CONCLUSIONS
1) La Maladie de Basedow doit conserver une individualité clinique, pronostique et thérapeutique complète : elle s'oppose nettement au goitre basedowifiant.
2) Des recherches de laboratoire, la mesure du métabolisme basal est la plus importante, elle doit toujours être confrontée avec les résultats de l'examen clinique.
3) L'étude du pronostic et de Pévolution de la Maladie de Basedow montre que dans un nombre important de cas, la moitié environ, la guérison peut-être obtenue
. par le traitement médical, mais l’évolution est souvent
entrecoupée de poussées aiguës suivies de rémissions de plus ou moins longue durée.
4) De nos observations de thyroïdectomies, on ne peut conclure à lPinnocuité absolue du traitement chirurgical (6, 25 % de mortalité), ni à l’excellence des résul- {ats éloignés (2 morts tardives par lésions {uberculeuses). Les meilleurs résultats ne peuvent être considérés comme des guérisons, au sens absolu du mot,
PIOIOde
5) Le traitement médical (la cure de repos et l’iode surtout) est susceptible de donner de grandes améliorations. Il est indispensable dans le traitement pré et post-
opératoire.
6) La radiothérapie à doses prudentes peut avoir de
bons effets.
7) Le traitement chirurgical compte cependant à son actif bien des cas dont l’évolution spontanée semblait devoir aboulir rapidement à la mort. Il sera appliqué, à notre avis, après échec du traitement iodé et parfois de la radiothérapie, sans exagérer la durée de cette pre-
mière période thérapeutique.
8) Il consistera en une thyroïdectomie sub-totale dont nous donnons une technique. L’anesthésie générale nous semble pouvoir être employée le plus souvent. Dans les cas graves, il faut donner tous ses soins au traitement pré-opératoire et aux suites immédiates” de l’acte chirurgical. Le principe des opérations sériées (ligatures précédant la thyroïdectomie) doit être formellement
maintenu,
. Vu, le Doyen, Vu, le Président de la thèse, H. ROGER, CUNÉO.
Vu et permis d'imprimer ; Le Recteur de l’Académie de Paris,
CHARLÉTY.