‹ Thérapeutique des maladies infectieuses [electronic resource]Chapitre 170 sur 180 · CINQUIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUIÈME LEÇON

Possibilité de modifier les fonctions des microbes.

Microbes aérobies et anaérobies. — Les aérobies agissant comme anaérobies dans les fermentations. — Suppression de la fonction chromogène

TABLE DES MATIÈRES

du prodigiosus quand il est privé d'oxygène (Expériences de Roger, de Wernich). — Dénégation injustifiée de Gaffky. — Expériences de Charrin et Roger sur la fonction chromogène du bacille pyocyanique. Influence des antiseptiques sur cette fonction. Mes expériences avec le naphtol sur la chromogénie du pyocyanique et du vert fluorescent. Comparaison avec les expériences de Raulin sur Paspergillus 44

SIXIÈME LEÇON Possibilité de modifier la virulence des microbes.

La possibilité de supprimer par divers moyens (chaleur, oxygène, antiseptiques) la fonction chromogène permet de concevoir la possibilité de modifier la virulence. — Atténuation artificielle de la virulence (procédés de Pasteur, Chauveau, Arloing). — Objections de Lôffler. — Transformation du bacille charbonneux en bacille du foin (Buchner). — Identité de la bactéridie atténuée et de la bactéridie virulente.

La virulence des microbes pathogènes est peut-être une fonction surajoutée; acquise. Le saprophyte devenu virus. Possibilité de faire disparaître cette fonction surajoutée. — Transformisme fonctionnel du ferment butyrique (Nâgeli). — Exemples tirés du bacille de la morve atténué devenant chromogène, d'un microbe de la salive humaine devenant l'agent de la septicémie du lapin 50

SEPTIÈME LEÇON Qu'est-ce que la virulence?

La virulence d'un microbe est une résultante de propriétés diverses. — Les microbes peuvent causer des désordres dans l'organisme par des actions mécaniques (nécroses par embolies), — par des actions traumatiques, — en produisant des intoxications.

Historique de la question des infections putrides et des intoxications par les produits de la vie des microbes : Gaspard, Boyer, Bonnet, Dumas, 0. Weber.

Panum. Sepsine de Bergmann et Schmiedeberg. Pyine de Gùterbock. — Schmidt et Petersen. — Alcaloïdes cadavériques (ptomaïnes et leucomaïnes) : Selmi, A. Gautier. Brouardel et Boutmy. — Mes recherches sur les alcaloïdes putrides intestinaux.

Action des produits putrides débarrassés des microbes : Panum, Hiller, Buchholz, Anders. — Recherches de Roux et Chamberland sur le vibrion septique 58

HUITIÈME LEÇON Des poisons solubles fabriqués par les microbes.

Résumé de la question des intoxications et des infections putrides. — Le type le plus fréquent d'auto-intoxication est la résorption des produits putrides contenus dans l'intestin : dans l'empoisonnement par les viandes gâtées, dans l'indigestion, il y a une part à faire à l'infection et une à l'intoxication par les poisons sécrétés par les microbes.

Les microbes pathogènes des maladies virulentes sécrètent-ils aussi des

TABLE DES MATIÈRES

poisons solubles? — Travaux sur la question : Tiegel et Zahn, Toussaint, Chauveau, Pasteur. — Mes recherches sur la transmission au lapin des symptômes du choléra par injection intra-veineuse d'urines de cholériques. — Typhotoxine de Brieger. — Démonstration par Charrin de la part qui revient à l'intoxication dans les accidents causés par l'injection de culture pyocyanique 66

NEUVIÈME LEÇON Action des poisons fabriqués par les microbes sur l'organisme.

Mes recherches sur la présence dans les urines de poisons fabriqués par les microbes au cours des maladies infectieuses : choléra, tétanos, pneumonie. — Transmission des symptômes de la maladie pyocyanique au lapin par injection d'urine de ces animaux atteints de la maladie. — Expériences de Roux et Chamberland avec la culture stérilisée du vibrion septique. — Inconvénients de la stérilisation par la chaleur. — Expériences négatives relativement à la toxicité des cultures charbonneuses stérilisées, positives quant à la présence de poison dans la sérosité de l'œdème charbonneux.

Lésions anatomiques locales causées par la maladie infectieuse et continuant à évoluer pour leur propre compte après la guérison. — Réactions provoquées au sein des tissus par les produits de la vie des microbes. — Hypothèses relatives à la nature de ces produits : ferments solubles agissant immédiatement sur les cellules du voisinage; poisons agissant à distance par l'intermédiaire de la circulation.

Réaction vitale de la cellule animale et de l'organisme entier contre les poisons fabriqués par les microbes. — Exemple tiré de la maladie pyocyanique relativement aux lésions qui persistent après la guérison de la maladie. — Exemples tirés de la pathologie humaine. — La connaissance des réactions de l'organisme contre les causes morbifiques est encore aujourd'hui, comme au temps d'Hippocrate , l'essence même de la médecine 75

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