TRAITEMENT SPÉCIFIQUE
Le traitement spécifique se fait par la voie hypodermique. Les injections devront se succéder d’après l’ordre arithmétique des numéros inscrits sur les étuis de carton.
Chaque boîte contient 12 tubes et porte les indications suivantes :
Série A, n^s 1, 4, 7 et 10;
Série Pb, no^ 2, 5, 8 et 11;
Série PbT, 3, 6, 9 et 12.
Les tubes de la série A, n°31^ 4, 7 et 10, contiennent une solution
phagogène d’atoxyl (0,14 cmc. pour 2 cmc.). Ils ne provoquent pas de réaction appréciable. On peut injecter dès le début 2 cc.
Pour les tubes de la série Ph, n”^ 2, 5, 8 et 11 (mycolysine injectable), il est préférable d’injecter, pour le premier tube {n^ 2), 1 cmc. seulement. On notera la réaction sur la feuille de température. S’il n’y a pas de réaction, lorsqu’on arrivera au 2^ tube de la même série Pb (n® 5), on injectera 1 cmc. 1/2, et pour le tube 8, s’il n’y a pas de réaction, 2 cmc. On se tiendra à cette dose pour les autres tubes de la série Pb. Les réactions individuelles sont très variables et il est impossible de les prévoir. S’il se produit une inflammation locale, ou bien lorsque l’injection provoque une élévation de température de 1® à 1» 1/2, et surtout si le malade s’est plaint d’une réaction générale, il est préférable de diminuer a dose de l’injection suivante de la même série de tubes (série Pb). Si la réaction est modérée et passe inaperçue, il faut injecter le plus tôt possible 2 c. c.
Pour les tubes de la série PbT, n^^ 3, 6, 9 et 12, qui contiennent un dixième de milligramme de tuberculine pour 2 cmc., on injectera tout d’abord chez l’adulte (tube 3) cinq gouttes, c’est-à-dire 1 /4decc. (0 gr. 0000125 —un centième de milligramme et quart de centième — de Tuberculine). On augmentera la dose de 1/4 de cc. à chaque injection de la même série PbT (n^s 6, 9,12) si le malade ne présente pas de réaction trop vive. Sinon, on continuera pendant quelque temps la dose tolérée et on l’augmentera de 1 /4 à 1 /2 cc. au bout de 3 ou 4 semaines. Beaucoup de malades réclament d’eux-mêmes la dose de 2 cc.
Je conseille de faire deux injections par semaine, en suivant, comme il est indiqué ci-dessus, l’ordre des numéros inscrits sur les étuis de carton. Dans certains cas graves, on pourra commencer par 3 injections hebdomadaires, jusqu’au tube 6, 9 ou 12, en réduisant un peu la quantité de chaque injection.
Si par hasard un tube se trouve brisé, on le remplacera par un tube identique : les tubes de la série A - 1, 4, 7, 10 ; ceux de la série Ph-2, 5, 8, 11; et ceux de la série PbT - 3, 6, 9,12, sont identiques dans chaque série, et peuvent être remplacés lun par l’autre.
Si le malade éprouve de la lassitude, provenant d’une cause quelconque, on pourra retarder l’injection suivante de quelques jours.
L’amélioration se produit presque toujours après une réaction
assez vive, survenant après l’injection d’un tube de la série PhT. Cette réaction est caractérisée par une élévation de température de 1/2 à 1°, suivie de fatigue générale et d’abattement. L’injection suivante de la série A, liquide phagogène et atoxyl, fait disparaître ces symptômes.
Chez les enfants, on injectera, suivant l’âge et le poids, 1/2,1/3,
1 /4 ou 1 /5 de la dose employée chez l’adulte, en se conformant aux indications ci-dessus pour chaque série de tubes. On commencera, par exemple, pour un enfant de 12 à 18 mois, par 10 gouttes du tu be 1, 4 gouttes du tube 2 et 1 goutte du tube 3.
Ce traitement, ainsi dirigé, est inoffensif; il a produit jusqu’ici de bons résultats chez tous les malades qui étaient encore doués d’une résistance vitale suffisante, même chez les jeunes enfants et chez les nourrissons.
Réaction locale et générale
Il ne faut pas oublier que la tuberculose pulmonaire, lorsqu’elle s’amende à la suite d’un traitement très actif, par exemple à la • suite du traitement par les eaux thermales sulfureuses, présente presque toujours une aggravation apparente et passagère. Les râles humides augmentent d’intensité et d’étendue, l’expectoration est plus abondante et la température s’élève. Au bout de quelques semaines, cette poussée inflammatoire aiguë est suivie d’une régression rapide des lésions et d’une amélioration dans l’état général. Les eaux sulfureuses exercent ainsi sur les lésions tuberculeuses une action irritative qui peut être comparée à celle de la tuberculine. J’insiste sur cette particularité, qui devra être signalée à l’avance à la famille et, s’il est nécessaire, au malade lui-même.
Si la famille ou le malade s’alarment après une des injections de la série PhT et réclament un repos momentané, ils insisteront d’eux-mêmes pour la reprise du traitement dès que l’amélioration sera évidente.
Traitement de la Tuberculose viscérale
La méthode qui vient d’être décrite a donné d’excellents résultats dans l’entérite bacillaire chronique, dans la typhlite ileocœcale tuberculeuse et dans la maladie d’Addison. Il faut éviter les réactions trop intenses.
WIÉNiNGiTE TUBERCULEUSE
La méningite tuberculeuse doit être traitée avant l’apparition des phénomènes convulsifs et du cancer. Dès l’apparition des premiers symptômes. A cette période initiale, les résultats sont très encourageants. Nous avons obtenu deux guérisons indiscutables chez des enfants qui présentaient déjà des cris hydrencéphaliques et de la contracture.
Dans les cas de méningite tuberculeuse au début, il faut injecter chez les enfants, le premier jour, les tubes 1 et 2, et le lendemain le tube 3, à la dose indiquée plus haut, suivant l’âge. On notera les symptômes observés, et on attendra 48 heures pour continuer le traitement dans les mêmes conditions.
Il est utile de faire une ponction lombaire quotidienne lorsqu’il existe des symptômes d’hypertension céphalo-rachidienne.
Traileiaeiit de la Tnberculose cutanée
Dans les affections cutanées d’origine bacillaire (tuberculides, lupus tuberculeux), on commence par des doses plus faibles (1 /2 cc.), et l’on n’atteint 2 cc. que si le malade ne présente pas de réaction pénible. Les doses suivantes seront identiques ou inférieures suivant l’intensité des symptômes locaux et généraux.
Traitement des Tuberculoses chirurgicales
Dans la tuberculose ganglionnaire ou osseuse, il faut, après l’exérèse des tissus pathologiques, soumettre la plaie à l’aéro-cautérisation, ou bien au bain thermo-électrique, qui préviennent toute récidive locale.
Il faut, avant et après l’intervention,' instituer la médication phagogène anti-tuberculeuse par injections sous-cutanées deux fois par semaine en suivant la technique indiquée plus haut dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.
En associant l’intervention chirurgicale et la médication phagogène pré et post-opératoire, on obtiendra des résultats remarquables dans le traitement des tuberculoses articulaires et juxta articulaires, particulièrement dans la coxalgie et le mal de Pott.
MÉTHODE PHAGOGÈNE DE DOYEN
Traitement du Cancer
PAR LA COKIBINAISON DES COLLOÏDES PHAGOGÊNES ET D’UN TRAITEIVIENT SPÉCIFIQUE
On notera sur la feuille de température, avant de commencer le traitement, le diagnostic, l’âge, le sexe, le poids, l’état général, l’état local et l’examen microscopique de la tumeur, s’il a pu être fait. Lorsque la tumeur est superficielle, il est toujours possible de prélever pour cet examen un fragment de 5 ou 6 millimètres cubes (Biopsie).
La Mycolysine doit être administrée par la voie buccale, à la dgse de deux ou trois cuillerées à soupe, deux ou trois fois par 24 heures, pour entretenir l’activité des phagocytes et pour combattre les infections associées. Si l’estomac est intolérant, on administrera la Mycolysine à doses fractionnées, cuUlerée par -cuillerée dans du lait, dans une infusion de menthe ou bien aux repas.
Traitement spécifique
Le traitement spécifique se fait par la voie hypodermique. Les injections devront se succéder d’après l’ordre arithmétique des numéros inscrits sur les étuis de carton.
Chaque boîte contient 12 tubes et porte les indications suivantes :
Série MA, n°s 4, 7 et 10.
Série MnQ, n^s 2, 5, 8 et 11.
Série Ph, nos 3, 6, 9 et 12,
Les tubes de la série MA, n^s 1, 4, 7 et 10, contiennent une solution phagogène de toxines atténuées et d’atoxyl (0,14 centigr. pour- 2 centimètres cubes). Ce liquide ne provoque pas de réaction locale appréciable. On injectera dès le début 2 centimètres cubes.
Les tubes de la série MnQ, n«s 2, 5, 8 et 11, contiennent des toxines atténuées et des cellules de micrococus néoformans tuées par 1 acide cacodylique, 1 acide méthylarsenique, le bichlorbvdrate de quinine et la chaleur. La réaction locale est très légère. On injectera dès le début 1 cc. 1 /2, et, à partir de la deuxième ou la troisième injection, 2 cc.
Pour les tubes de la série Ph, 3, 6, 9 et 12, (Mycolysine injectable), il est préférable d’injecter, pour le premier tube (no 3),
1 cc. seulement. On notera la réaction sur la feuille de température. S’il n’y a pas de réaction, lorsqu’on arrivera au deuxième tube de la même série Ph (n® 6), on injectera 1 cc. 1 /2, et pour le tube 9,
2 cc. Cette dose devra être uniforme pour les autres tubes de la série Ph. Les réactions individuelles sont très variables et la tolérance s’établit très vite.
On fait les injections d’abord trois fois par semaine pendant trois ou quatre semaines, puis deux fois par semaine pendant quatre ou six semaines. On peut ensuite les espacer et les pratiquer trois fois en deux semaines, puis une fois par semaine. On doit continuer le traitement pendant très longtemps, avec quelques périodes de r^os de trois ou quatre semaines.
Si par hasard un tube se trouve brisé, on le remplacera par un tube identique : les tubes de la série MA- 1,4, 7,10; ceux de la série MnQ - 2, 5, 8, 11; et ceux de la série Ph - 3, 6, 9, 12, sont identiques dans chaque série, et peuvent être remplacés l’un,par l’autre.
Si le malade éprouve de la lassitude, provenant d’une cause quelconque, on pourra retarder l’injection suivante de quelques jours.
Chez les enfants, on injectera, suivant l’âge et le poids, 1 /2,1 /3, 1 /4 ou 1 /5 de la dose employée chez l’adulte.
L’observation sera résumée sur la feuille de température.
Ce traitement, ainsi dirigé, est inoffensif; il a produit jusqu’ici des résultats satisfaisants chez tous les malades qui étaient encore doués d’une résistance vitale suffisante.
Ixid-ica-bioxLS jDa.z'tictxlièx'es
Toutes les fois que la tumeur est superficielle et facilement 'accessible, il est indispensable d’associer au traitement général, qui doit être institué dans tous les cas sans exception, le traitement local par la chaleur pénétrante au-dessus de 55® ou par le bain thermo-
électrique. Cette indication est particulièrement impérieuse pour l’épithélioma pavimenteux lobulé, pour les cancers de la cavité bucco-pharyngée, du vagin, du col de l’utérus et du rectum et pour les adénopathies cancéreuses, où l’action de la chaleur est indispensable.
Traitement local
Toutes les tumeurs accessibles doivent être détruites par la méthode de Vélectro-coagulation thermique et du bain thermoélectrique. Les cellules cancéreuses perdent leur virulence lorsqu’elles ont été soumises à une température de 52° à 53° centigrades, qui ne détruit pas les tissus sains. Les tumeurs superficielles et éloignées des gros troncs vasculo-nerveux doivent être'détruites directement par le procédé de l’électro-coagulation (i). Lorsqu’il s’agit d’une tumeur sous-cutanée, on fera l’extirpation au bistouri, à quelques millimètres de la tumeur; on extirpera les ganglions et on détruira à une profondeur de plusieurs centimètres les cellules cancéreuses aberrantes dans les parois de la plaie par l’intermédiaire d’une couche d’eau salée mise en communication avec l’électrode {bain thermo-électrique). La température ne devra pas dépasser 58°.
Mes premières expériences de destruction locale des tumeurs par la chaleur pénétrante au-dessus de 55° et par la coagulation des cellules pathologiques remontent à trois ans; cette méthode m’a donné des succès inespérés.
L’ablation des tumeurs cancéreuses au bistouri, telle qu’elle est généralement recommandée, doit être proscrite comme une méthode dangereuse, car elle aggrave l’état du malade et accélère la généralisation par suite de la greffe des cellules cancéreuses dans la plaie opératoire.
Traitement général
Le traitement général par la vaccination antinéoplasique tel qu’il a été décrit plus haut, doit être combiné au traitement local toutes les fois que celui-ci est prati-cable.
Ce traitement général a donné à lui seul des résultats remarquables dans un grand nombre de cancers profonds et difficilement accessibles, notamment dans le cancer de l’estomac, même inopé-
(') Traitement local des cancers accessibles par l’action de la chaleur au ■ dessus de 55»; Maloine, éditeur, et supplément du 3® volume de Technique Ch'rurgicale
rable, et dans certains cas de généralisation péritonéale, où tout espoir semblait illusoire. La première guérison confirmée remonte à près de 10 ans.
Indications opératoires
Les cancers profonds ne doivent jamais être opérés sans que le malade ait été soumis préalablement à l’action du vaccin. S’il s’agit d’accidents de sténose, on se contentera le plus souvent d’une anastomose dérivatrice ou d’un abouchement cutané, et le traitement par le vaccin sera immédiatement institué.
Immunisation préventive
Les résultats obtenus depuis 10 ans par la vaccination antinéoplasique seule paraissent démontrer qu’il est possible de réaliser par cette méthode l’immunisation anti-cancéreuse préventive.
A ce titre, la vaccination anti-néoplasique doit être pratiquée chez toutes les personnes chez lesquelles on peut soupçonner le début d’une lésion cancéreuse profonde.
Beaucoup de personnes qui présentaient les symptômes prémonitoires du cancer de l’estomac ont vu disparaître tous les phénomènes anormaux après 2 ou 3 mois de traitement antinéoplasique.
Disparition des cancers superficiels par l’application PRÉCOCE DE l’électro-coagulation THERMIQUE
Les résultats de l’électro-coagulation des cancers superficiels sont, d’autre part, tellement satisfaisants, que l’on peut prévoir, dès aujourd’hui, la disparition définitive des cancers de la peau, des orifices naturels et des muqueuses accessibles, lorsqu’ils seront traités assez à temps par ce nouveau procédé.
METHODE PHAGOGÈNE DE DOYEN
Thérapeutique préventive et curative
DES «lÂLÂDSES INFECTJEUSES DES ANIMAUX
par la Panphagine
I^SrüIOJLTIOlSrS ex eosolocs-ie
La Panphagine buvable agit très rapidement contre les maladies des animaux. Elle exerce également en cas d’épidémie une action préventive. La Panphagine est inoffensive, et son administration à dose massive ne peut provoquer aucun accident. Chez les oiseaux, on déterminera la dose suivant leur poids. Nous avons guéri des perroquets, qui présentaient des accidents pulmonaires graves, par l’ingestion buccale d’une cuillère à café de Panphagine.
Chez les chiens^ dans les infections graves, par exemple dans la broncho-pneumonie, dans la stomatite aphteuse et gangréneuse, dans les cas d’accidents gourmeux et d’éruptions cutanées, de gastro-entérite, d’accidents méningés et paralytiques, il faut employer la Panphagine buvable à dose massive, 1 à 2 cuillerée à soupe par 24 heures pour 10 kil. du poids de l’animal. On administre en outre la Panphagine injectable en injection souscutanée à la dose de 1 à 5 cc., et jusqu’à 10 cc. chez les très gros chiens.
Dans la maladie du jeune chien, il est utile de faire tous les deux jours une injection sous-cutanée de 2 à 5 cc.
Dans l’entérite rebelle des petits chiens d’appartement, on obtient des résultats thérapeutiques très intéressants par l’emploi de la Panphagine buvable.
— sa¬
chez le cheval, dans la pneumonie aiguë et dans la gourme, on doit injecter en une seule séance 8 ou 10 tubes de 5 cc. en autant de points différents, autour de Tencolure. La résolution des accidents infectieux est souvent précédée d’un frisson, suivi d’élévation de température, de sudation et de sueurs profuses.
Il est nécessaire d’injecter d’emblée une dose suffisante. Par exemple, chez le cheval, la pneumonie cède presque toujours quelques heures après l’injection de 50 cc. de Panphagine en une seule séance, tandis que l’on obtient un résultat moins satisfaisant en injectant à deux reprises 25 cc. avec un intervalle de 24 heures. Il en est de même chez les autres animaux. Il est préférable de dépasser la dose nécessaire que de rester en deçà. Le cheval présente parfois des abcès aseptiques au niveau des injections. Ces abcès se cicatrisent en quelques jours après l’incision. Leur étiologie est en rapport avec la réaction idiopathique du cheval contre tous les agents irritants, microbiens ou chimiques. Si l’action de la première série d’injections ne semble pas suffisante au bout de 12 à 24 heures, on injectera de nouveau, chez le cheval, 20 ou 30 cc.
— Dans les infections gourmiCuses qui ne cèdent pas à la médication phagogène seule, il est utile d’associer la sérothérapie antistreptococcique, en faisant l’injection de sérum 24 heures après l’injection de Panphagine.
— Pour éviter les abcès, il faut que la désinfection de l’encolure soit parfaite. Nous recommandons la technique suivante : On nettoie avec soin au savon blanc et l’on rase le lieu de la piqûre; puis l’on sèche avec un linge stérile. L’on frotte alors vigoureusement avec un tampon de coton imbibé d’éther.
Chez l’âne, on observe fréquemment des pneumonies, dont l’évolution est presque toujours-fatale. On obtiendra des guérisons inespérées en injectant au niveau de l’encolure, en une seule séance la dose de 25 à 30 cc. de Panphagine en 5 ou 6 points différents, comme chez le cheval.
Chez la chèvre, les bronchites sont particulièrement graves. Nous avons obtenu des guérisons complètes après une seule injection de Panphagine. La dose moyenne est de 5 cc. Elle peut provoquer une réaction un peu vive, dont il ne faudra pas s’inquiéter.
MÉTHODE PHAGOGÈNE DE DOYEN
Nouveau traitement de la Syphilis