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ECZÉMAS DES ORGANES GÉNITAUX

affecter ses différentes formes cliniques. Il s'accompagne d'un prurit souvent intense, qui peut même le précéder, de sorte que souvent il se confond avec le prurit de ces régions et doit être considéré comme un prurit avec eczématisation secondaire ; dans ces cas il s'accompagne fréquemment d'épaississement des téguments et est particulièrement rebelle.

Il s'observe spécialement chez les arthritiques nerveux. Le diabète en est souvent la cause.

Le traitement de l'eczéma génital des diabétiques a été exposé précédemment (voir tome I, p. 285).

Lorsque l'eczéma des parties génitales est indépendant du diabète, sa guérison est souvent plus difficile encore à obtenir. Outre les préparations destinées à combattre le prurit (voir T. I, p. 345) on recourra aux pommades à l'oxyde de zinc salicylées et, en cas d'échec, aux pommades à l'ichthyol, et surtout à l'emploi du suspensoir en toile fine de caoutchouc, qui donne dans ces cas des résultats très remarquables.

Eczémas des organes génitaux de la femme.

L'eczéma delà vulve et du vagin est caractérisé par la rougeur de ces parties avec suintement séreux ou séro-purulent, et souvent infiltration plus ou moins considérable des téguments.

Il est souvent en relation avec le prurit de ces régions, et se développe le plus ordinairement sous l'influence du diabète ou de lésions utérines avec leucorrhée.

Son traitement se confondpour laplus grandeparlie avec celui du prurit vulvaire (voir tome I, p. 348) et nécessite l'emploi des traitements des affections causales; lorsque les lésions inflammatoires sont

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