‹ Thérapeutique des maladies de la peauChapitre 14 sur 201 · PEMPHIGUS INFANTILE A KYSTES ÉPIDERMIQUES · texte numérisé non relu

PEMPHIGUS INFANTILE A KYSTES ÉPIDERMIQUES

Nous rapprocherons de l'épidermolyse bulleuse héréditaire, en raison de son apparition dès le jeune âge, de sa coïncidence avec l'ichthyose oula xérodermie, de l'absence de toute cause apparente, une dermatose plus rare encore, très peu connue, caractérisée par le développement spontané de bulles

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occupant surtout les parties découvertes, auxquelles succèdent de petites productions épidermiques blanches ayant l'aspect de perles disséminées sur des surfaces érythémateuses.

Traitement. — Le traitement général de cette curieuse dermatose se confond avec celui de l'ichthyose, à laquelle elle s'associe le plus souvent, et ne diffère pas de celui de l'épidermolyse bulleuse héréditaire. Les kystes épidermiques pourraient être détruits par la cautérisation ignée.

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Exposé clinique. — Les cicatrices, quelle que soit leur cause, sont des lésions indélébiles. Elles peuvent, au bout d'un temps long, devenir moins apparentes: elles perdent la coloration rouge de leur début; la pigmentation qui, surtout aux membres inférieurs, les entourait s'atténue. Elles n'en restent pas moins, lorsqu'elles occupent les parties découvertes, une lésion disgracieuse que leur porteur demande souvent de faire disparaître.

En outre, les cicatrices peuvent rester indéfiniment le siège d'une vascularisation qui les rend plus apparentes, ou être entourées d'une zone infiltrée, saillante, d'apparence, sinon de nature chéloïdienne.

Elles réclament ainsi dans certains cas une intervention thérapeutique.

Traitement. — Sans parler ici des interventions chirurgicales destinées à remédier aux altitudes vicieuses provoquées par les cicatrices, nous devons donc indiquer les moyens d'atténuer ou de faire disparaître les cicatrices difformes.

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Les scarifications linéaires constituent, lorsqu'elles sont faites avec soin et avec toutes les précautions antiseptiques de rigueur, un merveilleux 'moyen de régularisation des cicatrices : en quelques séances, on fait disparaître les saillies et les dépressions de leur surface et on les rend méconnaissables; parfois même, si elles ne sont pas trop prononcées, on parvient à en effacer la trace.

Contre la pigmentation de voisinage, l'intervention thérapeutique est moins efficace; cependant les onctions avec les pommades mercurielles (pommade au calomel au 50° par exemple) l'atténuent; on a encore proposé les badigeonnages avec un mélange de bioxyde d'hydrogène et d'éther (pyrozone), dont l'efficacité est douteuse ; lorsque ces cicatrices pigmentées occupent les membres inférieurs, on devra en outre s'assurer que la circulation veineuse du membre est normale et au besoin combattre l'état variqueux.

La vascularisation des cicatrices peut être diminuée au moyen des scarifications ou de l'électrolyse.

Les cicatrices chéloïdiennes réclament le même Lraitement que les chéloïdes proprement dites. Il faut bien savoir cependant que les saillies d'apparence chéloïdienne de certaines cicatrices, plus particulièrement celles de la scrofulo-tuberculose dermique et hypodermique, tendent à disparaître spontanément au bout d'un certain temps : avant de recourir à un traitement actif, on devra donc laisser s'écouler une période suffisante pendant laquelle on aidera la résorption de l'infiltrat par des applications d'emplâtres hydrargyriques ou de topiques iodurés.

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VERGETURES

Les vergetures sont constituées par des taches légèrement déprimées, parfois saillantes, de coloration rosée à leur début, plus tard blanches et nacrées. Elles succèdent à la distension de la peau par le fait du développement rapide des tissus sous-jacents (grossesse, ascite, adipose sous-cutanée, etc.) ou de l'allongement rapide des membres (croissance exagérée, convalescence de fièvre typhoïde, etc.). Elles sont dues à la rupture des fibres élastiques du derme.

Leur cause anatomique suffit à montrer qu'il est impossible de les faire disparaître. Tout au plus pourrait-on, par le massage et par des applications grasses qui rendraient la peau plus souple, les empêcher de se produire chez les sujets exposés à leur développement.

TATOUAGES

Les sujets qui, dans des circonstances diverses, se sont fait exécuter des tatouages à la surface de la peau, demandent parfois qu'on en fasse disparaître les traces.

Traitement. — Les particules d'encre de Chine et de vermillon, qui constituent la base de presque tous les tatouages, sont tellement incrustées dans la peau que leur ablation ne peut se faire qu'en détruisant les tissus qui les renferment.

La cautérisation ignée ponctuée suffisamment pro-

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fonde permet d'arriver à ce but; mais elle laisse après elle une cicatrice dont les contours sont exactement ceux du tatouage : celui-ci se trouve ainsi reproduit en blanc et l'avantage est médiocre, d'autant que les scarifications ne parviennent pas à effacer cette cicatrice.

Les irritants chimiques superficiels ne pénètrent pas assez loin pour enlever les particules colorées.

Il faut donc s'adresser aux caustiques maniés avec précaution : on parviendrait, d'après Variot, à un résultat satisfaisant au moyen de piqûres faites suivant le contour des lignes de tatouage avec des aiguilles fines semblables à celles qui servent pour le tatouage lui-même et plongées dans une solution de tanin ; en badigeonnant ensuite au nitrate d'argent on produit une eschare superficielle dont la chute laisse une cicatrice peu apparente qui se décolore assez rapidement. On a encore proposé de piquer les lignes de tatouage avec des aiguilles imprégnées de bioxalate de potasse (1). Ces méthodes demandent encore à être perfectionnées.

(i) M. Bailliot. Thèse de Paris, 8 mars 1894.

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