TRAITEMENT SCHÉMATIQUE
crois qu'il est possible d'obtenir cet abaissement en un moindre temps que dans la méthode de M. Bouchard, qui réfrigère seulement de 1° par dix minutes, faisant ainsi dui-er les bains de 1 h. 10 à 1 h. 40. Eu une demi-heure on peut ramener le bain à 30°. Le malade peut ainsireposer 1 h. 1/2, sur 3 heures eieal moins exposé à la macération de l'épidémie qui favorise les excoriations et les infections exogènes.
Pendapt la flu .du , premiér septénaire et toute la durée du- second,- le- malade- prend ainsi en général huit bains par 24 heures ; ils deviennent moins fréquents pendant le troisième, où on peut souvent les supprimer pendant la première moitié du jour, les températures étant alors moins élevées..
Lorsque le malade présente une température reç; taie de 40°, je le fais placer d'emblée dans un bain à 30°, qu'on réfrigère jusqu'à' 23 en Pespace de 15 minutes. Pendant la dux-ée de ce bain on friciionne avec la main ou une grosse épongé le malade pour lui faire mieux tolérer le contact de l'eau. C'est seulement pendant le stade des oscillations régulières, c'est-à-dire dans le second septénaire, que ces bains sont utilisés et pendant la seconde moitié du jour.
Mais, dans les. cas précédents, je suppose que le» températures du matin sont toujours inférieurès à celles du soir, ne fût-ce que d'un demi-degré, comnie cela est dans les fièvres typhoïdes régulières; s'il n'y a aucun abaissement matinal, quand la température demeure en plateau à 40", nous sommes en présence d'une forme hyperthermique^ et c'èst à des moyens différents qu'il convient d'avoir recours. Je préfère les bains franchement froids abaissés de 25" à 20" et même à 18" eh 10 minutes.
d'une formk moyenne 181
C'est alors aussi (Ju'il convient d'associer à la réfrigération par l'hydrothérapie l'abaissement thermique par les anlithermiques médicamenteux. On trouvera pages 69 etseq. l'énumération de tous ceux qui ont été essayés; pour moi, je n'emploie jamais que les sels de quinine et, d'ordinaire, le chlorhydrosulfale soluble de Grimaux.
Je pense que la quinine doit être donnée à dose assez élevée, d'autant plus élevée que le sujet est plus jeune, toute proportion gardée de taille et de poids; mais j'estime avec M. Bouchard que ces doses ne doivent pas être données quotidiennement; il faut procéder par à-coups avec elles. En général il vaut mieux laisser s'écouler deux jours entre deux doses. Plus le sujet est jeune, et plus l'action antithermique est accusée en général, mais moins elle est durable.
Chez un adulte, la dose habituelle est de 1 gr. 50 à 2 grammes pendant le second septénaire, de 1 gramme dans le troisième. Mais cette dose quotidienne est divisée en prises de 0 gr. oO, qui sont administrées h des intervalles d'une demi-heure et vers la fin de l'après-midi, de manière à obtenir le maximum de l'action antithermique des doses accumulées, à l'heure oh se produit la rémission naturelle du matin qui . devient alors plus accentuée. Ainsi à 5 heures, o h. 1/2 et 6 heures, on donnera les trois cachets, accompagnés chacun d'un quart de verrg de liquide.
Il arrive que le malade, par maladresse ou répugnance, n'avale pas bien la quinine en cachet ou en paquet enveloppé de pain azyme. En employant un sel de quinine soluble, on peut le dissoudrç soit dans du café noir léger, soit dans du sirop de quinquina.
Si cet amer breuvage est repoussé ou vomi, il reste