EAUX DE LAVAGE, DRAINS
en quelques jours à une éruption furonculeuse datant de plusieurs années.
En quelque région qu'on ait à opérer, il faut encore observer les régies générales d'antisepsie suivantes. Les eaux destinées aux lavages doivent être rendues aseptiques. On a eu recours, dans ce but, à la filtration à travers des fdtres à structure très dense; je préférerai toujours rébuUition aux meilleurs fdtres. L'eau pourra aussi être rendue antiseptique par l'addition de certaines substances. On pourra se servir d'alcool, d'acide phénique, de napbtol. Le bichlorure et le biiodure de mercure, plus puissants que les autres antiseptiques, sont très dangereux à cause de leur toxicité énergique et seront certainement abandonnés; l'eau naphtolée les remplace déjà avec avantage.
On doit toujours empêcher le séjour des UTatières putrescibles au contact des plaies : la sérosité sanguinolente qui suinte continuellement des surfaces de section constitue un milieu de culture favorable aux microbes pyogènes et s'oppose à la réunion immédiate. Il est indiqué de sacrifier une partie de la suture pour y placer un drain par lequel cette sérosité s'écoulera; ce drain est disposé à la partie la plus déclive, ainsi que les contre-ouvertures qui peuvent être nécessaires pour donner plus facile issue encore aux liquides putrescibles.
Dans le même but, on a recours à la compression pour éviter la stagnation. On active la rétraction de l'utérus. Certains chirurgiens en vue d'obtenir une réunion immédiate attendent, pour affronter définitivement les surfaces cruentées et faire les sutures, que toute hémorrhagie, tout suintement séreux ait cessé. Yoilà bien des moyens de la méthode antiseptique pour prévenir l'infection des plaies.
. Si l'infection est déjà réalisée, quel rôle incombe à l'antisepsie? Le chirurgien recommence à laver, à recouvrir les surfaces infectées d'antiseptiques en permanence; on peut, suivant les circonstances, pratiquer des irrigations continues avec des substances antiseptiques ou déposer au contact des