INSTALLATION DE LA CUAMBRE
dans son lit habituel qu'après tous ces soins donnés et pour l'y laisser doiTOÏr.
La chambre doit être dégarnie des tentures, des tapis, des meubles inutiles.
Le parquet sera recouvert d'une natte ou mieux d\in linoléum, plus facile à laver.
'^ 'Le Ut n'aura pas de rideaux, il ne sera pas dans une alcôve, mais il sera placé de telle façon qu'on puisse en faire le tour, ou tout au moins se tenir commodément des deux côtés. Ce lit ne sera pas trop large, afin que les soins à donner au malade ne soient pas la cause d'une trop grande fatigue pour ses infirmiers et pour le médecin pendant l'auscultation.
La literie se composera d'un sommier (1) et d'un seul matelas de crin, et non de plume. Sous le drap, on placera une assez grande pièce de toile imperrQéable. Les di^aps seront de préférence en toile déjà usée, pour éviter aux téguments si fragiles du typhique des contacts rudes. Sous le siège, une alèse sera placée spécialement, afin qu'on puisse la changer, si le malade l'a souillée, sans défaire tout le lit. Sous la tête, un traversin et un oreiller de crin. ■ Sur une table, recouverte de toile cirée, seront en permanence deux cuvettes : l'une contenant une sdlution de sublimé au millième, colorée en bleu ou en rose, pour que les gardes-malades puissent y laVer avec sein leurs mains quand ils les ont exposées à être souillées par les selles du malade; ^ une autre contenant une autre solution antiseptique (thymol, vinaigre antiseptique, .etc.), destinée àlaver
(l) Le meilleur est un sommier composé exclusivement d'un jietit nombre de bandes d'acier parallèles ou entrecroisées.