‹ Thérapeutique curative et préventive par les colloïdes phagogènesChapitre 14 sur 22 · SIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

SIXIÈME LEÇON

Le Cancer

M. Doyen expose la genèse du cancer. Il rappelle que, le premier, il a observé que les diverses variétés de tumeurs malignes avaient la même origine infectieuse.

Il a résumé ses premières observations en 1886, dans un pli cacheté adressé à TAcadémie des Sciences. Mais il n’a fait connaître le résultat de ses recherches qu’à la fin de l’année 1901, après avoir réussi à cultiver le microbe qu’il avait déjà entrevu quinze années auparavant.

On se rappelle combien cette découverte a été combattue. Petit à petit, d’autres expérimentateurs, qui ont étudié particulièrement le cancer de la souris, sont arrivés à admettre presque tous les faits déjà démontrés par M. Doyen et qui lui avaient valu ses adversaires les plus acharnés.

C’est ainsi que le professeur Ehrlich, de Francfort, et ses élèves, ont démontré que chez la souris, le cancer, le sarcome et les tumeurs cartilagineuses avaient d’étroits rapports entre eux et que les tumeurs épithéliales pouvaient se transformer en tumeurs conjonctives, fait contesté jusqu’alors par tous les savants.

C’est en 1888 que M. Doyen a fait ses premiers essais de vaccination anti-cancéreuse. La campagne violente qui fut entreprise contre lui en 1891 lui fit interrompre ces recherches. Il ne les reprit qu’en 1901, après avoir découvert un milieu de culture pour le microbe des tumeurs Cancéreuses.

Depuis cette époque, il a poursuivi ses travaux à la fois sur la genèse et sur la thérapeutique du cancer. Il a démontré que le cancer se développe à la suite de l’introduction d’un parasite particulier dans une cellule déjà altérée et que ce parasite, qui vit en symbiose avec la cellule, se répand dans tout l’organisme avec elle, produisant à la fois la tumeur primitive et les tumeurs secondaires.

Le mécanisme delà formation du cancer et de sa généralisation sont identiques à ce que l’on observe dans la lèpre et dans la tuberculose.

En 1901, M. Doyen a commencé ses premiers essais de vaccination par les toxines et les cellules du micrococus néoformans, tuées par des procédés spéciaux, puis il a combiné cette vaccination avec

le traitement par les colloïdes phagogènes; il a fait parallèlement, en 1904, des essais de sérothérapie animale.

La vaccination antinéoplasique par la méthode de M. Doyen donne des résultats remarquables, à condition de l’employer assez à temps. Lorsque la tumeur est accessible extérieurement, il faut également la soumettre à une température supérieure à 55o centigrades, qui détruit,comme l’a démontré M. Doyen, la virulence des cellules cancéreuses. Il obtient ce résultat par sa méthode de l’électro-coagulation thermique et du bain thermo-électrique, qui permettent de détruire les cellules virulentes jusqu’au contact des gros vaisseaux et de nerfs tels que le pneumogastrique, sans altérer ni les parois vasculaires, ni les fibres nerveuses.

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