MÉDICATIONS DU SYNDROME DIADIÏTE SUCRÉ
tuer une médication anlicausale, et par cela même complètement efficace. Dans les conditions opposées alors que nous ne savons rien de la pathogénie du diabète, ou que la lésion originelle supposée (lésion pancréatique) échappe à notre intervention, la médication, purement symptomatique, ne possède qu une efficacité de beaucoup inférieure.
Ceci dit, revenons au traitement du syndrome luimême, abstraction faite des conditions où il se produit.
Élant donné que le processus morbide relève d'une dystrophie encore inconnue dans son essence, on doit s'adresser à certains médicaments qui exercent sur les processus nutritifs une indéniable action. L'expérience clinique, bien plus que les données expérimentales, légitime l'emploi à ce litre de divers agents thérapeutiques, comme les alcalins et l'opium. Elle nous apprend que, par un mécanisme encore mystérieux, ils agissent sur les mutations organiques qui, d'anormales et aboutissant à l'hyperglycémie, se rapprochent sous leur influence de la norme.
Mais il est un autre mode d'intervention, celui-ci purement palliatif, qui consiste à enrayer l'accumulation du sucre dans le sang, soit en réduisant au minimum l'apport des substances qui se transforment le plus facilement en glycogène, soit en activant les oxydations et, par suite, la combustion du sucre au sein des tissus.
C'est dans le même esprit que doit être dirigée la médication contre un autre symptôme du diabèle, l'asthénie, qui, pour rester souvent peu accusée, domine parfois, surtout à la phase ultime, le processus morbide. Elle aussi découle directement de la déviation nutritive, qui rompt l'équilibre organique en
INDICATIONS GHNKR.vr.KS -J
fahriquanl du sucre aux dépeus des divers éléments conslitulifs de l'économie. Dès lors, pour enrayer la déchéance des forces, on ne saurait mieux faire que de combattre l'élat dyslrophique par les modifica- Icurs généraux de la nutrition dont nous venons de parler, qui deviennent ainsi des toniques dans le sens le plus large du mol. Mais ici encore, en dehors de cette médication fondamentale, une place doit èlre réservée à des agents thérapeutiques, à prétentions plus modestes, à action purement palliative, qui stimulent passagèrement l'économie, et y créent, pour ainsi dire, des réserves de forces, reconstituants, ferrugineux, etc.
Restent enhn plusieurs symptômes cardinaux du diabète, polyurie, polydypsie, polyphagie. Ceux-ci sont-ils justiciables d'une intervention thérapeutique directe? Évidemment non. Tous, ils dépendent de l'hyperglycémie, à telles enseignes qu'en général ils s'atténuent h mesure que celle-ci diminue. Bien plus, c'est grâce à ces perturbations fonctionnelles que l'organisme peut se défendre contre l'intluence nocive du sucre non utilisé par l'évolution nutritive. Rien de plus illogique que de vouloir, sans tenir compte de l'hyperglycémie, enrayer la polyurie qui facilite l'élimination du sucre, la polydypsie qui, en fournissant à l'économie l'eau nécessaire à la dissolution de cette substance, empêche les tissus de se déshydrater, ou enhn la boulimie qui est la sauvegarde du corps contre la dénutrition progressive. Intervenir de la sorte contre telle ou telle de ces manifestions morbides, n'est légitime que dans les cas exceptionnels, où elle n'est pas proportionnée à la glycosurie, lorsque, par exemple, une polyurie très accusée contraste avec une élimina-