ascendante, les altérations accidentelles placées devant certaines notes du texte, seront traduites à un demi-ton chromatique plus haut.

1). Comment faut-il traduire le si fl de la cinquième mesure ?

R. Le si * étant une note naturelle du ton de ré aussi bien que le si de la première mesure, nous le traduirons comme une note naturelle du ton de mi.

L’exemple suivant reproduit au-dessus des notes si et mi les modifications de la transposition en mi.

Altérations à un ton plus haut. (Lisez en clef d’ut, 3‘ ligne,)

J tl fi

— Uf. u ^ ^

JELi KZZZ

fit U

s-izz—im ' -u

On voit que les *, qui sont des notes naturelles dans le ton de mi, reproduisent à un ton plus haut des notes naturelles du ton de ré, et que les il, notes accidentelles en mi, reproduisent des notes accidentelles du ton de ré.

Nous n’avons à nous préoccuper que de ces dernières.

Continuons la démonstration avec le même exemple transposé un ton plus bas.

Morceau en ré à transposer un ton plus bas.

i—Hh .—r- 1

-M -il

—2 irrr

r htM.

-JA kJ-Æ-

J!fl

I). En quel ton serons-nous un ton plus bas ?

R. Nous serons en do.

1). Combien de quintes faut-il franchir pour atteindre le nouveau ton, et dans quelle direction ?

R. Il faudra franchir deux quintes en descendant ; donc il y aura deux altérations descendantes en plus.

D. En quelle clef faudra-t-il lire ?

R. En clef d'ut quatrième ligne.

I). Combien y a-t-il de notes dans le texte devant lesquelles les altérations auront une autre signification ?

R. Il y en a deux.

I). Quelles sont-elles ?

R. Ce sont les notes fa et do, les deux premières de l’ordre des dièzes.

Nota. — Dans cette transposition, on remarquera qu’aucun des fa ou des do ne se présente avec une altération accidentelle ; donc, puisque ces deux notes sont des notes naturelles du ton de ré, elles resteront notes naturelles dans le nouveau ton, c’est-à-dire que le fa £ produira mi naturel et le do £ produira si naturel.

Altérations à un ton plus bas.

Nous allons donner un troisième exemple de la transposition du meme morceau à une tierce mineure plus bas.

D. En quel ton serons-nous une tierce mineure plus . bas ?

R. Nous serons en si.

I). Combien de quintes faut-il franchir pour atteindre le nouveau ton, et dans quelle direction ?

R. Il faudra franchir trois quintes en montant; donc il y aura trois altérations ascendantes en plus.

D. En quelle clef faudra-t-il lire ?

R. En clef d 'ut première ligne.

I). La transposition à une tierce mineure plus bas estelle une transposition ascendante, et pourquoi ?

R. Oui, c’est une transposition ascendante, parce que, pour atteindre le nouveau ton, on franchit trois quintes en montant.

D. Combien y a-t-il de notes dans le texte, devant lesquelles les altérations auront une autre signification, et quelles sont-elles ?

R. Il y a trois notes, qui sont si, mi, la dans l’ordre des bémols.

I). Quelle sera la modification que subiront ces trois notes ?

R. Elles seront traduites un demi-ton chromatique plus haut.

Altérations à une tierce mineure plus bas.

Lisez en clef d’ut l r ® ligne. En si.

# f iO

ii g A 0

fi a r

1 Pf

LÜl-U-J

tr —(-

nm ï 4 # * #

Nota. — Dans l’exemple précédent, nous avons indiqué toutes les altérations, même celles qui résultent des notes

naturelles; si nous supprimons les £, il ne nous reste plus que les - et le X qui représentent les altérations accidentelles. Voici l'exemple avec les altérations accidentelles :

T b fTFt '

il U æ f

fïdl

=eiTk-Lpj

à.ftj §

C’est d’ailleurs les seules altérations qui doivent nous intéresser, car les autres se chantent en pensant simplement à l’armure du nouveau ton.

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