‹ Thérapeutique des maladies de l'estomacChapitre 44 sur 88 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Vîcîatîons de l'appétit. — Médication apérîtive.

L'appétit peul être augmenté ou diminué. La &oî<^mie ou exagération de l'appétit est cliose rare en dehors du diabète et de laconvalescence des grandes maladies aiguës. On la rencontre chez quelques hyperchlorhydriques; elle les rend gloutons et ils avalent les aliments sans les mâcher suffisamment En dehors de ces conditions, la boulimie est surtout une manifestation à l'usage des névropathes de race : on la traitera par l'opium à dose élevée, progressive, par l'extrait de valériane (dont on donnera successivement de 4 à 10 gr.) et par l'antipyrine.

La dmmid;ion de Tappètit dans les cas ordinaires bénéficiera souvent du traitement général et ocal dirigé contre la dyspepsie ; la climatotherapie, 1 hydrothérapie et le massage seront surtout utiles

Gomme médication apèritive, les amers ont une réputation très ancienne, l'usage de la gentiane, du nuassia, de la noix vomique, est bien connu. La 'euUure de noix vomique, les gouttes ameres de ZZé sont très souvent prescrites par les médecins f^n^alement on fait prendre les amers un peu^^^^^^^^^^

lo repas la teinture de noix vomique et les gouttes LZs ;ont prises immédiatement avant, ^ - m tlanfi table. Nous aimons mieux prescmeles lem

AMERS. — HCl 207.

lures amères après le repas, dans le cours même de la digestion.

Leqîiassiaen macération paraît inolïensif el peut être pris à jeun sans inconvénient. Il n'en est pas de même des préparations vineuses ou alcooliques, qui finissent par amener l'épuisement sécrétoire de la muqueuse et même une véritable gastrite. Il faut surtout signaler comme dangereuses à ce point de vue toutes les préparations vendues dans le commerce des boissons, sous le fallacieux prétexte d'être des « apéritifs ». On en fait de nos jours une consommation très grande, et ces amers, de tout ordre, de toute étiquette sont aussi nuisibles que l'absinthe, aussi capables qu'elle d'amener à la gastrite et à cette forme particulière d'intoxication par les essences que Lancereaux a si justement séparée de l'alcoolisme.

C'est donc pendant la période de digestion qu'il faudra faire prendre le vin de gentiane, de colombo, et les teintures correspondantes, que l'on peut unir à la teinture de noix vomique, d'ipéca, de badiane, etc.

La bière prise en mangeant est un bon moyen d'exciter l'appétit.

L'appétit est excité par VacidechlorJii/drique à, 'peliies doses. Cet effet est marqué surtout dans la dyspepsie et l'anorexie des tuberculeux.

Certains neurasthéniques finissent par avoir un invincible dégoût pour les aliments. On a cité des malades qui sont morts en apparence d'inanition simple et qui étaient sans doute des neurasthéniques.

C'est dans ces conditions très graves qu'il faut recourir à l'isolement et à l'entraînement progressif recommandé par Weir Mitchell. En cas semblable

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