SIGNES D’INTENSITÉ
1). Quels sont les signes d'intensité?
R. Ce sont les nuances, telles que forte, piano , crescendo, diminuendo, etc., et les accents qu’on place sur les notes, tels que : soufflet :> A -, points allongés f » pour le coup d’archet ou point • pour le détaché, et encore r. . r la combinaison de la liaison et du point qu’on appelle le porté ou le louré.
D. Combien de notes peut-on écrire sur la portée ?
R. On en peut écrire neuf ; cinq sur les lignes et quatre sur les interlignes.
I). De quelle manière peut-on augmenter l'étendue de la portée ?
R. Par des changements de clefs; par des lignes supplémentaires; par la ligne d’octave.
Il y a deux notes en dehors de la portée : celle qui est immédiatement au-dessous de la première ligne et celle qui est immédiatement au-dessus de la cinquième ligne.
I). Qu’est-ce que l'altération ?
R. L’altération est un signe qui modifie l’intonation des notes ; tels le ? qui hausse la note d'un demi-ton chromatique ; le ? qui la baisse d’un demi-ton chromatique; le X et le bb qui la haussent ou la baissent de deux demitons chromatiques ; le ï qui replace les notes altérées dans leur position naturelle.
1). Dans quel cas le - et le it sont-ils des altérations supérieures ?
R. Le ' est altération supérieure quand il s’applique à une note naturelle.
Le = est altération supérieure quand il s’applique à une note bémolisée.
I). Dans quel cas le ; peut-il être considéré comme signe d'altération ?
R. Quand il efface l’effet d’une altération constitutive.
I). Dans quel cas le b peut-il être considéré comme altération supérieure ?
R. Quand il efface un constitutif.
I). Dans quel cas le ? est-il altération inférieure?
R. Quand il efface un X constitutif.
Nota. — 11 est d’usage d’écrire devant la note bb quand on veut effacer un des deux bémols du bb ; et s; quand on veut effacer un des dièzes du X, quoique le b seul ou le ; seul pourraient suffire. — 11 est également d'usage de reproduire l'altération accidentelle quand elle doit avoir lieu à différentes octaves, quoique en théorie, il soit admis que l’altération agit
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sur toutes les notes du même nom et dans la même mesure, à quelque position qu’elles se trouvent.
1). Comment emploie-t-on les altérations ?
R. On les emploie de deux manières : 1° en les plaçant à la clef comme altérations constitutives ; 2° en les plaçant devant les notes, dans le courant du morceau, comme altérations accidentelles.
1). La portée a-t-elle toujours eu cinq lignes ?
R. Non, car au moyen âge elle n’avait que quatre lignes ; et, de nos jours, le plain-chant est encore écrit sur ces quatre lignes.
Nota. — Vers le onzième siècle, un savant musicien et moine bénédictin eut l’idée de cette portée de quatre lignes, qui n’en possédait que deux ; ce fut aussi lui qui remplaça par des syllabes tirées d’une hymne les lettres c, <7, e, /*, g, a, b , qui servaient iV la solmisation.
Les syllabes qu’il prit dans l’Hymne de saint Jean sont les premières de chaque hémistiche :
Ut queant Iaxis Resonare fibris Mira gestorum Famuli tuorum Solve polluti Labii reatum Sanctc Johannes.
Les Allemands, encore aujourd’hui, donnent aux notes le nom des sept premières lettres.