CHAPITRE II
TUMEURS CÉRÉBRALES s .
Il y a quelques années, un jury d’agrégation donna comme sujet de Thèse: «La Classification clinique des tumeurs». Et, malgré tous les
' Paulier; Société de biologie, 21 nov. 1891.
2 Sous la rubrique «tumeurs cérébrales» on entend, non seulement les néoplasmes qui prennent leur origine dans la substance cérébrale elle-même, mais aussi (nous dirons : presque et surtout) les tumeurs des méninges. Il seiait d’ailleurs fort difficile de distinguer cliniquement les deux ordres de néoplasies, car elles donnent naissance à des manifestations identiques : irritation ou destruction de l’écorce cérébrale, et phénomènes do compression s’exerçant sur les organes qui avoisinent le cerveau.
Consulter sur la question des tumeurs cérébrales :
Ball etKRiSHABER; art. Tumeurs cérébrales, in Dictionn. encycl. ,
Cornil etRANViER; Histologie pathologique -,
Bernhardt ; Thèse de Berlin, 1881 ;
Bernhardt et Hale White ; Statistique de 58o cas, Guy’ s Hospital repo > , 1886 et années suivantes ;
Leclerc ; Revue de Médecine, 10 déc. 1887 ;
Byrom-Bramwell ; Traité, 1889 ;
Allen Starr; Med. Neios, 12 janvier 1889;
Oppenheim ; Arch. f. Psych. und Nerven., XXI, 2 et 3, pag. 0G0 cl 700, XXII, 1, 27; — et Soc. de médecine berlinoise, 18 juin 1890;
Schœnthal ; Berl. klin. W och., 9 mars 1891;
Peytavy; Thèse de Paris, février 1893.
TUMEURS CÉRÉBRALES
efforts remarquables du candidat distingué qui avait eu la mauvaise chance de tomber sur ce sujet, il ne put pas donner une réponse ent.èrement satisfaisante. — Cette classification n’existe pas
N’attendez pas ici une étude symétrique et parallèle de 1 anatomie pathologique, de la clinique, du traitement, avec es c asses u n arrêtées elbasées sur cet ensemble de caractères. Rien de semblable n’est encore possible dans l’histoire des tumeuis.
Il faut aujourd’hui étudier les tumeurs anatomiquement, puis les étudier cliniquement. Ce sont deux études distinctes et, pour ainsi dire, indépendantes à l’heure actuelle.
Anatomie pathologique. — Déjà, anatomiquement, le classement d’une tumeur donnée est souvent difficile. «Il est maintes lois très arbitraire, dit Virchow, de choisir le groupe où l’on veut ranger la tumeur > ; et Bail et Krishaber ajoutent : « Lorsqu’il s’agit des tumeurs autrefois confondues sous le nom générique de cancers, lorsqu’il s’agit du tubercule, de la syphilis ou des gliomes, la distinction devient presque impossible au point de vue micrographiques. Souvent elle est plus facile à l’œil nu.
Nous adopterons la classification suivante, comme ordred’étude :
Classification des TUMEURS cérébrales.