CONCLUSION
1° La théorie de la flexion plane permet de résoudre les problèmes relatifs à la stabilité des hautes cheminées en maçonnerie. Cette théorie suppose simplement que la force élastique entre deux points est dans la direction de la ligne qui les joint et est proportionnelle à leur écartement.
Les résultats qu’elle nous a donnés concordent avec i les résultats obtenus par M. Rankine pour deux travaux
importants.
v 2° Nous rejetons l’hypothèse dans laquelle on suppose
qu’un joint en maçonnerie peut s’ouvrir. D’abord parce qu’elle n’est pas rationnelle, ensuite parce qu’elle n'est pas utile, puisque sans exagérer les dimensions on peut éviter l’ouverture du joint ; enfin parce qu’il est tout à fait rationnel d’admettre que la maçonnerie peut résister à l’extension. Cette force élastique développée par l’extension aune limite très faible, à la vérité, mais dont on peut se servir pour diminuer considérablement les dimensions. Toutes ces choses sont vérifiées dans l’étude de la cheminée de West Cumberland.
3° La forme cylindrique doit être préférée aux formes polygonales à cause de l’action du vent; il est inutile
d’insister sur ce sujet. M. Rankine admet que la pression d’un vent d’ouragan renversant les édifices est de 268 kilogrammes par mètre carré de surface normale à sa direction, et il admet le coefficient 4- pour réduire cette pression par mètre carré de la surface diamétrale d’un cylindre. Ce coefficient -i semble tenir compte de toutes les circonstances du phénomène ; en l’adoptant, on se trouve donc dans les meilleures conditions.