‹ Théorie scientifique des couleursChapitre 32 sur 218 · LES TEINTES DU SOLEIL COUCHANT · texte numérisé non relu

LES TEINTES DU SOLEIL COUCHANT

transmise est jaunâtre, mais si brillante que sa couleur n’est pas facile à discerner; à droite et à gauche, la couleur devient orangée, souvent rouge, et, à mesure qu’on s’éloigne du soleil, passe au gris pourpré, au bleu grisâtre et enfin au bleu de ciel. Les teintes chaudes viennent principalement de la lumière transmise ; les teintes froides, de la lumière réfléchie; et les teintes neutres, du mélange de ces deux lumières. Quand le soleil se couche dans un ciel sans nuages, on voit au-dessus de cet astre une transition assez régulière des couleurs dues à la lumière transmise à celles que produit la lumière réfléchie. A mesure que le soleil descend, ses rayons rencontrent une masse plus considérable de molécules en suspension, et les teintes chaudes dont nous venons de parler tendent à se rapprocher de l’extrémité rouge du spectre, et prennent aussi une intensité plus grande. La présence de nuages rompt la symétrie de ces compositions chromatiques naturelles, et donne naissance aux effets de couleurs les plus splendides que nous connaissions. Le paysage lui-même s’harmonise avec le ciel, et, dans le voisinage du soleil, prend une teinte orangée ou même rouge ; à de plus grandes distances, ses teintes froides se réchauffent, et les verts eux-mêmes se transforment en teintes olive ou jaunâtres. En même temps, les ombres s’allongent considérablement et partagent ainsi le tableau en grandes masses fort importantes, qui donnent de la noblesse et de la beauté au paysage même le plus ordinaire.

Yoici la série complète des teintes du soleil couchant, en allant de la lumière la plus brillante à l’ombre la plus foncée :

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