‹ Thérapeutique appliquéeChapitre 99 sur 131 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

d'avantage encore la méthode de l'injection, faite avec une solution concentrée d'alua. Qn fait une ou deux injections, jusqu'à ce que les malades se plaignent de souffrir dans les reins. Cette méthode n'a encore été mise en pratique, chez nous, que dans environ huit à dix cas ; mais à chaque fois le succès a été complet. L'injection alumineuse est-elle donc préférable à l'injection vineuse? Nous ne le pensons pas. U y a tout lieu de croire que l'injection vineuse sera encore pendant longtemps la méthode dominante.

ASTHÉNIES ET ABERRATIONS TROPHIQUES OU NUTRITIVES; AFFECTIO>S ORGA MOLES DU COEUR,

Kn pratique et dans le sujet qui nous occupe, nous entendons par affections organiques du cœur une cjyspnée habituelle et permanente plus ou moins considérable, jointe à un trouble continu quelconque ou à un désordre rhythmique dans les mouvements du cœur ou dans le pouls, avec absence des signes de péricardite, de cardite, d'endocardite et d'hydropéricarde. D'après cela nous ne devons point tenir compte ici de toutes les divisions admises par les auteurs et les écoles ; nous ne parlerons donc pas

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des anévrysmes actifs avec épaississement des parois du cœur (iiypertrophie) ; des anévrysmes passifs avec amincissement (atrophie ou si l'on veut liypotropkié); des anévrysmes des cavités gauches ou des cavités droites ; des rétrécissements des orifices du cœur et des ossifications des valvules, ni des signes et des divers bruits que nous révèlent la percussion et l'auscultation. Un seul point nous importe, c'est d'avoir égard, dans l'emploi de la digitale à haute dose que nous proposerons, à deux circonstances fort importantes dans la pratique, savoir l'extrême rareté du pouls, quelle que soit l'espèce de lésion cardiaque ; et l'extrême faiblesse du pouls jointe au froid des extrémités, à l'asphyxie imminente, la teinte violacée, l'enflure considérable, etc. Dans ces cas, l'action contro-stimulante ou hyposthénisante delà digitale pourrait aggraver l'état des malades en enrayant mal à propos les mouvements du cœur, et entraîner par là les suites les plus funestes. Dans cette dernière occurrence exceptionnelle, nous avons recours à notre vin majeur. Quant à l'extrême rareté du pouls, nous pensons que plus cette rareté est considérable, plus le danger de mort subite est grand. Il y a quelques années, nous vîmes un homme dont le pouls oscillait entre dix-huit et vingt-trois pulsations par minute. Nous fûmes effrayé d'une pareille rareté peut-être unique dans les annales de

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