‹ Thérapeutique des maladies infectieuses [electronic resource]Chapitre 175 sur 180 · DIX-HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME LEÇON

Importance des modifications de la nutrition au point de vue de l'immunité,, de la prédisposition morbide et de la guérison.

Récapitulation des moyens par lesquels se trouvent créées l'immunité et la guérison. — L'immunité consiste en modifications imprimées à la nutrition de l'organisme parles conditions hygiéniques et climatologiques. Moutons algériens devenus réfractaires au charbon. — Diminution de la résistance vitale prédisposant à contracter les maladies infectieuses. Gomment on devient tuberculeux. Rôle de l'insuffisance d'aération et de l'insuffisance alimentaire dans la prédisposition à la phthisie; dilatation de l'estomac et, dyspepsie préparant l'éclosion de la tuberculose.

Puissance de l'hygiène bien comprise pour enrayer l'infection qu'une mauvaise hygiène a amenée. Les moyens hygiéniques agissent en activant la nutrition de manière à soutenir l'organisme dans sa lutte contre les agents infectieux. — Antisepsie indirecte et médication spécifique. — Espoir d'utiliser dans l'avenir, comme médicaments, les poisons solubles fabriqués par les microbes pathogènes. En attendant, utilité des antiseptiques 180.

DIX-NEUVIÈME LEÇON Principes généraux qui servent de base à la pratique de l'antisepsie.

Définition des antiseptiques. — Distinctions entre l'antisepsie du médecin et' celle du chirurgien, entre l'antisepsie générale et l'antisepsie locale.

Antisepsie par les agents physiques : Chaleur. Guérison du chancre simple par le chauffage (Aubert). Effet quelquefois utile de la fièvre.

Évacuation mécanique des microbes hors du corps. Lavements, purgatifs et vomitifs. — Irrigations des cavités séreuses et splanchniques. Action antiseptique de l'épilation dans l'antiquité et dans l'Orient moderne. L'antisepsie dans les prescriptions sacerdotales.

Règles générales de l'antisepsie chirurgicale. Rareté des attouchements. — Purification des mains, des objets de pansement. — Inconvénients de la charpie. — Discussion de la valeur du spray. — L'antisepsie parles panse--

TABLE DES MATIÈRES

ments rares, le pansement par occlusion, le pansement ouaté. — Règles générales relatives à l'antisepsie des réservoirs. Antisepsie intestinale préopératoire dans la chirurgie abdominale et avant l'accouchement. — Eau aseptique et eau antiseptique. — Drainage et sutures aseptiques 189

VINGTIÈME LEÇON Antisepsie indirecte et thérapeutique physiologique.

Outre l'évacuation des microbes introduits dans l'organisme, outre la protection de l'organisme contre leur invasion, l'antisepsie doit se préoccuper des poisons qu'ils ont fabriqués. — Distinction entre les antiseptiques vrais et les substances qui neutralisent les ferments solubles. — Action physique du charbon contre les poisons putrides. — Possibilité de protéger l'organisme contre certains poisons chimiques en les faisant entrer dans des combinaisons insolubles. — Antisepsie indirecte faite en excitant le sang et les tissus à oxyder les poisons (diminution de la toxicité des urines par le séjour dans l'air comprimé), en stimulant la fonction du foie relative à la destruction des poisons. — Stimulation de l'activité des émonctoires et surtout du rein au point de vue de l'élimination des poisons.

Thérapeutique physiologique visant non plus le microbe et ses produits, mais l'organisme qu'on se propose de fortifier contre l'infection. — Nécessité d'éviter aux blessés et aux opérés les secousses nerveuses, l'excès de souffrance; danger de la secousse génitale, du choc de froid. — Soins à donner à l'alimentation au cours des maladies infectieuses. — On doit se préoccuper des conséquences tardives des infections : lésions viscérales et vasculaires, scléroses des centres nerveux (fréquence du tabès chez les syphilitiques et chez les tuberculeux). Faits expérimentaux qui démontrent l'existence de conséquences lointaines des maladies infectieuses : paraplégie tardive, dégénérescences rénale et cardiaque dans la maladie pyocyanique. — Les antiseptiques et les spécifiques n'ont plus d'action curative sur ces lésions secondaires et éloignées. — Le mercure fait place aux iodures dans la thérapeutique de la syphilis tertiaire 199

VINGT ET UNIÈME LEÇON Méthode pour déterminer la valeur d'un antiseptique.

Preuve expérimentale de l'action directe d'un antiseptique sur un microbe, de la créosote sur le bacille tuberculeux. — Choix des antiseptiques. Nécessité de chercher toujours successivement le pouvoir toxique et l'équivalent thérapeutique de chaque antiseptique. — Difficultés que soulève la recherche du pouvoir antiseptique. Il n'y a pas d'antiseptique général. — Variations du pouvoir antiseptique suivant les microbes. — Variations suivant l'espèce animale. Détails nombreux dont il faut tenir rigoureusement compte dans l'appréciation de la valeur d'un antiseptique. — Composition chimique du milieu de culture du microbe, température, ancienneté de la culture, quantité de microbes qui a servi à ensemencer le milieu. — Degrés dans l'action exercée par l'antiseptique sur le développement du microbe. Doses qui retardent la germination, l'empêchent, ralentissent le développement, l'arrêtent, stérilisent et tuent. Réviviscence dans les milieux vivants de microbes qu'on croyait tués dans une culture in vitro.

Tableau de la valeur de dix antiseptiques (iodoforme, salol, naphtaline, naph-

TABLE DES MATIÈRES

toi a, naphtol ,3, sublimé, biiodure de mercure, créosote, acide phénique, acide thymique) sur quatre microbes (bacille typhogène, staphylococcus pyogenes aureus, bactéridie charbonneuse et pneumococcus de Friedlander) 207

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