LES ACCIDENTS
dée à 45" au niveau du ressort et terminée par un manche évidé à peine plus long que les mors. L'incision faite, une demi-douzaine de ces pinces sontplacées sur le pourtour du lambeau, deux ou trois autres sur le côté opposé de l'incision péricranienne ; en une demi-minute l'hémorrhagie est arrêtée «.
Quoi qu'il en soit, d'ailleurs, il est bon, quand ou pratique la section cutanée, qu'on prenne soin d'éviter la rencontre des grosses artères.
Deux moyens d'hémostase préventive sont recommandables : l'un, excellente méthode et tout à fait simple, consiste à appliquer sur le front et la nuque une bande de caoutchouc qui cercle la tête aux limites de la voûte du crâne ; l'autre — procédé de Lambotte — consiste (c'est l'auteur qui parle) à « délimiter sur la surface du crâne un polygone plus ou moins grand à l'aide d'un lien en caoutchouc maintenu en place, aux angles du polygone, à l'aide; de crochets métalliques en forme d'S, longs d'environ deux centimètres, pointus par l'une de leurs extrémités qui est enfoncée profondément dans le péricrane, la pointe regardant le centre du polygone; le lien élastique, glissé successivement dans les anses libres, de chaque côté, puis noué par ses extrémités, s'applique, par chacun de ses segments rectilignes, sur la voûte crânienne qui est convexe et comprime le péricrâne. »
b) Du diploé.
Si la compression n'aboutit pas, on peut employer divers moyens pour arrêter l'hémorrhagie: appliquer im mastic antiseptique, briser dans l'orifice saignant une pointe d'os décalcifié, dilacérer ou rompre le vaisseau avec la pointe d'un instrument auquel on imprime un mouvement de rotation dans l'orifice. .
98 LES OPÉRATIONS SUR LE CKANE
c) Des vaisseaux dure-mériens.
• Etant donnée la difficulté de la ligature, on emploie quelquefois les pinces hémostatiques qu'on laisse vingt-quati-e heures en place, ou bien encore le thermocautère, ce qui est moins hon. En règle, on réussit à merveille en passant sous le vaisseau, au-dessus et au-dessous du point qui saigne, à l'aide de l'aiguille de Reverdin, un fil de catgut qu'on serre et qu'on noue.
d) Du cerveau.
Les meilleurs procédés sont le lamponnement à la gaze stérilisée et la compression avec de fines éponges, ou, si ces moyens sont insuffisants, l'application de ligatures et de pinces à demeure (?), quand surtout il s'agit d'artères assez volumineuses.
e) D'un sinus.
On peut employer la forcipressure avec une pince appliquée sur le crâne, la ligature latérale, la compression forte en plusieurs points et enfin, l'occlusion avec des fils de catgut (Lister, Lucas-Championnière). Pendant toutes ces manœuvres, un courant continu d'eau tiède doit Laigner la plaie, pour empêcher la pénétration de l'air dans le sinus. J'aurai, du reste, à reparler de cette question.
B. — Hei'iiîe cérébnale.
11 arrive quelquefois que, pendant le cours de l'opération, le cerveau vient faire liernie, après l'ouverture des méninges, au travers de l'orifice de trépanation. Si c'est la partie malade qui se présente, ainsi expulsée par l'augmentation de pression intracranienne, il faut la réséquer; si, au contraire, c'est une partie yaine qui fait hernie, il suffit ordiriaire-