‹ Thérapeutique du diabète sucréChapitre 64 sur 103 · LA BOURBOULE · texte numérisé non relu

LA BOURBOULE

sucre dans des proportions moindres que ne le fait Vicliy ou Carlsbad, et aussi que leurs effets favorables - ne se produisent qu'au bout d'un espace de temps plus long, si bien que la cure doit, pour atteindre son maximum d'action, y être prolongée un mois au moins. Inférieure à cet égard, la Bourboule possède, en revanche, des propriétés reconstituantes précieuses pour les diabétiques affaiblis, et pour ceux surtout qui sont en voie d'émaciation. Enfin, au dire d'un médecin très consciencieux de cette station, du regretté Danjoy, elle serait surtout indiquée chez les diabétiques azoturiques ; en effet il résulte de ses statistiques que l'eau de la Bourboule rapproche le plus souvent le taux d'urée de la normale, qu'en d'autres termes elle enraie le processus de dénutrition qui précipite parfois la déchéance organique. Néanmoins, pas plus que ses congénères alcalines, elle n'est à recommander chez les diabétiques arrivés à la période de marasme, où seules les eaux reconstituantes proprement dites, dont nous parlerons plus loin, peuvent rendre quelques services.

D'autre part, il est un grand nombre de diabétiques arthritiques chez qui la glycosurie et les autres manifestations morbides soit du diabète, soit de l'arthritisme, sont assez peu prononcées, ou même assez intermittentes pour qu'une cure énergique soit jugée inutile, et chez qui un traitement très doux, en quelque sorte palliatif, est à recommander. Dans ce cas, on doit faire appel à des sources relativement peu actives, comme celles de Fougues (bicarbonatées calcaires), de Sail-les- Bains (silicatées calcaires), ou comme celles d'^'OTVMi,iesmoinsminéralisées, presque amétallites, qui déterminent, les dernières surtout, une sorte de nettoyage à grande eau de l'organisme.

^'•^ l'AUX ALCALINES DIVERSES

Ëvian convient particulièrement aux arthritiques hvpoazoturiques.

Dans une troisième catégorie rentrent les cas où le diabète est combiné avec d'autres manifestations arthritiques. Le plus souvent, l'indication thermale ne varie pas de ce fait, puisque c'est surtout la diathese qu il faut combattre, et ce au moyen des eaux alcalines fortes; ainsi Vichy ou Carlsbad conservent tous leurs droits dans le diabète lorsqu'il s'associe à des affections gastriques, hépatiques, intestinales ou à 1 uricémie.

Mais parfois aussi, quand un diabète peu accusé coïncide avec un autre syndrome arthritique très prononcé, il vaut mieux recourir à des eaux qui, tout en appartenant à la classe des alcalines, s'adressent moins à l'arthritisme lui-même et au diabète qu'à cette autre affection qui domine 'la scène.

Ainsi on s'adressera aux eaux calciques comme Contrexévilh, Viffel, Martigmj^ Capvern, Wildungen, lorsque le diabète est associé k la goutte ou à la gravelle. De môme, en cas de troubles vésicaux on conseillera Fougues, en cas d'anémie prononcée avec atonie des voies digestives, Saint-Nectaire. La note neurasthénique indique tout spécialement Royat, et même, lorsqu'elle est absolument dominante, des eaux qui n'exercent sur le diabète qu'une action bien aléatoire, comme Néris ou Gastein.

Enfin, Ems possède une indéniable efficacité contre les manifestations arthritiques portant sur les voies respiratoires, i\ type catarrhal, et doit à cet égard être préférée à sa congénère française, Roycd, tandis que le Mont-Dore reste la station de choix lorsqu'il existe surtout des phénomènes congestifs du côté des bronches ou des li'oubles asthmatiformes. Ces eaux

EAUX ALCALINES DIVERSES l^))}

.ont égalcmeal de quelque utilité dans la tuberculose à sou début; mais, pour peu que 1'-- ution tuberculeuse ait quelque intensité, mieux vaut s abstenir de tout traitement hydrominéral que de recourulux eaux- indiquées a pnori en pareil cas, comme Ems, le Mont-Dore et même la Bourboule.

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