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Voyez chap. IX

DU MÉLANGE DES COULEURS

périences spectrales dont nous avons parlé plus haut, car il nous fournit une méthode facile pour continuer nos recherches sur les couleurs sans avoir directement recours au spectre. Mais il y a un rapport sous lequel le mélange des couleurs par la rotation des disques diffère réellement de celui qui se ferait par présentation simultanée. Si nous présentons au même instant à l’œil deux faisceaux de lumière colorée, il est évident que la luminosité du mélange sera égale à la somme des luminosités des deux composantes (ou que du moins elle doit un approcher) ; ainsi, en représentant par 25 la luminosité de notre lumière rouge, et par 30 celle de notre bleu verdâtre, la luminosité de la teinte du mélange sera 55. Mais, si ces deux faisceaux de lumière agissent alternativement sur l’œil, comme il arrive avec les disques rotatifs, la luminosité de la teinte du mélange sera non pas la somme, mais la moyenne des deux luminosités différentes . c’est-à-dire 27 1/2 C

Cette manière de mélanger les couleurs se trouve indiquée dès le second siècle de notre ère, dans V Optique de Ptolémée 2. Elle fut redécouverte par Musschenbroek en 1762, et enfin très perfectionnée I par Maxwell. Ce dernier physicien a modifié les disques, de manière à permettre de mélanger sans peine les couleurs en toutes proportions.

Fig. 49. — Un des disques de Maxwell.

Ce perfectionnement important s’obtient simplement en faisant une fente dans le disque depuis le centre jusqu’à la circonférence, comme l’indique la figure 49. Cette fente permet à l’opérateur de combiner sur le même axe deux disques ou même un plus grand nombre, et de les ajuster de manière qu’ils présentent la proportion qu’il voudra

1. Comparez à ce résultat ceux obtenus par l’auteur et indiqués au chapitre III.

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