I. — Le manteau cérébral
Avant tout, il est indispensable de se servir d'une nomenclature fixe et de n'appliquer le même terme générique qu'à des organes ayant la même valeur morphologique. Ce n'est point, à vrai dire, ce qu'on fait dans la plupart des livres classiques, où le lecteur se perd souvent au milieu de lobules dont la conception ne relève que de la mémoire brutale, et d'aniractuosités que l'on appelle indifféremment scissures ou sillons. C'est ainsi ({ue la srissifrc de Sylvius sépare des lobes, de même que le siUo» de Rolando, tandis que la scissure parallèle au contraire séparé seulement deux circonvolutions d'un même lobe.
LE MANTDAU ClORÉBRAL 1^
Depuis longtemps déjà, on a reconnu qu'à la surface du cerveau tout n'est pas livré au liasard. Lorsqu'on voit le cerveau se perfectionner à mesure qu'on s'élève dans l'éclielle des êtres, on constate d'abord la formation de grands départements, les lobes^ dans lesquels se plissent, à leur tour, les drconvolulions. Mais ces circonvolutions affirment leur solidarité par des plis d'union qui s'appellent de commimimtkm. Parmi ces plis, les uns, plis de passage, vont d'un lobe à un autre ; les autres, j^/Zs d'anastomose, s'étendent entre deux circonvolutions dïm même lobe.' Ce n'est pas tout. Peu à peu, en effet, les circonvolutions se développent à mesure ciue leurs fonctions se perfectionnent. Trop à l'étroit dans la boite crânienne, elles se plissent suivant leur longueur ou bien suivant leur épaisseur. Ces plis de complication sont donc, les uns, de véritables mé^nAva^, plis d'inflexion, tandis ciue les autres forment sur la circonvolution deux crêtes parallèles, j:>fe- de siiMwtsion.
Entre les saillies existent des anfractuosités qu'd est facile de soumettre à une classification parallèle. Entre les lobes, sont les srinsures, interrompues, on le voit, par les plis de passage. Les circonvolutions limitent les niMons, que franchissent les plis d'anastomose. Les plis de complication, enfin, créent les masures; celles des plis d'inflexion communiquent, cela va de soi, avec le sillon correspondant à la concavité du mt'andre, mri'swre.s ronlinues; mais, entre les plis de subdivision, il y a, au faîte de la circonvolution, une iiir.imre isolée.
Le mot lohide n'a pas été prononcé jusqu'ici; c est ([ue le lobule n'a aucune valeui' morphologique. Employé autrefois pourdésignercerlaines zones dont on avait cru d(!Voir faire, en quehjue sorte, des indi-
vidualités analomiques, ce lerme a survécu de nos jours, souvent à tort, mais parfois aussi pour caractériser — et alors utilement — certaines régions dont la physiologie tend à faire un tout.
A. Les scissures.
A. La scissure de Sylvius. — Elle fait suite à l'espace quadrilatère qui est situé à la face inférieure du cerveau et dont la sépare une circonvolution profonde appelée pli falciforme. Elle naît donc au pli falciforme, se dirige d'abord en arrière et en haut sur la face externe du cerveau, dans une étendue de deux centimètres environ [premier segment)^ sous forme d'un arc à convexité antérieure, se porte ensuite presque directement et horizontalement en arrière, dans une longueur de quatre cenlimètres (second segm.eni), et se relève enfin, dans ses deux derniers centimètres, pour constituer, par sa réflexion, une courbe à concavité antérieure, qui se termine à l'union du tiers postérieur et du tiers moyen de l'hémisphère {troisième segment). Sur cette scissure en S italique, viennent tomber deux incisures.
De ces deux incisures, l'une, qui naît de l'origine même de la scissure, est antérieure, horizontale {branche horizontale)^ longue de trois centimètres, profonde, constante chez l'homme et les singes supérieurs, absente chez toutes les autres espèces; l'autre, qui émane du même point, est postérieure et plus ou moins verticale [branche ascendante), aussi longue et aussi profonde que la précédente avec laquelle elle forme un V, constante, comme elle, chez l'homme, mais très souvent rudimentaire chez les smges anlliropoïdes où elle peut même manquer.
LES SCISSURES
Ces deux incisures sonl la marque extérieure d\i perfeclionnement du cerveau; elles sont dues à l'augmentation de volume de la circonvolution de Broca, qui se replie et se contourne en méandres. Aussi, peut-on observer quelquefois une ou deux incisures complémentaires de même origine ; on peut leur donner à toutes le nom d'incisures sijlvio-frontaJes.
Fig. 1. — Les scissures et les circoiivolutious.
Chez l'homme et les singes supérieui-s, on voit encore deux ou trois petites anfractuosités tomber, en arrière, sur le bord supérieur de la scissure de Sylvius; elles sont dues au développement de la circonvolution pariétale inférieure qui, dans ces espèces, se plisse en plusieurs petits méandres {incisureft sylvio-jmriétalcR) .
On en observe encore une ou deux, beaucoup moins constantes et beaucoup moins importantes, partant du bord inférieur de la scissure et entamant légèrement la première circonvolution temporale : ce sont les incisures sijlvio-lemjwrahs.
14 NOTIONS ANATOMIQUliS
Quand on écarte les bords de la scissure de Sylvius, on aperçoit, tout à fait au fond, une anfractuosité large et profonde, dans l'intérieur de laquelle s'étalent qnatreou cinq circonvolutions peu volumineuses, rangées en éventail [lohe de l'insula). Cette cavité, c'est Idi fosse de Si/l/:ius.
B. La scissure de Rolande. — La scissure de Rolando, découverte par Louvet, sépare le lobe frontal du lobe pariétal. Elle est oblique de haut en bas et d'arrière en avant. Elle part du bord supérieur de l'hémisphère, un peu en arrière du milieu de sa longueur, au-dessus du bourrelet du corps calleux, se dirige d'abord presque directement en avant, dans une étendue de deux centimètres, puis se coude fortement en bas et en arrière, en décrivant une courbe à convexité anléTieure {(/enou supérieur de la scissure) — 1"= portioiT — se redresse et redevient oblique en avant, en formant un arc à concavité antérieure — 2'= portion — après lequel elle se porte enfin de nouveau en bas et en arrière dans une intlexion à convexité antérieure {genou inférieur de la scissure) — 3'= portion — ; elle se termine un peu au-dessus de la scissure de Sylvius. L'anfractuosité décrit donc deux courbes convexes en avant (genoux), l'une supérieure, l'autre inférieure, entre lesquelles se développe un arc concave. La scissure de Rolando est séparée du bord sagittal de l'hémisphère par un pli de passage {pli de passage fronto-imriétal supérieur)^ qui est toujours superficiel ; elle est séparée de la scissure de Sylvius par un autre pli de passage presque toujours superficiel {pli de passage fronto-pariétal inférieur), mais qui, lorsqu'il s'atrophie et se cache, semble permettre aux deux scissures de se conliiiuci' l'une avec l'autre ; mais ce n'est la qu'vme
LES SCISSUHliS
apparence. Enfin, la scissure de Rolando est inLerrumpue, tout au fond, par un pli de passage qui est situé au-dessous du genou supérieur et qui est toujours profond {pli depassar/e fronfo-])ariétal moyen).
C. La scissure occipitale externe. — La scissure occipitale externe sépare le lobe pariétal du lobe occipital ; elle n'existe donc que chez les seuls animaux où il y a un lobe occipital distinct, c'est-à-dire chez 1 homme et les singes. La première circonvolution pariétale se continue avec le lobe occipital par un gros pli de passage incurvé en un méandre à concavité inférieure (2?//f/ej;ffssr/^ej;ar'iei!o-oc«^JiteZs2<^é7ie7«') ; dans ce creux naît la scissure occipitale externe, qui descend, variable dans sa position et sa direction, plus ou moins obliquement sur la face externe de l'hémisphère et vient se terminer dans le fond de la concavité supérieure que forme la seconde circonvolution pariétale en se continuant, par un pli de passage Ilexueux, avec le lobe occipital {pli dejjassage pariéto-occi2]iMinférievr). Ainsi interrompue, la scissure occipitale externe se présente plutôt sous la forme d'une anfractuosité fermée de tous côtés, dans laquelle il est, a jmori, difficile de retrouver les grands caractères d'une scissure. Mais on voit, dans certains cas, le pli de passage parié to-occipital supérieur s'atrophier et devenir profond; la scissure s'accuse alors nettement et nait du bord sagittal de l'hémisphère où elle se continue directement, comme chez le singe, avec la scissure occipitale interne dont la nature et la signilication sont les mêmes. A son tour, rarement il est vrai, le pli de passage inférieur peut disparaître en tant qu'organe superficiel; alors la scissure perpendiculaire externe, tout à fait rétablie, parcourt toute la hauteur de la face externe
1(3 NOTIONS AiNATOMIQUliS
de l'hémisphère el descend jusqu'au pli courbe. La scission est complète entre les deux lobes pariétal et occipital : le cerveau devient, à cet endroit, un
cerveau de singe.
D. La scissure sous-frontale. — La scissure sousfrontale {sUlon caUoso-marginal des auteurs) se voilà laface interne de l'hémisphère entre le lobe limbique fcirconvolution du corps calleux) et le lobe frontal situé au-dessus d'elle. Elle commence un peu en avant du bec du corps calleux et, après un léger trajet d'arrière en avant, se rélléchit autour du genou du corps calleux pour se porter en arrière et en haut, vers le bord supérieur de l'hémisphère. Elle aboutit h ce bord un peu en arrière de la scissure deRolando, le dépasse et empiète sur la face externe, restant séparée de la scissure de Rolando par le pli de passage fronto-pariétal supérieur.
Entre la circonvolution du corps calleux et ce qu'on appelle le lobule quadrilatère, existe une aufractuosilé horizontale; si elle sépare le lobe pariétal du lobe limbique, c'est donc une scissure, la scissure sous-pariéiale, peu nette chez l'homme parce que le lobe pariétal y perd peu à peu son individualité et qu'il se fusionne en avant et en arrière avec le lobe limbique par deux larges colonnes, les plis de passage pariéfo-limbiques antérieur et postérieur.
E. Scissure occipitale interne. — Un peu plus loin, la circonvolution du corps calleux se termine en une pointe qui se jette sur la circonvolution de l'hippocampe ;)c/s,sY///e /^wjijoro-//w&/^»f)etsépareconstammentde lagrande fente de Bichat une scissure appelée par Gratiolel scissure des hippocampes., nom vicieux, car elle est toujours séparée du grand hippocampe par le plide passage temporo-limbique. Elle ne répond qu'au
pelil hippocampe (ergot de Morand, calcar avis), d'oQ son nom de srissitre calcanne (Huxley). Celle scissure esl d'abord horizonlale, enlrele lobe du corps calleux el les lobes lemporal el occipilal; puis, en arrière, elle se recourbe en queue, au-dessous du timeus^ et devient sillon entre deux circonvolulions occipitales.
Cette scissure et le sillon qui la continue forment la queue et la branche inférieure de ce que l'on a appelé improprement la scissure en Y, la branche antéro-supérieure de l'Y étant constituée par \a scissure occipitale interne presque verticale à la face interne de l'hémisphère entre les lobes pariétal (lobule quadrilatère) et occipital (cuneus). Cette scissure, encore appelée perpendiculaire interne, mord fortement sur le bord supérieur etla face externe de l'hémisphère. Puis, toute démarcation apparente cesse entre la face extérieure des lobes pariétal et occipital; mais par analof!;ie l'on arrive, ainsi que je l'ai déjà dit, à reconstituer sur celle partie du manteau la scissure occipitale externe.
B. Les lobes.
Les lobes du cerveau sont au nombre de six. Le lohe frontal^ anlérieuf, apparaît sur les trois faces de l'hémisphère; en arrière de lui, le lobe-pariétal s'étend sur la face interne el la face externe. Au-dessous des deux est le lobe lemjwral, appartenant aux faces externe et inférieure et allant ainsi jusqu'au pédoncule cérébral dont le sépare la grande fente de Bichat. Le lobe occipital, accessible sur les trois faces, forme la pointe postérieure de l'hémisphère el prolonge les lobes pariétal et lemporal. Au fond de la scissure de Sylvius estsilué le lobe insulaire. Enfin, la circonvolu-
18 NOTIONS ANATOMIQUliS
Lion qui s'enroule sur la face interne de l'iiémisplière autour du corps calleux mérite le nom de Jolie lim- Uque. Le lobe frontal, le lobe pariétal et le lobe temporal constituent, sous le nom dazom pi/cho-nwfrice, la partie. la plus importante du manteau cérébral.
A. Le lobe frontal. — Limité, en arrière, par la scissure de Rolando qui le sépare du lobe pariétal, et, en bas, par la scissure de Sylvius qui le sépare du lobe temporal, éloigné en dedans du grand lobe limbique [gyi'us fornicaius) par la scissure soas-fi*ontale [calloso-mcirginale)^ le lobe frontal, le plus grand 'de tous, forme 1-es deux cinquièmes de la surface du manteau. Il présente un étage inférieur par lequel il repose sur la voûte orbitaire [étage orhitaire^ lobule orUtaire) et un étage supérieur [étage métopique]^ le seul qui réponde à la région temporale et que l'anatomiste doit envisager successivement par la face interne et par la face externe. Je signalerai seulement la première ; je décrirai la seconde avec soin, pour la raison qu'elle fait partie de la zone intellectuelle et qu'elle intéresse au plus hautpoiut le chirurgien.
Quatre circonvolutions entrent dans la constitution du lobe frontal : l'une est ascendante et postérieure; les trois autres sont longitudinales et antérieures.
a. La CIRCONVOLUTION FRONTALE ASCENHANTi:, OU pré-
rolandique, se dirige de haut en bas, de dedans en dehors, et d'arrière en avant. Comme la scissure de iiolando qu'elle borde, elle peut être divisée en trois segments.
Le segment supérieur répond au genou supérieur de la scissure et à la naissance de la première frontale ; à ce niveau, la circonvolution s'élargit et se rentle considérablement, double le bord supérieur
ducei'vcau, puis s'étale, sur la face inter-hémisphérique, en une large masse plane, très exactement limitée, en bas et en arrière, par la dernièi'e portion de la scissui'e sous-frontale, et en avant par une petite antracluosité(mm2<rep-é-omterre). Cette zone de substance grise, c'est le /o?.»?^/^ om/a/re; comme il communique avec le lobe paiùétal par un pli de passage [vU de passof/e fronto-])ariétal supérieur] qui semble interrompre la scissure de Rolando, on a cru à tort qu'il était formé mi-partie par la circonvolution frontale ascendante et mi-partie par la pariétale ascendante, ce qui est faux, et on lui a donné le mauvais nom deîoiide ]mracentrai{a. côté dulobe central) parce qu'on avait autrefois, et contre toute apparence de raison, réuni les deux circonvolutions ascendantes en un seul lobe qu'on nommait le lobe central.
Le segment moyen est compris entre les deux genoux de la scissure : il répond à la naissance de la seconde frontale et au pli de passage profond fronto-pariétal moyen.
Le segment inférieur donne naissance à la troisième frontale, forme l'opercule sylvien frontal, et en arrière se termine par le pli de passage frontopariétal inférieur.
Dans toute son étendue, la frontale ascendante est longée par une anfractuosilé {sillon pré-rolandique] qui n'atteint ordinairement ni la scissure de Sylvius ni la scissure inter-hémisphérique, et dont la coiitinnité est, du reste, interrompue par la naissance de la seconde frontale qui le divise en deux segments.
|i. La i'«EMii';nE ciuconvolltion I'-uontale naît de la frontale asccndanlepar deux racines: l'une, supérieure et superficielle, large et forte, se porte en avant, lor-
20 NOTIONS ANATOMIQLES
tueuse Cl incurvée {rariaepriadpah); l'autre, inférieure etcachée, profonde et petite {racine accessoire), se réunit à la première pour former une puissante masse; cette masse s'avance, large de deux ou trois centimètres, jusque vers la pointe du cerveau ; là, elle se rétrécit et pénètre, étroite et longue, dans l'étage orbilaire dont elle va former la circonvolution la plus interne [gyrus rectus), où je n'ai pas à la suivre.
On dirait que la première frontale est trop à l'étroit dans le crâne; aussi s'intléchit-elle en deux fortes courbes àconxexité inférieure et externe, l'une postérieure plus accentuée [i/enou postérieur), l'autre antérieure {genou antérieur), séparée de la précédente par un arc concave en bas. Le premier sillon frontal la flanque en dehors et en bas, et la sépare de la seconde ; il est incurvé comme elle, et parcouru par plusieurs plis d'anastomose, dont deux seulement, qui correspondent aux deux genoux, sont larges et superficiels et interrompent la continuité du creux. Comme cette première frontale est très forte, elle se divise assez souvent en plusieurs plis de complication, séparés par deux ou trois incisureslongitudinales qui se réunissent quelquefois et semblent dédoubler la circonvolution ; on dirait alors qu'il y a quatre circonvolutions frontales longitudinales.
Cette circonvolution s'étale, très large, sur la face interne du cerveau où je n'ai pas à l'étudier. Qu il me suflise de dire qu'elle est séparée du lobe du corps calleux par la grande scissure sous-frontale {sillon calloso-inarginal) interrompue par deux plis de passage; qu'elle comprend deux étages, l'un supérieur ou mètopique, l'autre inférieur ou orhtaire ; qu'elle estàpeu près continue dans lo premier, mais qu'elle est divisée cl subdivis(>e daiis le second par
LES LODES -21
plusieurs incisuros dési^^-nées sous le nom d'inciswes sus-orhitaires principales et accessoires.
Y- Lasecoxde ciRCONVoLUTiONFRONïALEnaîtdela frontale ascendante par une grosse racine superficielle qui coupe le sillon pré-rolandique, et fait, entre les deux genoux de la frontale ascendante, une vigoureuse saillie. Elle se dirige en haut et en dedans, vers la première frontale qui est moins large qu'elle ; puis, creusée de quelques incisures, elle chemine d'arrière en avant, à côté et en-dessous de celle-ci; elle est séparée par un nouveau sillon [second sillon frontal] de la troisième frontale. Ce sillon est fermé, dans son tiers moyen, par un pli de passage superficiel qui divise ainsi la seconde circonvolution frontale en deux segments, l'un postérieur, rectiligne,
V'ig. 2. — Les scissures et les circonvolulions.
l'autre antérieur, au niveau duquel elle s'élargit, s'étale, s'incurve, pour doubler la pointe de l'hémisphère et apparaître dans l'étage orbitaire; là, elle forme une large zone de substance grise creusée
22 NOTIONS ANATOMtQUES
de plusieurs petites incisnres {incisirres en H), dont la disposition est extrêmement variable.
S. La TROISIÈME CIRCONVOLUTION FRONTALE {cirCOlWOlu-
Uonde ijroca), qui n'atteint son développement complet que chez l'homme, est un gros pli ondulé et tassé sur lui-même, qui émane du genou inférieur de la frontale ascendante, chemine au-dessus de la scissure de Sylvius au niveau de laquelle elle forme ['opercule de Burdach^ et va se perdre sur la pointe du lobule orbitaire. hd. première portion s'étend de la frontale ascendante à Ja branche verticale de la scissure sylvienne. C'est le pied^ sur lequel vient se jeter un pli d'anastomose, parti de la seconde frontale; on y voit une incisure verticale. Lo. seconde portion se présente sous la forme d'une petite masse grise, triangulaire, limitée, en arrière, par la branche verticale, et, en avant, par labranche horizontale de la scissure de Sylvius; c'est, en résumé, l'angle situé entre les deux méandres que la troisième frontale décrit audessus des deux branches : cet angle, c'est la cap. Enfin Xix. troisième portion, très amincie, unie à la seconde frontale par un pli d'anastomose ordinairement profond, s'incurve àla pointe de l'hémisphère, et forme, du côté externe du lobule orbitaire, un gros bourgeon qui confine au bord antérieur du lobe temporal dont le sépare un pli profond {repli fidciforme) : c'est la tête.
B. Le lobe pariétal. — Le lobe pariétal est limité, en avant, par la scissure de Rolando ; en bas, par la scissure de Sylvius; en arrière, par la scissure occipitale externe en dehors et la scissure occipilale interne en dedans; en bas, sur la face interne, par la scissure sous-pariétale, qui, imparrailement creusée chez l'homme, le sépare mal du lobe du
corps calleux. Il se compose de trois circonvolutions, une ascendante et antérieure, deux horizontales et [lostérieures.
a., If nedii'ai que quelques mots de laciRCOiVvoLLiTioN PARIÉTALE ASCENDANTE onrétro-rolcmdique; sadisposition est absolument calquée, et cela se comprend facilement, sur celle de la frontale ascendante. Incurvée comme elle, elle présente deux genoux; comme elle, elle est longée par un sillon [sillon rètro-rolandiqiie)^ interrompu par la naissance des pariétales antéropostérieures ; comme elle, on peut la diviser en trois segments, l'un supérieur, sus-jacent au premier genou; l'autre moyen, compris entre les deux genoux; le troisième inférieur, sous-jacent au second genou. Je ne reviens pas non plus sur les deux plis de passage fronto-pariétaux.