‹ Thérapeutique des maladies de la peauChapitre 140 sur 201 · PSEUDO-ALOPÉCIE PAR FRICTIONS · texte numérisé non relu

PSEUDO-ALOPÉCIE PAR FRICTIONS

Exposé clinique. — On voit parfois , chez les enfants, à la suite de frottements répétés de la partie

TRICUOTILLOMANIE 1 i&

postérieure du crâne, les cheveux de cette région se casser à une faible distance du cuir chevelu, constituant une sorte de décalvation mécanique, qui diffère des alopécies véritables par la conservation de la portion dermique du poil.

Cette fausse alopécie s'observe surtout chez les enfants faibles, dont le sommeil est entrecoupé ; elle ne demande aucun traitement local, les cheveux reprenant leur développement lorsque la cause mécanique qui les fait tomber cesse de se produire.

On doit en rapprocher la chute des cheveux produite par l'usage excessif du peigne fin et celle qui se montre au vertex chez les femmes à la suite de l'usage du peigne à chignon : celle-ci aussi ne réclame aucun autre traitement que la suppression de sa cause, mais elle est plus irrémédiable, la séborrhée s'étant souvent développée comme conséquence d'une hygiène défectueuse du cuir chevelu.

TRICUOTILLOMANIE Exposé clinique et ctiologiqtie. — NOUS rangeons

parmi les affections du système pileux, bien qu'en réalité il ne s'agisse pas d'un état pathologique de ce système, les faits singuliers d'arrachement des poils par des sujets atteints de prurit cutané ou de troubles nerveux (trichomanie de M. Besnier, trichotillomanie de M. Hallopeau) : ces sujets arrivent par le grattage répété ou par des tractions plus ou moins violentes à enlever les poils d'une région et à produire une alopécie singulière.

Ces faits rentrent plutôt dans le domaine de la pathologie nerveuse, et leur traitement consiste dans l'emploi des médicaments nervins et des antiprurigineux, s'il existe un prurit qui pousse les malades à

HYPERTRICHOSE

se gratter; en l'absence d'une cause locale, leur thérapeutique est celle des troubles psychiques désignés sous le nom de manies.

Canitie.

Exposé clinique et étiologîquc. — La canitie ou décoloration des poils, parfois congénitale, est presque toujours le résultat de l'âge, dont l'influence peut être accrue par des chagrins, des maladies diverses, le surmenage intellectuel. Elle peut être la conséquence de troubles nerveux, comme la migraine, de lésions du cuir chevelu, comme l'érysipèle.

La canitie physiologique débute par les régions temporales et tend à se généraliser.

La canitie partielle peut être d'origine congénitale, constituant une variété de naevus leucopathique, ou survenir à la suite de lésions diverses du cuir chevelu et en particulier de la pelade.

Il n'existe pas de traitement de la canitie. On peut seulement, chez les sujets qui tiennent à la dissimuler, recourir à des préparations tinctoriales, que nous indiquerons au chapitre des teintures (Voir T. II, p. 343) ; les pommades et les cosmétiques ne donnent que des résultats très insuffisants et ne font souvent que rendre plus apparente la décoloration que l'on veut pallier.

Hypertrïcliose.

Exposé clinique et étiologiqne. — Les poils peuvent se développer anormalement sur des régions qui n'en sont habituellement pas couvertes.

Les faits d'hypertrichose généralisée sont rares, constituent le plus souvent des difformités curieuses ;

FOLLICULITES ET PÉRIFOLLICULITES 1T5

ils s'observent souvent chez plusieurs sujets d'une

même famille.

L'hypertrichose localisée est beaucoup plus fréquente.

Elle peut être congénitale, au niveau d'un naevus pigmentaire le plus souvent, ou survenir à un âge plus ou moins avancé. Chez la femme, elle peut occuper le tronc, en particulier au niveau de l'aréole mammaire et dans l'espace intermammaire, et surtout le visage, spécialement à la lèvre supérieure et au menton : très fréquente chez les femmes âgées, principalement chez celles dont le système pileux est de coloration foncée, l'hypertrichose du visage peut se développer de bonne heure et constituer une difformité véritable, dont les femmes cherchent à se débarrasser par tous les moyens possibles.

Traitement. — Les procédés employés pour faire disparaître les poils anormaux sont la section avec les ciseaux ou le rasoir, qui exagère la poussée des poils; le flambage, qui est presque aussi mauvais; les pâles dépilatoires (Voir T. II, p. 236), qui ne détruisent pas la racine du poil et peuvent être uniquement employées pour faire disparaître un léger duvet ; enfin la destruction des follicules pileux parl'électrolyse, qui est actuellement le moyen le plus sûr de traitement de l'hypertrichose. Nous en donnerons plus loin (Voir T. II, p. 266) le manuel opératoire et les indications avec tous les détails qu'ils comportent.

Folliculites et périfolliculite».

On donne le nom de folliculites aux inflammations des follicules pileux, de la gaine du poil et des glandes annexes.

FOLLICULITES ET PÉRIFOLLICULITES

Ces lésions confinent aux acnés, el il est des types cliniques qui pourraient aussi bien être désignés sous le nom d'acné que sous celui de folliculite ou réciproquement : telles sont, par exemple, les folliculites décalvantes qui ont été désignées sous le nom d'acné décalvante et que nous avons étudiées parmi les alopécies innommées (Voir T. II, p. 167).

Plusieurs affections que nous avons décrites dans les maladies parasitaires devraient être rangées dans les folliculites, si la notion de cause ne primail la notion de localisation anatomique : tels sont le lichen scrofulosorum et la trichophytie folliculaire.

Nous n'étudierons pas ici les folliculites agminées en placards, décrites par M. Leloir, que nous considérons avec M. Sabouraud [comme d'origine trichophytique : si leur nature véritable a pu être méconnue par d'excellents observateurs, la raison en est dans la difficulté d'y déceler la présence du trichophyton sans avoir recours aux cultures sur milieux solides; d'ailleurs, la présence ou l'absence du trichophyton. s'il était prouvé que ces lésions peuvent dépendre de parasites multiples, ne modifierait en rien leur traitement.

Les lésions décrites par M. Barthélémy sous les noms d'aenitis et de folliclis et rangées parfois parmi les folliculites sont en réalité des hidradénites, et ont été étudiées avec les maladies des glandes sudoripares. (Voir T. II, p. 114.)

Ces éliminations successives nous amènent à ne plus ranger dans le chapitre des folliculites qu'un petit nombre de lésions dues à la présence de parasites microbiens dans les follicules pileux. Leur étude aurait dû; logiquement, se placer dans le groupe des dermatoses d'origine microbienne à côté

FOLLICULITE SIMPLE 1"

Je l'ecthyma; mais leur siège anatomique leur imprime un caractère particulier et justifie à notre sens cette dérogation à la classification étiologique que nous avons adoptée.

Ces lésions sont décrites par la plupart des auteurs sous le nom générique de sycosis; nous pensons qu'il y a intérêt, au point de vue clinique, à décrire séparément les folliculites simples, sans lésion prononcée des tissus périfolliculaires, et le sycosis dans lequel l'inflammation de ces tissus se traduit par des nodosités résistantes et saillantes : les deux lésions se succèdent fréquemment, mais l'affection peut aussi rester à l'état de folliculite simple, de même que le tubercule sycosique peut être la première manifestation de l'affection. j

FOLLICULITE SIMPLE Exposé clinique et étiologique. — Cette affection

se traduit uniquement par la présence de pustules de petites dimensions ne dépassant pas la largeur d'une tête d'épingle, occupant la base d'un poil qui émerge de leur centre. Cette pustule peut être entourée d'une zone rouge, généralement peu étendue et faisant une légère saillie, mais sa base ne présente aucune induration.

Les pustules sont isolées les unes des autres, évoluent avec une grande irrégularité, de sorte qu'on en observe à différents degrés de leur développement sur une même région; elles se multiplient par réinoculations successives.

Lorsqu'elles sont réunies en grand nombre dans une région donnée, elles s'accompagnent souvent d'une rougeur diffuse, avec desquamation épidermique et apparence eczémateuse du tégument.

178 FOLLICULITE SIMPLE

Elles peuvent guérir sans laisser de traces autres que la disparition d'un certain nombre des poils de la région atteinte; d'autres fois, après avoir duré plus ou moins de temps, elles retentissent sur les tissus périfolliculaires, et deviennent l'origine du sycosis.

Les folliculites simples peuvent s'observer sur toutes les régions recouvertes de poils, sur les membres, principalement chez les sujets dont le système pileux est très développé, comme sur [e cuir chevelu; mais leur siège le plus ordinaire est la barbe.

Elles sont dues à la présence d'agents pyogènes qui paraissent être multiples.

A la barbe, l'inoculation en est parfois produite par le rasoir. Aux membres, les folliculites sont fréquemment le résultat du contact de substances irritantes ou altérées et renfermant des agents microbiens : à ce titre, on les observe chez les vétérinaires, les bouchers, les filateurs, etc. Mais, dans bien des cas, elles semblent être causées par les organismes pyogènes existant à la surface du tégument.

Il est assez habituel de voir survenir à la suite de l'épilation, quelle que soit la maladie pour laquelle on l'a pratiquée, une folliculite légère qui disparaît facilement par l'emploi des émollients ; l'application des parasiticides énergiques après l'épilation exagère l'intensité de ces lésions.

Traitement. — Le traitement des folliculites simples est, à peu de chose près, celui de l'ecthyma : les enveloppements humides avec des liquides antiseptiques sont préférables aux autres modes de traitement; les solutions faibles de sublimé et de phénosalyl doivent être particulièrement recommandées:

SYCOSIS 1 'y

cependant il faut remarquer qu'elles provoquent parfois une irritation assez vive et une exacerbation des lésions ; dans ces cas, l'eau bouillie, les décoctions de camomille, de fleurs de sureau, etc., sont souvent mieux supportées et par suite préférables; s'il existe une inflammation vive, on se trouvera quelquefois mieux des cataplasmes de fécule de pommes de terre, dont nous recommandons de ne pas prolonger l'emploi, car ils peuvent favoriser la dissémination des lésions; les pulvérisations tièdes rendent également de grands services dans ces cas:

Lorsque les folliculites sont en voie de décroissance, le meilleur topique est la pâte de zinc additionnée de 1 à 2 0/0 d'acide salicylique ou de résorcine ; si la maladie tardait à disparaître, on pourrait recourir aux pommades soufrées, faibles ou fortes f 5 à 15 0/0), auxpommades à la résorcine (5 à 10 0/0) ou aux badigeonnages d'ichtbyol.

Ce traitement local serait insuffisant si on n'avait soin de débarrasser la région malade des poils qui la recouvrent et qui servent de support aux agents microbiens : lorsque les lésions inflammatoires sont intenses, les poils doivent être extraits à la pince ; le plus souvent on peut se contenter de les couper ras aux ciseaux, mais on doit toujours s'abstenir de les raser, larasure irritant encore les follicules pileux.

SYCOSIS

Exposé clinique cl etiologique. — Le nomdesycosis doit être réservé aux inflammations des follicules pileux avec retentissement sur les tissus périfolliculaires et production de nodosités dures et saillantes, de tubercules au sens dermatologique du mot.

Par ce caractère le sycosis diffère à la fois de

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l'eczéma et des folliculites simples, auxquels il peul succéder, mais avec lesquels il ne doit pas être confondu.

Le sycosis, précédé ou non de ces lésions, se traduit par le développement de nodosités dures, de coloration rougeâtre, dont le centre est occupé par un poil et souvent par une pustule; la pression sur ces nodosités en fait parfois sourdre une petite quantité de pus par un orifice central.

Les nodosités peuvent être isolées, du volume d'un pois en moyenne, ou réunies en jdacards plus ou moins larges et le plus souvent irréguliers à leur surface. Elles s'accompagnent souvent de desquamation épidermique d'apparence eczémateuse.

Le siège presque exclusif du sycosis est la barbe, au niveau des joues, du menton ou de la lèvre supérieure. Les lésions sont souvent disséminées, parfois symétriques.

Le sycosis s'observe surtout chez l'adulte, et particulièrement chez les arthritiques.

Des parasites microbiens divers peuvent le produire ; mais il ne semble pas encore possible de décrire séparément des types cliniques relevant d'espèces parasitaires déterminées. Rappelons que Bazin décrivait sous la dénomination de sycosis non parasitaire les affections auxquelles on donne aujourd'hui le nom de sycosis et que l'on considère comme d'origine microbienne : il appelait sycosis parasitaires les formes folliculaires de la trichophytie de la barbe.

Traitement. — La nature microbienne du sycosis ne semble pas devoir faire négliger le traitement interne dans cette affection, dont la longue durée el les récidives fréquentes doivent être attribuées pour

sycosis

une part au moins à L'état constitutionnel des malades. Les règles du traitement général des eczémas s'appliquent à celui du sycosis et nous n'y reviendrons pas ici, renvoyant le lecteur au chapitre du traitement des eczémas (T. I, p. 379).

Le traitement local du sycosis est particulièrement laborieux; cette affection est une des plus désespérantes par sa ténacité et la facilité de ses récidives, et, à ce point de vue, son pronostic est très différent de celui des trichophyties à forme folliculaire.

La première indication du traitement local du sycosis est de nettoyer les surfaces malades; si elles sont recouvertes de croûtes, on fera tomber celles-ci au moyen de pulvérisations tièdes, de cataplasmes de fécule de pommes de terre, d'enveloppements humides avec des compresses imbibées d'eau boriquée, de solution de phénosalyl, etc. Il sera souvent nécessaire, pour faciliter cette opération, de couper les poils aux ciseaux à une petite distance de la peau. ■

Une fois la propreté des surfaces malades obtenue par ces moyens, il importe de couper les poils de la barbe ras, aux ciseaux, jamais avec le rasoir qui irriterait la peau et faciliterait les réinoculations; cette coupe doit presque toujours porter sur toute la barbe, en respectant seulement la moustache si elle est indemne ; elle doit en tous cas mettre à nu la peau sur une certaine étendue autour des lésions sycosiques, afin de faciliter la surveillance et l'application des pansements.

Au niveau même des lésions et sur une étendue d'un centimètre environ autour d'elles, on épilera tous les poils : nous croyons cette opération sans inconvénients, malgré les objections faites par quelques dermatologistes; nous lui trouvons par contre l'avan-

MALADIES DE LA l'EAU. — T. II. U

182 sycosis

Lage de supprimer une cause d'irritation permanente pour les follicules enflammés et d'arrêter l'extension de la maladie, les poils persistants servant de repaire et de conducteurs aux agents pyogènes.

Puis on ouvrira toutes les pustules au moyen d'une lame tranchante étroite, telle qu'une aiguille à scarifier, ou mieux au moyen d'une pointe fine de galvano-cautère,

Ces préliminaires terminés, on recourra aux enveloppements humides avec des compresses imprégnées de solution de sublimé au 2000e ou, si elle est mal supportée, de solution de phéno-salyl au 300e ou d'eau boriquée, et on continuera l'emploi de ces topiques jusqu'à ce que l'inflammation ait sensiblement diminué : quand ils sont bien supportés et ne provoquent pas de macération de 1'épiderme, leur usage diminue la durée totale de la maladie.

Les enveloppements de caoutchouc nous ont toujours paru moins efficaces que les enveloppements humides avec des liquides antiseptiques et doivent d'ailleurs être réservés aux périodes dans lesquelles la suppuration folliculaire est complètement tarie.

Quand on cesse l'usage des enveloppements humides, il est bon, avant de recourir aux topiques actifs, de faire appliquer pendant quelques jours une pâte à l'oxyde de zinc salicylée, puis on peut arriver à l'emploi des pommades au calomel au 1/30 à l'oxyde de jaune de mercure au 1/30; ou aux pommades soufrées au 1/10 additionnées de 2 0/0 d'acide salicylique. Ces préparations sont les plus recommandâmes parmi celles qui peuvent être employées dans le traitement du sycosis; leurs effets doivent être surveillés, et, lorsqu'elles deter

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minent une inflammation trop vive, elles doivent être remplacées par les pommades à l'oxyde de zinc ou au sous-nitrate de bismuth.

La résorcine'en pommades à o ou 10 0/0, l'acide pyrogallique en pommade à 5 0/0, l'ichthyol en badigeonnages, la teinture d'iode peuvent également être essayés dans les cas rebelles.

Lorsque les lésions sont localisées et résistent à ces topiques, on se trouve parfois bien de l'emploi des emplâtres, soit l'emplâtre de Vigo, soit, s'il est est mal supporté, l'emplâtre rouge de Vidal ou l'emplâtre adhésif borique, l'emplâtre à l'oxyde de zinc salicylé; mais l'action de ces préparations doit toujours être surveillée, car elles provoquent parfois des irritations vives et des exacerbations.

Ces divers topiques doivent être associés à deslavages répétés au moins chaque jour avec des solutions antiseptiques : solution de sublimé au 1000e ou au 2000e, solution de phéno-salyl au 300e ou avec del'eau chaude et du savon au naphthol, au goudron, au soufre, suivant la tolérance des téguments.

Dans les cas rebelles, on pourra, à la condition d'en surveiller de très près les effets, recourir à l'emploi du savon noir, en frictions ou en emplâtres, comme dans le traitement de l'acné. (Voir T. II, p. 139.)

Les scarifications linéaires quadrillées peuvent également être employées dans le traitement du sycosis, à la condition de les réserver aux cas très rebelles et d'y recourir seulement dans les périodes où, la suppuration folliculaire étant tarie, les lésions de périfolliculite persistent seules. Si la suppuration se prolongeait démesurément malgré l'emploi méthodique des antiseptiques, il serait de beaucoup préférable de détruire les follicules enflammés par la

184 AFFECTIONS DES ONGLES

cautérisation ignée. En aucun cas nous ne considérons comme légitime l'emploi de la curettepour extirper les nodosités sycosiques.

AFFECTIONS DES ONGLES

Les lésions unguéales sont très mal connues et leur diagnostic est des plus embarrassants; la raison en est dans la simplicité de structure de ces appendices : les causes les plus diverses ne peuvent produire qu'un nombre très limité de réactions anatomiques, et par suite, que des phénomènes cliniques peu variés. Il suffit, pour s'en convaincre, de rappeler que l'eczéma et le psoriasis déterminent des altérations unguéales à peu près identiques.

Les ongles peuvent être lésés dans le cours d'un grand nombre de dermatoses : dermites de cause externe, eczéma, psoriasis, pityriasis rubra, éléphantiasis, etc. ; leurs altérations se confondent le plus souvent alors dans la symptomatologie de l'affection cutanée et ne demandent aucun traitement particulier. Ils peuvent être le siège de lésions parasitaires (onychomycoses) qui ont été étudiées à propos du favus et de la trichophytie. (Voir T. I, p. 80 et 103.)

Leurs altérations sont plus importantes et plus irrémédiables dans lesdermatoneuroses consécutives aux lésions traumatiques des nerfs, dans la sclérodactylie, la syringomyélie ; elles peuvent se traduire par leur chute, suivie ou non de leur reproduction, dans le tabès et dans quelques autres affections du système nerveux.

En dehors des onyxis et des périonyxis qui sont du ressort de la chirurgie et que nous n'avons pas

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