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D'ordinaire, un sujet atteint d'agraphic présente en même temps une hémiplégie droite, c , dans ce cas, il arrive souvent que la paralysie du ^ droit empêche de bien observer les particulantés du symptôme. Cependant il ïsl des cas où la paralysie se trouve peu marquée ou ta,l .... , -, . ii„inrc facile d’en faire une étude minutieuse.
1 La'piùpart du temps aussi, l'agraphie n'existe pas à l’état d'isolement cl se trouve associée à quoique autre forme do l'aphasie : aphasie motrice SSoï cécité où surdité verbale'. Les cas dagraplue pure son rarcs^Pitres -, qui en rapporte un cas, résume ses caractères de la Von su vante : . Le malade atteint d'agraphic motrice pure peut lire mentalement ou à haute voix les caractères écrits. Il entend et comprend i uimio II neut exprimer librement ses pensées pai la % ÏÏS ù Sp^le «arce qu'il a perdu le sou venir des Pr ; Lsc-ulaires dont l’éducation lui avait appris a combiner les e orts mus^ a , .actères n est dans la situation d’un homme qui
^ " "Ornais l'ait le moindre exercice d'écriture,
"phi motrice est pour l'écriture ce que l'aphasie motrice est pour
lQ DeiÙobservations réunies par Exner et de quelques autres il semble résulter quele siège anatomique de l'agraphie est vraisemblablemen pied de il deuxième circonvolution frontale gauche Le voisinage j^e “ troisième frontale explique la concomitance habituelle de apha
mRéc°emment Déjerine’ a attaqué cette localisation ; pour cet auteur
mu e ’d s vis .soit dune interruption des communications qui
10 Sr"^St^a,ité d'un centre de l'agraphie CeÙtaTneinent, dans les premières P^ri^®j^ ^f^Ù^^Ùe^e^Ùîoroe ^une
mau, :ù^rPa suite de l'habitude le m^t parvieV prendre indépendant du centre visuel et a ne plus rccoum I
, Voy. par exemple les cas récents de Sérieux, Soc. de Biol., 28 nov. 1891 ct iG janvier 1892.
I raara' 25 iulUrt' 28 "°v- ,S9'; 27 "*
APHASIE
bien spécialisée des mouvements coordonnés nécessaires à la construction graphique du mot.
Pour Charcot', l’agraphie résulte de la destruction du centre spécialisé de l’écriture, partie constituante du centre beaucoup plus étendu des mouvements du membre supérieur. Dans l’agraphie les «mouvements vulgaires» du bras et de la main sont conservés; seuls les «mouvements spécialisés » de l’écriture sont perdus. C’est un phénomène analogue à celui que l’on observe dans l’aphasie motrice, où les mouvements vulgaires de la langue et des lèvres sont conservés, tandis que les mouvements spécialisés de la parole sont abolis ; or ces derniers ont pour centre anatomique le pied de la troisième circonvolution frontale tandis que les mouvements vulgaires de la bouche et du larynx occupent la partie inférieure de la frontale ascendante.
J. -B Charcot fds2 a tout récemment imaginé un ingénieux appareil qui permet d affirmer 1 existence d’une mémoire à part pour les mouvements spécialisés de 1 écriture. Cet appareil consiste en un pupitre percé d un orifice assez large dans lequel s’engage la tige d’un long porteplume, fixé d autre part à un appareil de suspension à la Cardan. La mam du sujet en expérience est placée sur le pupitre et tient passivement le manche du porte-plume que dirige, au-dessous du pupitre, la main d un expérimentateur. Le sujet subit passivement les mouvements imprimés à la tige sur laquelle il se borne à appuyer ses doigts; et pourtant ce seul mouvement réussit, dans un bon nombre de cas, à réveiller dans son esprit l’image dumotécrit. La disposition de l’appareil permet d’éliminer l’idée d’une intervention quelconque du centre visuel.
L’auteur conclut : « Il y a des visuels, des auditifs, il y a également des moteurs graphiques, probablement jamais aussi exclusifs que certains 'visuels et auditils,mais certainement il y a des personnes qui se servent pour aider leur mémoire, de leur centre moteur graphique.
« Personnellement, ajoute-t-il, je rentre un peu dans cette catégorie, et je me souviens qu il y a quelques années, alors que je soupçonnais ù peine existence de la cécité verbale, il m’arrivait, pour me rappeler un nom, une date, tout comme un visuel cherche à se représenter la page d un livre, la ligne de la page où cette date, ce nom ont été vus, de prendre une feuille de papier et, inconscient pour ainsi dire, d’écrire ce nom, m en souvenant alors aussitôt. Je dois ajouter que mon centre gra-
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Maisl agraphie ne dépend pas toujours d'une altération du centre des
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Z l““nh“P •graJhl,“V 065 f°m,es d'“8>'»Pl'ie rentreront dans le cadie des aphasies de conductibilité.
' Notes recueillies à la Salpêtrière.
J J.-B. Charcot; Progr. médic., 18 juin 1892.
Ki4 MALADIES DE L’ENCÉPHALE.
Pitres dans son mémoire, distingue trois formes dagiaphie.
Vàamphic par cécité vert, ale, clan, laquelle le malade ne peut écrire d’après un modèle, bien qu'il puisse encore écrire de lete ou sous
^ Tvaàraphie par surdité verbale, dans laquelle le malade ne peut écrire sous la dictée, bien qu'il puisse encore écrire de lêle ou ap.es
"Tvtgraphie matrice ou graphoplégie, dans laquelle le malade ne
P°E n ‘som me toules\es fois que l'on examine ™ agraphique et que l'on veut se rendre compte du mécanisme de sou infirmité, ta . i° Faire écrire spontanément le malade ;
2° Faire copier;
Le pîSottic deT^iphi^est en général plus grave que celui de la
:== mSSSÊ.
savait très bien écrire avant sa mala , V deg spécimens les
droite qui l’empêchât de 8UI^“^" pâture des aphasiques, à notre ^r^^^r^phiquede la marche de la maladie
(P1, 1“îit d'un malade observé en .8,3 à la Clinique médicale de l'hôpital Saint-Éloi, absolue
Au second jour de la maladie, 1 f les lettres. A peine recon-
d’écrire son nom-, il ne Peld™mep commen0e son nom (Destorges)
! Mais tout le reste est confus; ce sont des
"2"Lres sont pour l’écriture
bes pour la parole. A cette période, il ne peut pas loin
lettres. . , , . . nn reconnaît très bien
Peu à peu il forme un peu mieux ses lettres , on reconnaît
D, e, r, qui figurent en effet dans son nona. copier son nom,
Pendant toute cette période, il ne peut pc Pde même qu’il
correctement écrit sur son billet et placé sous s y >
““t pas répéter les mots qu’on prononçait devant lu,.
, ohsero . d'aphasie complète tutoie de prison, aoee des piment de Vécutture du malade. ( Montpellier medical, iS73.j
J. XJ, J, AtontpMÀr
APHASIE