‹ Thérapeutique des maladies infectieuses antisepsie; cours de pathologie générale professé a la Faculté de médecine de Paris pendant l'année 1887-1888Chapitre 96 sur 151 · CHOIX DES ANTISEPTIQUES · texte numérisé non relu

CHOIX DES ANTISEPTIQUES

Or 1000 grammes de matière vivante ne peuvent pas supporter plus de 0°'',0025 de bichlorure qui stérilisent seulement 83 grammes, tandis que 1000 grammes de matière vivante peuvent supporter 0''',13 de naphtol a qui stérilisent lOSli grammes.

Donc théoriquement on peut, sans tuer l'animal, Timprégner d'une quantité d'un antiseptique qui le rendra inhabitable pour un microbe. J'ajoute, pour aller au-devant d'une objection qui ne peut manquer d'être faite, que cette énonciation ne peut pas être prise au pied de la lettre.

L'organisme vivant n'est pas un milieu inerte comme les bouillons de culture qui nous ont servi à établir la liste des valeurs antiseptiques.

Tel microbe, qui ne se développe pas bien dans un milieu de culture inerte, pullule aisément dans Torganisme. Telle substance antiseptique qui, à une dose déterminée, stérilise 1 gramme de bouillon, ne doit pas être nécessairement considérée comme pouvant stériliser à la même dose 1 kilogramme de matière vivante. Les chilTres des pouvoirs antiseptiques établis par les cultures dans des bouillons sont souvent trop faibles et quelquefois trop forts s'il s'agit de stériliser un organisme vivant.

Ces réserves faites, on peut cependant se servir des cultures dans les milieux inertes pour se faire une idée approximative de la quantité de substance antiseptique qui serait capable de stériliser le milieu vivant. Les résultats auxquels nous sommes arrivés en terminant la dernière leçon prouvent que nous serrons de près ce desideratum : trouver un médicament qui empêche le développement du microbe dans l'organisme à une dose inoffensive pour Torganisme. Nous savons que le naphtol tout au moins est dans ce cas. Cet antiseptique est plus nuisible pour la cellule végétale parasitaire que pour la cellule animale.

Cela est vrai peut-être aussi pour d'autres antiseptiques. Les essences, que les Égyptiens employaient pour l'embaumement, et qui tenaient une grande place dans les pharmacopées du

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