‹ Thérapeutique des maladies de la peauChapitre 6 sur 201 · U AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

U AVANT-PROPOS

nous avons dû rappeler les caractères cliniques des dermatoses avant d'étudier leur traitement Notre intention n'étant pas d'écrire, à propos de la thérapeutique des affections cutanées, un traité de dermatologie, nous avons résumé aussi brièvement que possible les descriptions symptomatiques, en insistant plus spécialement sur l'étiologie; celle-ci, en dermatologie comme dans les autres parties de la médecine, est en effet la base de la thérapeutique et, quelque rudimentaires que soient actuellement pour beaucoup de dermatoses les données écologiques précises, c'est encore de ce côté que l'on doit chercher les indications d'un traitement rationnel et efficace.

De ces résumés cliniques et écologiques, nous avons banni les discussions théoriques qui n'avaient pas un intérêt pratique immédiat.

La thérapeutique cutanée est encore plus encombrée peut-être que la thérapeutique médicale proprement dite de médicaments et de formules de toutes sortes. Nous avons pensé qu'il valait mieux', à propos de chaque maladie, indiquer un petit nombre de médicaments, dont nous avons journellement constaté l'efficacité, que d'énumérer une foule de substances dont l'utilité ne nous paraît pas démontrée, et d'obliger le lecteur à faire parmi celles-ci un choix dont nous n'aurions pu, faute de place, lui indiquer toutes les raisons.

AVANT-PROPOS ni

Une classification vraiment scientifique des dermatoses est encore à trouver.

Les données écologiques aujourd'hui précisées permettent cependant de réunir ces affections en quelques groupes relativement homogènes, dans chacun desquels les procédés thérapeutiques à employer présentent plus d'un point commun. Aussi avons-nous décrit successivement les difformités cutanées, les dermatoses parasitaires, les dermatoses artificielles, les dermatoses liées à des troubles viscéraux, les dermatoses de causes complexes, variables ou indéterminées, que nous avons rangées suivant leurs caractères anatomiques; enfin, les affections des organes différenciés de l'épiderme. Nous ne nous faisons aucune illusion sur la valeur de ce groupement, qui nous a servi à mettre quelque ordre dans l'exposé de notre sujet, mais dont nous n'avons pas la prétention de faire une classification. Il nous a cependant paru préférable à l'emploi de l'ordre alphabétique, très en honneur actuellement, qui réunit les unes à la suite des autres les affections les plus disparates; la table générale, placée à la fin du deuxième volume, permettra d'ailleurs au lecteur de se reporter au chapitre qui l'intéresse aussi facilement, sinon plus facilement que si nous avions suivi l'ordre alphabétique.

Après avoir éludié le traitement de chaque

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